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Des fêtes nationales ([Reprod.]) / par Lequinio ; Convention nationale

De
53 pages
[de l'Impr. nationale] (Paris). 1791. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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20x
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS lOlOn
(ANSI and, ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OBW, LK
̃A
du peuple;
Imprimé ORDRE DB LA Convention nationale.
Là célébration des fêtes décadaires eft urt des objets
ies plus imporrans que fe ioient préfentes à vous depuis
ls commencemenr de la révolution c'eft auffi l'un des
plus ptoptes à diffiper les nuages qui ont troublé jufqtiïci
̃̃*̃
Dans une matière de cette nature vous -ferez -nipiÉ"
une loi qu'une li
idées- c'eit h de@ ce qu'on peut exécuter, (lui,
beaucoup mieux qu'un décret, imprimera l'utile com-
inpcion qjie vous avez adonner.^ L'on prefcrir.ou envaiji
ce qiiïfi'clïj pour (lire que de Sentiment j il
"tout fait quand on parvient îi l'in'pirer; & pour cela,
c'eft ttne nëceUué que de détails pitto-
rcfques qui fourni'ïent des moyens varier félon les
localités, les circonftances & les temps. Dans ies grandes
communes, ab;ii;
̃cu.'iner au génie créateur cl.s àrtï; maïs vous manqueriez
votre 'Dit dans les campagnes, il vous dédaigniez du trace;
la route à leurs •habicans.
Eclairer les citoyens afin d'anéantir toute efpèce k
fanatifmc-; faire fentir le prix dc la liberté; rdierrer-les.
liens de- h fraternité conduire .enfin 'au boaheuc pi
îadQUciiTement des mœurs & par la vertu cet doit en'
l'objet de vos fêtes populaires & vous devez eu dirige."
^cux.oui. en. ont le.plns btîain..
les campagnes que l'homme refte lis ifoie;,
m '̃ ;̃ ̃ ̃ ̃ ̃̃̃-̃, ̃ ̃
il'
des hommes égarés
.qui'penfl'M courir après
que vous avez particulièrement
•tairc influence
nous nous proposons tuus le bonheur."
une maladie chronique
nedoir fe trair^V qu'avec beaucoup
renij les rem!; les violens ne fontL|ne l'ia-itcr & occalionrier
des cor.vallioiu terribles au corps focial. Quand vous parlez
aux hommes déchirer le voile Ce
Infor (:c-a?;cuu.-iii£nt avec tous les préjugés 5 vous* fertrz
nî-îI.iiicrs-i. desmécomens & des jaloux, mais le grau;!
nombre qui eft de bonne foi fe nngèra de votre paûi^
pmc qu'avec !e flambeau de la raifon vous le conduirez à
la vcii.-j dont il fentira facilement l'importance pour la
mais vous parlez a un peuple fimple
& couvert encore des ténèbres de l'ig.iorjnce, heurter de
front fcs préjugés c'eîl vouloir te mécontenter le foule
vt-r.réifia-mir fa crédulité même en l'ihdifpofant contre
vj:is & :eciler le terme^ dj fon bonheur que fera-ce
donc fi fe LùnTint emporter des paf-
r-irf^'»J^res à la haiiuî départi à la vengeance ou
a l'orgueil de dominer on fe^ livre à des tracafleries Se
d^ perfecations qui déslionorent l'humanité ?
