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Des devoirs de l'armée suivant la charte, par un officier de la garnison de Metz

9 pages
Impr. de Collignon (Metz). 1820. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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DES
DEVOIRS DE L'ARMÉE
SUIVANT
LA CHARTE,
PAR
UN OFFICIER DE LA GARNISON DE METZ.
A METZ,
DE L'IMPRIMERIE DE COLLIGNON.
1820.
DES
DEVOIRS DE L'ARMÉE
SUIVANT
LA CHARTE,
PAR UN OFFICIER DE LA GARNISON
DE METZ.
UNE faction, formée par l'alliance monstrueuse de
quelques vieux amans de la licence républicaine et
des servîtes adorateurs du despotisme impérial, a
déclaré la guerre au Gouvernement légitime : elle
recrute ses partisans parmi cette foule d'hommes de
toutes les classes dont l'orgueil ou les intérêts ont été
froissés, dont les espérances ont été déçues par la.
double restauration de 1814 et de 1815. Sans autre
but fixe que celui de renverser le trône des Bour-
bons, elle préfère voir la France bouleversée de
nouveau par l'anarchie révolutionnaire, ou envahie
une troisième fois par les étrangers, plutôt que de
la voir heureuse et tranquille sous le Gouvernement
juste et modéré de Princes, que plusieurs siècles de
gloire et de prospérité ont identifié avec elle.
Enhardie par l'indulgence royale, et par quelques
lois dont les Ministres de Sa Majesté n'a voient pas
(2)
prévu toutes les conséquences, cette faction turbu-
lente et active a mis successivement en oeuvre tous les
moyens qui paroissoient devoir la mener à son but :
tantôt armée de quelques changemens que les évé-
nemens de 1815 ont nécessités dans le personnel de
l'administration, de l'ordre judiciaire et de l'armée,
elle a cherché à faire fructifier les germes de mé-
contentement que ces changemens ont produits, et
à en semer de nouveaux, en prédisant, en assurant
que l'on éloigneroit successivement des places et des
emplois, tous ceux qui ont exercé quelques fonc-
tions publiques depuis la chute du trône jusqu'à sa
restauration. Tantôt présentant au peuple l'épouvan-
tail de l'ancien régime, elle le menace du rétablis-
sement des dîmes, des droits féodaux, des justices
seigneuriales et des corvées, voire même du servage
aboli en France depuis plus de cinq cents ans. Tantôt,
sans respect pour la parole royale , elles alarment les
nombreux acquéreurs de biens nationaux et ceux à
qui ils ont été transmis par succession, en peignant
les anciens propriétaires prêts à rentrer à main armée
dans leurs domaines, et le clergé, si modeste et si
pauvre aujourd'hui, recouvrant ses antiques richesses.
Tantôt déclamant contre des priviléges tombés en
désuétude long temps même avant la révolution, et
entiérement abolis par la Charte , elle cherche à
aliéner cette nombreuse jeunesse qui appartient aux
classes intermédiaires de la société, en lui persuadant
que sous un Gouvernement monarchique, les hon-