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Des Prochaines élections de l'an VI, par Jean-Henri Bancal, ex-représentant du peuple à la Convention nationale et au Conseil des Cinq-Cents

De
12 pages
Baudouin ((Paris,)). 1797. In-8° , 12 p..
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À 1
DES PROCHAINES É tEe T ION S
DE L'AN VI,
PAR JEAN-HENRI BANCAL,
Ex - Représentant du Peuple à la Convention
Nationale & au Conseil des ('i!iQ-Cents.
C'est la liberté & l'égalité qui maintiennent la
t\ dignité de l'homme, Se donnent une gloire
> t durable. Page 10.
- 11
T)Efrms^féia^fUTement de la confUrunon, il y a eu, à
la leptieme & a la huitième année de la révolution , chaque
année une nomination du tiers de la repréfencation natio-
nale, renouvelant, tous les ans, pour un tiers dans les deux
Conseils, le Corps législatif.
C'est la première & la feconde épreuve, depuis la conf.
titution.
C'est , en appliquant au corps politique la pensée de
Busson sur la mitche de l'univers, la première & la feconde
ofcillarion, qui vont toutes deux aux extrémités du cercle (1).
La troisième nomination à la neuvième année; fera la
troisième oscillation qui replace le corps social, le Corps
législatif repréfenrant le corps social , au centre du cercle,
au foyer de toutes Ls vertus de la République, dans tout
l'esprit de la République.
Cet esprit attaqué par toutes les passions, par les fac-
tions , par les journaux , par les théâtres, attaqué sur-tout
depuis l'établilîtment de la conftirution, avoir beaucoup
iouffert à Paris & dans les déparremens.
A la septième année Jo l'efpric de conspiration, vaincu pat
n
la révolution de vendémiaire , avoit projeté d'attaquer la
République par l'efprrt public, par les élections.
A la huitième année , les ennemis de la République
avoient attenté à la liberté des élections. Uu très-grand nom-
bre d'élections a été calTé par le Corps législarif.
A la neuvième année , à la troisième éleétion, après la
révolution du 18 fructidor qui a fait triompher la Répu-
blique , il y a lieu de penser que les élections feront bonnes,
comme après la révolution du 10 août 1792.
C'est cette troisième élection, cette troisième oscillation
qui doit mettre les rênes , le gouvernement de la Répu-
blique entre les mains des républicains, qui peuvent seuls
la faire marcher & prospérer, comme la troisième élection,
à compter de la première convocation, donna la Conven-
tion qui a fondé la République.
Quels font les républicains ?
Ce font tous ceux qui , dans les assèmblées nationales
clans le gouvernement, dans les adminiflrations & les tri-
bmiaux, dans les armees, dans toutes les fondions pu-
bliques , ont, depuis le commencement de la révolution ,
marché dans le sens , dans l'esprit de la République.
Ce font ceux qui, dès le commencement de la révolu-
tion , établifîbient la République même pendant la monar-
chie, dans toutes les assèmblées publiques, dans toutes les
sociétés populaires, qui ont été si utiles, par. leurs lumièies
& leur ardent parriorifme, pour établir la République..
Ce font premièrement encore tous ceux qui on: défendu
la République dans les armées, dans une guerre générale ,
dans la guerre la plus glorieuse qui ait encore eu lieu chez
aucun peu ple.
Ce font premièrement encore tous les écrivains, tous les
hommes qui se font distingués dans les arts & dans les
sciences, les écrivains^lii ont publié des écrits patriotiques,
des écrits utiles à l'étabhfîement de la République, des
écrits utiles à la morale qui fonde les républiques R. l,
Jjien général de l'humanité.
s
À 2,
Ce font tous les hommes qui ont fnrvécu à tous les
'dangers, à tous les travaux de la plus grande révolution
connue , à qui cette révolution a donné l'expérience la.
plas utile pour le gouvernement, pour le bonheur des.
peuples , & quiainfi éprouvés & éclairés, peuvent, pour
ainsi dire , eu un insant, décider les plus grandes questions»
premdre les meilleures, résolutions, faire les aétions les plus
grandes, les pins courageuses, les travaux les plus difficiles
& les plus pénibles.
C'est le crime des ennemis de la liberté,, c'est le crime
de l'amhition , c'est l'aveuglement & le malheur du peuples.
lorsque le peuple est privé de ces hommes éclairés & éprou-
vés qui font ses meilleurs défenseurs, & qui font, la gloire
& le bonheur des peuples. Apiès la destrudrion de l'inéga-
lité & des abus qui outrageoient & opprirnoient la nature
humaine, & s'opposoient à fou amélioration & à son bon-
heur, dans une République nouvellement instiruée, il y a
un effort de roures les paillons, restes criminels de la mo-
narchie & de l'aristocratie, conrre l'égalité., contré les vertus
de la République.
C'est cet esprit criminet de l'inégalité féodale, qui veut
qu'un homme ne foit pas un homme , cet esprit de pa-
resse & d'orgueil qui veut vivre du travail & du fang du
peuple , & qui le veut ignorantdégradé & avili -' pour
pouvoir le dominer & l'opprimer; c'est cet esprit criminel
qui a tramé toutes les contpirations , qui a commis tous les
crimes de la révolmion, & qui fait sans cesse des effortp
pour les reproduire & pour renverser la République.
Que doit donc faire le peuple instruit par l'expérience
d'une longue révolution r qui a rétab'i- la dignité & la li-
berté de lhomme , qui a fatc connoître sa nature , son ca-
r-a £ tère & sa véritable dethnaÚon, & a créé les grandes
vertus & les grandes aftions qui appartiennent aux. répu-
bliques ? -
Le peuple ne peuc plus se tromper, il a une règle sûre
pour jaine les meilleures élections.. IL doit opposer à ce*
4
ennemis reconnus de la liberté , les patriotes les hommes
vertueux qui ont été leurs ennemis constang, qui n'ont pas
cessé de les combattre dans les assemblees & les almées Be
qui les ont terraués.
La République, après avoir triomphé de tous ses enne-
11115, doit marcher a grands pas à toutes les instituions;
grandes & utiles , à toutes les grandes entreprises qui doi-
vent changer la face du monde , & donner à la France la.
plus grande gloire, la plus grande prospériré.
EUe doit renvçrfer l'ennemi irréconciliable , le gouver-
nement anglais , qui çouvre encore des plus grands crimes
l'Europe & le monde édairé, le gouvernement qui fait lesr
outrages les plus grands à des nations entières , & à des
gouvernemens qui ont eu les yeux fermés pendant plufieuts
Siècles sur la politique la plus atroce.
La République doit établir & affurer la liberté des mers
your toutes les nations , & faire la police du globe.
Elle est arrivée à cet état de lumières & de gratideur-
Gni doit communiquer à l'humanité entière , dont une très.
grande partie èft encore ignorante & barbare, un bonheur
auquel elle a droit, & que les philosophes , que les hommes
,vraiment religieux de tous les pays deûrcnt si ardemment.
On a toujours vu prospérer une nation libre, victorieuse
éclairée & vertueuse*
Une nation viétorieufe connoit toutes ses vertus, tous
ses biens, toutes ses richesses, & les emploie utilement.
Or la République est riche , est l'état le plus riche en
hommes vertueux qui, dans les fondions civiles & mili-
taires , ont fondé ont défendu la République jamais
fcucun autre peuple libre n'en 2 eu un si grand nombre.
Ç'est cette richesse de la vertu. & du génie qui honore:
l'homme, qui fait la gloire Sç le bonheur des peuples.
La révolution, les travaux & la gloire de la révolution
on* créé une génération nouvelle, dans Page où l'homme a.
IQUÇÇ sa force , ou. il a- acquis les plus grandes lumières, 1.

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