_y<zl} en employant avccadrefTe & légèreté l'atmeda
mais fm-cout par l'iniluidion fraternelle, ,par }.;
t.evcojppement clair &̃ précis des vérités les plusfimples
pu- la chaleur du leutimont & en faifant parler dans les
du dévouement réel au bon-
heur ci.; ce'ix que ces
âmes fuifiWos que l'on eft certain tl»
^.cecs. Il n'eft pas grolfier Se
4
vous conciliée
enfin -marcher du même lui
de la révolution 1 on avo'u
'dans ni
a ces contrées n'ont jamais employa que
la torclie du fanât ifms pour les fouL-vcr &c w qa';l
vous' plaira, vous rendrez malgré tous les cxc«ei
qui «m fi fort aigri révolté
JupleV je è&dis '111 'il vom plaira je veux dire, dès T,
yém croirez H chofe façue
aéfe Accéder c'efi; d'hoir t9u|oLKS cru l'infttu&on
-difficile quelle hs U^m
effet' été détournées par mule raito
accidentelles, Se de pour ainfi dire, jamais ofc
réhtteprehdte. Vou. Vp.uiV.ii occupez enhn ;fcle *aode
̃" dîe vo^s tracez eu ce moment eft TanS eonaedit un
̃ niûs facile,3. fe trouvçiit a voire ait
S peuplées de fesag»
ïits de fes cérémonîps antiques & du -joug qui. pete«
S «ûis tant de Cèdes', fut fa tête c'eft par lu, que vo
rïaifir la )01; dans les imneanx avec
VX fan» kquc'U JcÎV«é ne feLouqu rnwtr--
au Eu ,his »r« que ces fttes ne doivent
m Li Il'. rau'ctC-cs p ui S de
l*Jl.
Eroîsnt-çe donc là des fotcs, que' ces raHèmfa'emOttfi
anti-pfaiiafophicjues où quelques homjnes armes fîg
toutes' les reflîiurces de Thypocrifie -̃“ de la fimefté
des préjugés de l'éblouifiance
venoient. 'mentir au peuple & le
'.condamner à l'ignorance perpétuelle & à la déraiîbn
le contraindre -à renoncer à lu propre le
jbiimmre tout entier a mille inepties plus pitoyables
ou plus alarmantes les unes que les autres lui faire
an nom du ciel un rigoureux devoir de croire à liné-
gsiiïé des conditions lui apprendre à fè forger des fers
appeiantir enrin
de la tyrannie facerdocale, pour le maintenir étertielb-
rcent LES le joug non moins accablant de la tyrannie
p^iirique ?
Etoient-ce des fêtes que ces raflemblemens monftrueu-
oÙ 1.:5 chants joyeux & les dentés étoient fevèrsmciic
& timbrés d'infamie ces raflenîblen'icns fiien-
ckix Hc l.iÇ'.ibres où l'homme, fans celle occupé d^tàé^s
taîic; £i chagrinantes étoit detaché
plus douces jouifTances qiie- la nature lui offœ pendant
&. ue, fous* le prétexte infenfé de jouiffances imagi-
liaires dnr.s !venir; ces promenades muettes où la
(iar.fcnî p'enfif' & fans réfléchir, croyoit fans même eu
i'vKir l'humilia1 ion, que le prêtre après lequel il marelioie
avoir le pouvoir de parler à Dieu, de conjurer les él'i-
mens, de faire defceiVdre {on gré des pluies fécondantes y
les' inondations, de détourner la. foudre, d'em-
ipsnt le calme a a fort de la tempête, & d'e procurer
éc
dès peuples ?
loin de nous t rapprochement avec des intuitions
aaiïi avilitfantcs inlîi £.incfte:> au g.-nvc humain.
Les fêtes que vous avez
rafTemblemens .je yeux ou le républicain
confère neuf Jours au travail & d'avoir joui pailiblcment
dans le cercle t'roit de fa famille privée vienne au
icin de la, gra^' 10 ^auiiiie s'épanflii.r le décadi fuis
craintif &: fans contra£lion porter à la fqciéîé ion tribut
d'enthouiiafrne ̃&. de joie» y rcprefî3re'en échange une
portion, d'encouragement & d'émulation qui donne à fou
une énergie nouvelle nourrir fa mémoire
de faeefie & for. cœur des fentiinens purs de la frater-
tiké *Wire enfin, a longs traits dans la coupe èndra-
tereflfe du bonheur. & s'enivrer de la félicité commune,
J] faut que liberté fes
fous les yeux attendris de fa foenrl
faut que le jeune homme apprenne
déployé', les forces dont la nature commence à lai fare
r& qu'il des mains de la vieil-"
kiïè la couronne due à Tes efforts, à fon adïeflè ou a
les talensj'ilfaiir que la jeune fille, modèle & vertiiéuis,
icn amant dans la lifte des concurrent
l'enflammer d'un regard .,& doubler fon émulation & ion
ardeur eii lui faifant lire dans fes yeux l'espoir d'obtenu
fa main pour féconde; rëcompenfe de fon coung^ >
de fa vertu.
