Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Désaveu de paternité de Léon, fils naturel de Napoléon Bonaparte, 1er cahier [par J.-H.-F. Revel]

De
41 pages
chez M. Saint-Eugène (Paris). 1822. In-8° , 40 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

DÉSAVEU DE PATERNITÉ
DE LÉON,
FILS NATUREL
DE
NAPOLÉON BONAPARTE.
IMPRIMERIE DE HOCQUET.
PROSPECTUS.
DÉSAVEU DE PATERNITE
DE LEON, (âgé de 15 ans),
FILS NATUREL
de Napoléon Bonaparte.
CAUSE pendante devant le tribunal de première instance du
département de la Seine. Elle est appelée ordinairement tous les
vendredis Le capilaineRE VEL, demandeur, plaide en personne.
Il a pour adversaires Me DUPIN, Vaine et autres avocats.
La mère de LEON est LOUISE-CATHERlNE-ELEONORE DE-
NU ELLE; dite DE LA PLAIGNE. Le capitaine Rével l'épousa à
Sl>%ermain-en-Laye , au pensionnat de madame Campan , en
janvier i8o5. Le soixante-deuxième jour de ce mariage, le mari
est jeté dans une prison, et sa femme sous le nom de MA-
DAME SAINT-LAURENT, devient la maîtresse de BONAPARTE.
De ce commerce aldutérin naquit Léon. A l'abri de la puis-
sance de son séducteur, Madame Rével demanda et obtint le
divorce. Cependant Léon est conçu avant la dissolution même
illégale et précipitée du mariage. On imagine de supprimer
deux prénoms et deux lettres du nom de la mère pour déna-
turer l'origine de l'enfant. Deux mois après sa naissance, le
mineur est enlevé à madame Rével. Richement doté, il est
ensuite placé sous la direction d'un gouverneur. Telles sont les
principales circonstances de ce procès célèbre en droit et en
faits.
Parties en cause : MM. Aymé-—Andral, témoins à l'acte
de naissance. — Le Roi de Camilly.— Gittel, notaire à Paris.
= Lecordicr, maire et agent-de-change,—Le comte de La-
valette.= Le comte Lascase. — Le baron Denon.-— Le baron
de, Menneval, ancien secrétaire particulier de NAPOLEON.
— Mathieu, baron de Mauvières, soit-disanl tuteurs de
LEON— La dame Revel — Le sieur Dénuelle, lieutenant-
colonel , tuteur spécial de l'enfant.
(i) L'ouvrage sera puLlié par caliiers. Il se vend chez M. St.-Eugène, rue Notre-
l):mic des victoires , n. 38 ; prix 75 cent, la feuille in-8 °, Le premier cahier
quoiqu' étant de deux feuilles et demie , 1 fr, 5o cent, pour Paris. Les souscrip-
tions seront reçues à l'adresse ci-dessus ; à raison de 3o cent, la feuille. On ne
paie qu'en prenant les exemplaires. Les journaux annonceront les livraisons au
jnr et à mesure qu'elles seront exécutées.
De l'imprimerie de HOCQUET, rue du Faubourg MontuiaiUc ,11. 4•
DÉSAVEU DE PATERNITÉ
DE LÉON,
FILS NATUREL
DE
NAPOLÉON BONAPARTE.
Ier CAHIER. .
«S TROUVE L'OUVRAGE, ET L'ON SOUSCRIT .,
A PARIS,
CHEZ M. SAINT-EUGÈNE,
HUE N. D. DES VICTOIRES, N° 38.
Les demandes par la poste doivent être affranchies.
MARS 1822,
Pour garantir l' authentifié des pièces, l'exactitude des
faits, et empêcher lès contrefaçons, chaque cahier sera signé.,
3. la fin, et à la plume, par l'Auteur,
INTRODUCTION.
DES jongleurs littéraires donnent depuis
long temps au monde des histoires apo-
cryphes de Napoléon, des relations mala-
droites de prétendues Amours de cet
homme étonnant et des membres de sa
famille. Les libraires, à l'affût de tout écrit
destiné à piquer la curiosité publique,
compilent avec avidité les rêves que leur
présentent des historiens à vingt-cinq
francs la feuille, et les cinq parties du
globe terrestre sont aujourd'hui remplies
de volumes dont l'esprit mercantile a sou-
vent fait tout le mérite, et une aveugle
crédulité la fortune.
Je vais mettre en évidence le fils aîné
de Napoléon. Aucun conteur politique ne
s'est attaché à cette anecdote, par la rai-
son, sans doute, qu'elle est empreinte du
VJ
cachet de la vérité, et que c'est bien moins
à narrer des faits exacts, qu'a imaginer
des traits frivoles, que les marchands d'es-
prit s'occupent.
