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Des Chambres, de la charte et de l'hérédité de la pairie, par Léonce Adam

De
11 pages
impr. de A. Auffray (Paris). 1830. In-8° . Pièce.
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DES CHAMBRES,
DE LA CHARTE
ET
Par Léonce Adam
PARIS.
CHEZ AUG. AUFFRAY, IMPRIMEUR, PASSAGE DU CAIRE, N. 54 ;
ET CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
1830.
IMPRIMERIE D'AUG. AUFFRAY,
PASSAGE DU CAIRE, N. 54.
DES CHAMBRES:
ET
DE L'HEREDITE DE LA PAIRIE.
LES yeux fixés sur les mandataires de la nation
et sur cette Chambre des Pairs, asile de toutes
les gloires et gardienne née de tous les biens
acquis, la France attendait les résultats de la
révolution sublime par laquelle, énergique et
fîère, elle venait de ressaisir ses droits et d'a-
cheter son avenir. Un horison sans bornes s'ou-
vrait devant nous ; il restait à choisir la route
sûre du repos et du bonheur, celle qui devait,,
à travers les siècles, nous conduire sans secousse
à tout ce qu'un peuple peut atteindre de civi-
lisation, de grandeur et de prospérité Tout
est décidé! les Chambres ont fixé nos desti-
nées!... Leurs devoirs ont-ils été rigoureusement
remplis ?
2
Bien que désigné par la voie publique à la
candidature du trône, Louis-Philippe n'était pas
roi; il ne pouvait le devenir qu'en acceptant
les conditions que la France se préparait à lui
imposer. La Charte était à refaire, et vingt-
quatre heures ont paru suffisantes aux Députés
pour discuter et conclure le contrat dont trente-
cinq millions d'hommes espéraient l'éternelle
garantie de leurs libertés, et le prix du sang
récemment versé pour la défense de leurs droits !
Et les Pairs n'ont pas même délibéré! un signe
d'assentiment a satisfait leur conscience poli-
tique ! Loin de nous d'accuser les deux Cham-
bres d'indifférence pour le bien - être de la
patrie; cependant, osons le dire, nous ne sau-
rions approuver cet excès de précipitation. Il
était urgent, sans doute, d'asseoir notre état
social sur la base d'un trône et d'une consti-
tution; mais quelques jours de retard ne pou-
vaient compromettre la tranquillité publique,
confiée à l'héroïque population de Paris, et ils
auaient peut-être épargné des inquiétudes et
des orages à la postérité.
On a cédé trop facilement à l'entraînement
des circonstances, à l'enthousiasme qu'inspirait
un prince vertueux, sage et national; on oublie
que ce prince aura des successeurs, et que nos
institutions doivent être à l'abri des outrages.

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