ta jeune mère fera vaine d'y monrret fon ininrn..on
les cris ii'api'i.y.1'!1^-
'Mens donnés ;̃ anx^ainqueurs;, &: tandis que
̃À.4--
il tendra. de br«
elle lui annoncera de pa-
reilles couronnes alprs qu'il fora grand; cette e'oijraive
propre cœur fe nourrira des uiccùs futurs de cet Vr.f jnt»;
elle fera toute occupée de les prédire ceux qui l'on-
p'iivnr & dans lès nanfpoïts de fes dtflirs jhnocenî
h joues ie couvriront de larmes.
La vic-i!liîïè alfife avec diftiiiction aa-defTis des ann-s
-v, Riais fins diitinuion d'écr.t jouira du
r.ip.ct de la jeune flè des égards dus a fon â«o &1
f i !̃̃ firmii.es & de la considération méritée p".r ia'bonns
eondu :tc 8.: par fes
il moment, eUe fe rappellera les traits d'héroïfme qu'aie-'
w.'iiie donna dans ûs premières années, ou dont elle
fa rémoi:i; les jeux de lésais lui retraceront- fes exci-
̃̃̃m iîne autre fois, i&lui donnera, pour ainiî dire, tins
^^̃enir & pleine des joaiQanccs futures de la g-inérarion
qu'elle voit croître, elle deviendra capable de fermer'.
«Hirageufement les yeux fans porter fes regards inutiles
en arrière, & fans tourmenter fes dernières heures de
regrets fuperflus l'ut les jouiiîànces pattes.
Le défenieur delà patrie, fur-tout, y recevra- de ta ton-.
«tetion & de l'e ftime publique la plus douce récpm-
penfc de fes fatigues & de fus glorieux rravaur;Toin d'être
abandonné, corume autrefois un injurieux oubli ou
même un mépris mille fois;l.,ltts mimienx encore %ainli
̃]:ie fous le régime cruel du rayaiiïme il recueillera de
jais côtés le jufte tribut de reconnoiifa-nce cue la Natioir
!ai doit; les femmes & les vietîtafds faurant applaudir à
amour qu'il a témoigné pour fa patrie dans les combats;
en eontsinpîanc fcs
à fe remplir de "unie &-nqblc ambition a eue un jont,
ainfi que lui couverte de marques
solation de fes pcfr.es
digne
i L'indigence nc fera pas non plus oubliée dans ces jouis
d'hilarité commune & la bieiifaifsnce nationale y M-
vera la faculré d'exercer des aftes de jnfticc envers ceux
de nos concitoyens que, la nature a maltcaités ou que
l'infortune perféente.
Des banquets fraternels & fervis- en public avec le. plus
rlsoureufe frugalité procureront amant -que les cir-
cônftances pourront le ptrtntttre un d?s moyens les
pitïs fuuples & k-, plus efficaces d'anéantir les derniers
reil.es de ,la funtfte diflinclion de condirions fociales,&
didéyeloppcr les inclinations philanttopiqucs fi nécetlàires
siu bonheur commun.
Ce repu'. fraternels procureront aux ricties l'Heureuie
occafion de parra^.f l'aifance de leur table ils y recevront
des leçons, d'-iaalitéi il y apprendront à fc familurifer,
non pas avec ce dédain irr.pcriev.ï qui casaûérifoit, loin
"l'ancienne menarcisie i'ovautilieufe familiarité as
grands mais avec cette doues urbanité qui part du cœur,
ouquidii moins force d'imiter lefentimenr, habitue
peu-à-peu a s'en remplir, ainii qu'à l'exprimer.
Les ind'utens y trouveront p.u- un contra fte
hewrrax le d(;L',omtiiagement frupS, mais fnfhbnt,i.s*
privations auxquelles ils font habituellement réduits, K
en ofant s'élever & is
tmilijrifer avec les riches dont la fortuuç& 1?
iiinaroionc j ih y asjorendront fer.tir que ci r.osçie-
v.ucnt tant- nu- àA a jux que parce que fottemenî tetc-
?
ne vouloir .pa? fc croire leurs égaux.
Paris ,» ic>U à caiife do 1a grande confommjtion & 'de la
.rirety tks vivres dans une commune aul'ï populeufe loin
patcs qi.c ks banquets' n'y ont tu lieïî que la nuit, in-
couvaient très réel & que les bonnes mœurs piofi ri-
vent fuit enfin à caufe des agitations perpétuellement j
blique dans cette cité c|i;i eft le ii-jgo du
tk'théitre principal de la révolution fon fent aufii
parfaitemenr aujourd'hui que ces inconvénîens ont été
ffodigieafement exagérés à cette tribune par quelques
homme1; qui, pour ie donner une haute importance 3 ne'
(M'Oient jamais le moi1trer ici qn'enveloppés-de conjuva.-
tions, de coflfpitations, de projets libanicides, prpduç-
tireis calculées de leur ambition perfide & de leur foif de
On conçoit au furplus que ces banquets fraternels font
bien moins néceflaives à Paris & dans les communes très-
popLiîetik-s où le rapprochement cantinu;! des citoytus
& la grande communication des idées tendent perpé-
̃tiièilemenfà former l'efprit public mais xîans les ami-
pagnes, ou chacun' vit. dans un ifolernciu habirucl &
dans les communes de médiocre grandeur ou rirwgalMj
des fortunes eft tranchante, & où foifiverd donue^liai
uns telle au développent^ de l'orgnei-l il n'eit; aucun,
moyen peut-être plus propre à former i'elpr:c public &
Ces banques doivent être
(j«es; des danfes &~des icir* doivent leur fucc>der j la
y font
que toutes ces rJiouilïà'nces
̃ 4«i« liéu dans le jour Se tant que la
1O
la. température de la ïaifon on bien
l'intempérie des météores ne permettra point de 'célébrer
.ces' fepas & ces réfouiilanccs en plein -air, il fercit fans
doute .à délirer qu'il y eût dans chaque- commune unvâfte
cdificediftribué de la manière la plus-f-avorable.
Les formes ont par-tout une grande influence furl'ima-
em.ition 8c par une fouvent funefte,
fur l'efprit fur le cœur fur les habitudes phyfiques po-
Dans les cultes religieux. le régnant était le
defpc.nfme abfoîu d'une
.entière de l'autre. AuiTi tous les temples
pofés de manière ce qua le pïunh fe trouva: porté phv-
Jîqtiement vers le foui point de dcmi,-i:iou qui fembloit
t-tre le trône du minore exerçant les acres cérémonieux
de la p uîffànce dont il [ci dïfoit !e légataire tout favori.
f->it la direftion des yeux vers ce lacontsnticn
des efprirs & qui ne tenoü
pas aux fignes de cette puiiîance' imaginaire au nunvde
laquclle iï commandoir j le peup1.^ ne voyoit que fet
pretre & ne fe voyait jamais lui-même tout fe donnât
à la dqminatbn'religieufe &Vien à la fraternité quoique
i'on en parlât toujours, de même que les tyrans ont tou-
jours affecté' de parler de clémence au milieu même des
plus horribles cruautés.
rien ne fe do'ane à- la dominarien mais tout la fra-
rerniré la forme circulaire femblc donc la meilleure,
car ici ̃ chaque citoyen fe trojavs toujours en face en
pcr.nle & dans quelque peint qu'il Te p'ace » a M,"
cetHremeur Les concitoyen-; en vue cet afpect feu! wt-
doux épanchemciis du la fraternité.
r i
femblede 1 ni-même alors & pour ainfi dire,
m%enc]amn)ciK*; propre volonté, ne former qu'un
tfétték'càk rcgnJ:r:.rë.'h
uniformémèiic & cie taùce parc.
Ce!! l'image morale du cercle géométrique dont tous
k points font vers le centre, donc tous les
̃Dans les campagnes, il feroir fimple autant qu'utib
ci Cinflruire en galon pour l'été de pareils trônes
où tous les fpîftatcun pnffenrêtre affis & jouir de h
te» ians epronvei de Infiîmde. Mais en attendant que
nsnie de faire des conftracYons nouvelles pour célébrer
ces fercs a couvert- rien n'empêchera de fe fervi-" tara
«cmp.es qui exiftent encore après en avoir toutefois dif-
puie 1 intérieur d'une manière convenable, Ôc après en
avoir avec un -r-nd foin tout ce qui
c*eft uv moyen de plus d'arriver, Tan»'
'•t-uûe, a faire oublier les motifs de leur conftruclion.
fil le peuple 3. en faire un
Repart de ces édifices ont pafTé de l'ielolatrie aux
^"•resplus recens ils ont été fucceflïvemtnt confacrés
genres de fuperltitions & de 'mên fondes il
-nieiir & ceftnial connojtre ie peuple des campâmes
de croire 'cet ufn-e propre a
lion ? atr nuancer la
mitre ^/gaénr fon .imaginatroti en le convainquant
Par que cet édifice n'avoir, comme tous ltï
Jya F°rr'érê ̃•comm-.ine toua de garantir 'dfi*
va
dont
nous parlons doivent devenir des jours de fêtes mais
routes les
de familiarité
franche que chacun de
nous aime à trowver dans l'intérieur de fon ménage,
& que le gouvernement nouveau doit par tous les
ïîjoyens imaginables s'appliquer à introduite dans !e
11 ne faut pas auffi que ces fûtes foient de grandes &
d'autre effet que de
t!xcr\-ontemp!ativement les oreill.s le les yeuxde lacnrio-
iiré pendant quelques heures (ans rîen- lailTer cb-is l'ame
abvs que le eft terminé ce feroit le renouvelle-
lutnt inutile impolîtique & immoral des grands & ri-
dicules fped-ades donnés parles dépotes pour amaifer
le peuple & l'étourdir fur fes fourTrances.
Il faut qu'ici chacun fe
tr.it en ,même temps il faut que la jouhfance dsj
pLi.itlrs purs y développe la confiance-, que chacun ait
à fenrir qu'il eft heureux s'il l'être, & qu'il n»
pour ceb. que de la pie, de la franchife Se
à fournir; il faut qu'une fainte ardeur du bien pitviemie
̃à remplir toutes les âmes • & qu'elle y puifle iaificr
très-profonde le regret de
voir finir h fère & le vif défir d'en voir revenir
jaouvclliî époque."
Ii en piqamt
les différons intjrûs particuliers des ,_& «l||
dctail ne!t inutile a tra.cer -ici p-j:ir .que i'^ S:
propage jufqiîe dans les villages l.s plus icqujl^s» '«
pîns foliraircs de la France vous ne
ni trop de
commun en: digue de h tnbuue & 'm
m
ceux du corps.
descendes, des extick-es
i-ues dont la pratique n'eft poinc contrariée p.irïes
ne dans, nos
contiimds à l'émulation de la
ks n oyens de lui procura- plus de famé
Outre quelaues-nns de' ces exercices, qui font prnti-
tsLlei par-rout, les adDiitiiftraiions w !̃, muuic.pailtés
doivcit avoir foin de ne pas bmerese cc;^ donc ïathiiit-
fidn te tn.uvoroit favorifés par des Joc;eî
& qu'il ftroit ou du moi!],*
de pratiquer ailleurs.
Les prix accordés en pareil cas nnx jeunes cens ppr-
ticipcrontau caradère de fnoplicue c:n/doir rt'rn'r rir-
tor,t; une couronne de chêne • un livré aùmcuï^c une
banche de laurier décernée par le jury & rc:ife
wmoueur avec l'embraflèiiKiic pateme! donné vit le
ancien, ou par le maire & de pins'
mia-ipaon iur un regiiîre deftins frécialcment are"
nn «ans chaque commune telle cfr en «ént-?' IVf-
jlciéfoniptnfc oui convier le. plus', &
que le ientimeilf vrai de riionne-r doit fc-1' V:-
[ig«, & à la ngoureufe néo.fiké de diminuer
penfes à m-jiiîre que l'oii mukbib pavkùâ
qui doit juger !e
gens àcouronnrr, f.ra fi--»^
«qui ces fêtes il fera forma «r ks
oùe jour de fête, d'un certain nombre de ceux qui
auront concouru dans les exercices gyiimaffioucs du
décision des prix
à' décerner aux peifonries qui par leur conduite vcï-
civiques, auront bien mérité
de leurs concitoyens, & ciui «mont acquis dts droits
roroiies a letir f-'iim.: & àune marque
S'il n's!t pas de lieux cù le crime ne pénètre, il'
n'eft point de localités aufîï qui ne préfentent fouveiu
ries aftes d'hiM"CÏf:Tîe civique à recomp' nfer de vraies
vertus à ce Lbrcr & des traits de bicnfaifance à dunuu:
cue toujours clic furpaile en c.la, l'opultnce vies
Dans i»;c fnciété vraiment upub-L-nins j "aiicm: èac
doit Íe trouver exp^f-j d'injures privations;
& f'exe qui nous devrons & 'la- naifl~ancc & notiï
j-remicre éducation phyfîque fembie. ù trouver par il
exercices militaires, il n'en a pas moins l'avantigc
'concourir piiillammcnr P-r fes vertus & par fes foins;
conniuint; j il n'en a donc pas moins auiTt
It ji:îU dioit de participer à tous les bienfaits de la
j pureté de fes nvuiirs {on aménité fociale j fa
*!ti?s les" adversités tîomcfticjucS)
î'vm p,s moins îcconmundables que
qui tiennent
A no're
>is.ïT, &: c'efu v.n grand boa-
»f
car
routes qui ne peitr
bcrce.ui pour un père pour une.
fa muiialie Ja ioimnilion raifoniublc
aux- de tes jours, d ion tuteur, a
1'.i{ÎÎ(.!ujlc d'un.:
iixueiiue dans le gouvernement de fa maifew
Ci i.ifçeile <Sc fon cconoîiiiu l'égalité
fa «̃ entions & les foins pour un époux tourmenté p;;r
le fouci des affaires ou bien excédé de travaux phyïi-
(|!iL.s & fuc'combant au poids des fatigues corporelles j
i, pour fe; enfans, & fou élégante fi^npii-
cité dans fa parure 5 fa propreté dans (on ménage, &
ion attention couft.inte à y mameeuir l'union le bon
ordre., la déccu:c & la joie; voilà tout autant de ver-
ras bien long-temps négligées par n.m.s quoique «©us eu
connoiffions allez le prix, méprifées jnfqu'à ce jour ou
du moins oub.iécs par tous les cepen-
'iuit tgalemen: propres à concourir à notre bunSicur
pour attirer les rçgau.'s du faxer
ion attention, également hiitos tiifi.il pour obtenir les
fiîioiiip.-iifes pubîiques aux p;rfonnss qui. les poirèdchc
Lorfque fo:t par quelque trait d- bravoure éminent
par î:s pertes phylîqucs ou par ùs longues années de
l.i la tu u»
16
mot dans tous les cas où il y aura
nom.de la nation
les ifetes. C'eft un moyen puifTant
«éantir l'intrigue en faifanr connoîrre les ̃
méritées d'exciter l'émulation des vrais citoyens de
fontenir l'cfyérance & deconfoler là longue .attente.
Tous les brevets de penfion tous Ies mandats de
gratification tous les titres de récoin pmfes en un mot,
honorifiques ou pécuniaires feront donc adreffës pu
le ,gouvernement aux administrations* de diftriû qui
les feront parvenir aux municipalités, & cslies-ci les
remettront elles-mêmes après une proclamation verbale,
aux ciroyens auxquels elles font devinées.
La formation de l'efprir public pas conféqiient l'inf-
truétion doit être le but eflentiel de ces fèces vous
avex décrété déjà qu'il feroit fait des diftours décadaire;
mais cela ne fuffit- pas.
Les-iïouVelles publiques inréreflent également tous les
citoyens & cependant, on bien elles ne parviennent
point 'au fond des campagnes, oa bien elles y arrive-nr
noyc'es dans une mer de fupcrfluitéî qui les engloutit &
les dérobe à l'attention & à la mémoire de la muhitude,
ou cachées fotis une pompeuse enveloppe de mors ̃recher-
chés de. pbrafes {avances de tournures étudiées q'ti
les rendent inintelligibles aux hommes peninflrnits.
Le peuple des campagnes ne fe réimiffoi: autrefois
que le dimanche Il ne s'aliemblc maintenant que les
jours de décade. Pourrai t-il dans ce feul jour avoir. le
temps & ta p.itience d'entendre lire les dix journaux ou
bulletins de la décade ? on font affez que non.
Vptre bulletin d'ailleurs, ne contient prcfquc jamais
tien fur les relations étrangères fur la politique des
autres nations.
Il eft cependant tiTentwl de familiarifer le peuple
avec
l7,
ntc les conceptions qui tiennent aux relations
k fjrccr Uns contrainte à i'ocaiper des idics le fin
tnens voifhs je lui donner des idées de communications
commerciales & d'exciter fon induftrie
ou agricole en lui fuicitant des projets de trafic.
Il faudrait donc un jonmaî politique rédigé, avec
autant de (implicite que de précifion qui fans être
beaucoup plus long qu'un de vos bulletins .îôtncls renfee-
mât toat ce que les nouvelles politiques intérieures &
'extérieures ont
& nen n'eft h aifé que de faire un pareil journal à
l'on veut y renoncer aux phrafes aux épifodes aux
coniedures aux malignités rriviales & 'a toutes les
caricatures mercantiles dont la plupart des joumaliftes'
ont coutume de farcir leurs fe.-illes pour les débiter.
Ce bulletin politique doit porter avec lui le caractère
de vérité d'authenticité, qui tient à tout ce qui émane
ie l'affemblée nationale ,& il doit en fortir. de même
que votre bulletin aftilel.
Un fécond bulletin non moins ̃ întéreflant feroit com-
pofé de trois parties dans !'une feroit inférée d'une
çuuère également claire & précife ce qu'il y a d'cffènciel
dans chacune des lois générales rendues pendant" là
«cade précédente la féconde énonçeroit le détail des
Bits héroïques ou des a<5tes de vertu dignes d'être célé-
brés, dans quelque armée ou fur quelques points du la
qu'ils aient eu lieu & la troilîenie -feroit!
connoitre les nouvelle? inventions économiques vraiment
iraportances;, & qifil. eft .utile- de propager,
ne formeront pas
«aleiMle-pbft d'une- feuille d'impréffion mais ils feront
imprimés fur deux feuilles (étalées afin mi'ÏJ, nmnW