Je n'ai pas a craindre l'un de ces déce-
vans démentis que le peu d'hommes de-
meurés fidèles a Napoléon dans ses désas-
tres,, donnent aux productions éphémères
.que chaque jour voit éclore. L'histoire de
Léon va paraître en justice; le tribunal de
première instance dudépartement de la
Seine est saisi d'une action en désaveu de
paternité, que j'ai portée devant lui; des
plaidoiries solennelles mettront la vérité
en lumière, et le scepticisme le plus ou-
tré sera forcé de se rendre à l'évidence..
Un procès historique n'est pas un pre-
mier exemple; les. travers humain a ont
produit un grand nombre de discussions.,
de cette espèce. Le scandale y était né-
cessairement attaché, et il Test encore à
celle-ci> Une femme de seize ans, enlevée
H son mari, le soixante-deuxième jour-
de la cohabitation conjugale; un divorce
forcé; un commerce adultérin de cette
jeune épouse séduite ou perverse, avee
le personnage le plus historique de la
terre; la naissance d un enfant issu de cette
Maison- fatale, et destiné à la succession
d'un trône dont l'éclat et le renversement
sont également mémorables; ces divers
épisodes, ne peuvent produire que des
scènes plus singulières qu'édifiantes. Mais
un fait condamnable en morale, peut être
exposé sans cynisme, et l'oeil pudibond
de la candeur peut lui même se porter
sur des pages destinées à faire haïr le
vice, en dévoilant les pièges où l'inexpé-
rience entraîne quelquefois la vertu.
L'histoire du fils aîné, du côté gauche,
de Napoléon Bonaparte, ne doit faire
rougir que les complices du rapt de ma
femme. L'enfant qui est l'un des principaux
personnages de ce malheureux drame n'a
rien à craindre des suites de l'action dont
il est l'objet; en le désavouant, je lui con-
serve une belle fortune qu'il possède, je
le débarrasse d'un état équivoque dont
Viij
on abuse pour le gouverner arbitraire-
ment; je le soustraits à une domination
étrangère, je lui dévoile des secrets qu'il
aurait peut-être ignoré toujours, et que
la cupidité aurait travestis a son profit;
je me venge de ces honteux colloques
destinés à répandre sur ma vie les taches
indélébiles dont l'âme de leurs auteurs est
souillée; enfin, je conserve ma famille
sans mélange, et j'arrive à la postérité
sans en redouter le blâme qu'y trouveront
les méchans dont je suis la victime.
On cherche à faire de cette cause un
labyrinthe de chicane. Je ne demande au
lecteur que de l'attention dans son exa-
men et de la bonne foi dans son jugement.
Je vais d'abord mettre sous ses yeux
les actes sur lesquels l'action que je pour-
suis est fondée»
PRINCIPAUX
ACTES DE L'INSTANCE.
ACTE
DE NAISSANCE DE LÉON.
Ville de Paris. — 2e Mairie. — Etat civil. —:
DÉNUEL. 1— Reg. nos 28-216.
EXTRAIT du Registre des actes de naissance
de Van 1586.
Du lundi i5 décembre 1806, acte de nais-
sance de LÉON, du sexe masculin, né le i3
de ce mois, à deux heures du matin, rue
de la Victoire, n° 29, fils de demoiselle
ELÉONORE DÉNUEL et de père absent. Les
témoins ont été MM. Jacques-René-Marie
Aymé, officier trésorier de la Légion-d'hon-
neur, demeurant rue Saint-Georges, n° 24;
et Guillaume Andral, docteur en médecine
et médecin de l'hôtel des Invalides, y de-
meurant, sur la réquisition de M. Pierre
Marchais, accoucheur, demeurant rue des
10
Fossés Saxnt-Germain-l'Auverrois, n* 2g;
lequel a signé, avec les témoins susnommés,
et avec nous, Louis Picard, adjoint au maire,
qui avons dressé le présent acte de naissance,
après lecture faite.
Signé MARCHAIS, AYMÉ, ANDRAL
et PICARD.
Délivré par nous, maire, conforme à l'o-
riginal, le 16 novembre 181 S,
Signé BOILEAU.
Vu au secrétariat, Signé MAURICEAU.
MARIAGE
DE LA MERE DE LEON..
Départ, de Seine-et-Qise. —Mairie de St—
GeriBain-en—Lave- — Etat civil.
EXTRAIT des registres de t'état- civil de la-,
-aille de St-Gcrmain-en-Laye.
Du 25 nivose, l'an 13 de la république
française (15 janvier 1805).
Acte de mariage de Jean-Honoré-François
Revel, âgé de trente-un ans, né le n sep-
tembre 17 7 3, en la commune de Mougins,
département du Yar ; domicilié rue du Fau-
bourg St-Honoré, np 8, division des Champs-
Elysées , premier arrondissement de la ville
de Paris; capitaine au quinzième régiment
de dragons, attaché à l'inspection du géné-
ral Davrange d'Haugeranville, fils majeur de
Jean Revel, propriétaire, demeurant en la-
dite commune de Mougins, et de défunte
Angélique-Charlotte Achard, veuf de Jeanne-
Charles Ruzot; ledit Jean-Honoré-Françojs
12
Revel procédant à son mariage avec le con-
sentement de M. Davrange d'Haugeranville,
son général, et celui de son père, en date
du 6 du présent mois, représenté par M. Du-
puis, qui a signé d'une part.
Et Louise-Catherine-Eléonore Dénuelle
de la Plaigne, âgée de dix-sept ans, née le 13
septembre 1787, sur la paroisse Saint-Eus-
tache à Paris, et y demeurant chez ses père
et mère, rue et boulevard des Italiens, n. 34o;
de fait en cette commune, chez madame
Campan , institutrice, rue des Ursulines,
n. 19; fille mineure de Dominique Dénuelle
de la Plaigne, rentier, et de Françoise- Ca-
roline-Eléonore-Sophie Couprie son épouse,
consentant au mariage, et à cet effet, à ce
présens, d'autre part.
Les actes préliminaires sont : les publica-
tions de mariage faites et affichées, tant dans
les mairies des premier et deuxième arron-
dissement à Paris, le 25 frimaire dernier, et
2 nivôse présent, qu'en cette commune, les
2 et 9 nivôse présent mois, conformément
à la loi ; les extraits de naissance des deux
époux et celui du décès de la première
épouse de l'époux.
13
Le tout en forme et sans qu'il soit parvenu
aucune opposition, de tous lesquels actes ainsi
que des articles du Code contenant les droits
et devoirs respectifs des époux, il a été fait
lecture par moi, officier de l'état civil, au
voeu de la loi.
Les époux présens ont déclaré se prendre
en mariage, en présence de Claude-Hyppo-
lite Preval, âgé de trente-deux ans, officier
de la Légion d'honneur, colonel du troisième
régiment de cuirassiers en station en cette
commune, de Louis-Joseph Santuari,âgé de
cinquante ans passés, chef d'escadron au
même régiment, membre de la Légion
d'honneur, de Paul-Charles-Marie Saint-
Paul , ancien militaire âgé de quarante-cinq
ans, demeurant rue du Hasard, n. 14 ,à Paris;
de Jean-Baptiste-Bruno Francey, âgé de qua-
rante-sept ans, demeurant rue des Petits-Au-
gustins, n. i o, à Paris ; et Cârrette, négociant,
demeurant rue d'Orléans, au Marais.
Après quoi, moi Jean-Louis Mary, ad-
joint à la mairie de la ville de St-Germain-
en-Laye, faisant les fonctions d'officier de
l'état civil par intérim, ai prononcé qu'au
nom de la loi, lesdits époux sont unis en
4
mariage, et ont lesdites parties et témoins
signé avec moi les susdits jour et an.
Délivré par nous, maire de ta ville de Sâirtt-
Germain-en-Laye, officier de l'état civil le 14
juin 1819. — Signé DANÈS DE MONTARDAT.
Légalisation de M. Pillaut, juge (absence du président),
de Seine-0ise. 17 juin- 1819. -- Le greffier Noblé,
15
DIVORCE.
Du 29 avril 1.81 g.
ACTE DE DIVORCE de dame Louise-Cathe-
rine-EIéonore DÉNUELLE DE LA PLAIGNE,
âgée de dix-huit ans, née à Paris, départe-
ment de la Seine, attachée à S. A. I. madame
la princesse Caroline, demeurant à Paris, rue
de Provence , hôtel du Gouvernement, fille
mineure de Dominique Dénuelle de la Plai-
gne, rentier, et de Françoise-Caroline-So-
phie Couprie , ses père et mère, assistée de
Me Masson, avoué du tribunal de première
instance du département la Seine, son con-
seil, demeurant à Paris, rue Saint-Louis,
n. 18 , onzième arrondissement.
Et de Jean-Honoré-François Revel, an-
cien quartier-maître (1), âgé de trente-deux
ans, né à Mougins, département du Var,
demeurant à Paris, rue de la Révolution,
hôtel Britannique, son dernier domicile
(i) L'acte de mariage qualifie le sienr Revel, capitaine de
dragons attaché à l'inspection du général d'Avrange d'Hauge-
ranville. Voir ci-devant -, pag. 11.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin