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Description des fêtes données par la ville de Gien les 14 et 15 septembre 1862, à l'occasion du comice agricole... par un amateur

14 pages
Dubreuil et Thiau (Gien). 1863. In-8°. Pièce.
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DESCRIPTION
DES FÊTES
DONNÉES
VAH la A VililiE ttli (iivm,
LES 14 & 15 SEPTEMBRE 1862,
A L'OCCASION
DU COMICE AGRICOLE
ET
DE L'INAUGURATION DE L'HOTEL DE VILLE,
par un Qhnatcm\
1 1./;0
Prix : 50 centimes,
AU PROFIT DES PAUVRES DE GIEN.
Des malheureux ayez pilié
Sauvez-vous par la charité.
Saint Paul aux Corinth. « ch. 13.
3 ï-5-^ fi"',. --n
S<' vend
CHEZ DUBREUIL ET THIAL,
LIBRAIRES A GIEN.
1863.
DIMIMOTII M MM
DONNÉES PAR LA VILLE DE GIEN.
LES 14 ET 15 SEPTEMBRE 1862,
à l'occasion du Comice Agvicoie
et de Ylnauguvatioii de i'Hôtei de Ville.
t~c~sQ 1 O ~y~-'
AVERTISSEMENT.
L'an dernier, l'arrêté du Maire
Fâcha plus d'un propriétaire ;
Quand je vis nos savants maçons,
Armés d'un pinceau fort habile,
Barbouiller de chaux nos maisons
Afin de rajeunir la ville,
J'ai critiqué ce badigeon
Et certes sans blesser personne ;
Mes mauvais vers faits sans façon,
Que le lecteur me les pardonne :
Il est pourtant des vérités
Qu'on doit dire aux Autorités.
Aujourd'hui, j'en conviens, cette blanche toilette
A fait de notre ville une cité coquette,
Et plus d'un voyageur dit tout haut en passant,
Je voudrais de Gien devenir habitant.
A
Allons, dis-nous, ma muse, avec sincérité,
Ce qui pendant deux jours s'est fait dans la cité :
Toi, divin Apollon, ah! soutiens mon haleine
Et que l'ardent Pégase en sa course m'entraîne.
AUX AUTORITÉS CIVILES.
Triumvir, Conseillers qui gouvernez Gien,
Vos fêtes à la ville ont fait beaucoup de bien ;
Les cafés, cabarets et surtout l'aubergiste
Ont des consommateurs vu centupler la liste.
Ce profit n'eut pas lieu pour tous les habitants ;
Néanmoins, il est vrai que tous étaient contents,
Excepté quelques-uns qui se font une étude
De fronder le pouvoir, telle est leur habitude ;
Turbulents et jaloux, surtout ambiteux ,
Tous ces petits Titans voudraient prendre les cieux ;
Mais Jupiter est là tenant en main sa foudre,
Le moindre mouvement les réduirait en poudre.
Que la France jouisse aujourd'hui de sa paix
Que ne troubleront plus de coupables excès.
De nombreux étrangers de vingt lieues à la ronde,
Des châteaux et des champs, du plus élégant monde,
Sont venus partager nos jeux et nos plaisirs
Dont ils conserveront de très-bons souvenirs.
Que nos Autorités donnent souvent des fêtes,
Et toujours pour danser les dames seront prêtes.
- ;) -
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M O~
COMICE AGRICOLE.
Le Maire et les Adjoints avec le Sous-Préfet,
Pour juger du Concours l'intéressant effet,
Se rendent sur le champ où le soc fonctionne
En l'honneur de Cérès, des fermiers la patronne.
Là, les chevaux, les bœufs et l'innocent mouton
Se redressaient pour plaire à la Commission
Et pour faire obtenir à leur propriétaire
Le premier prix du soc dont la charrue est fière.
Pour être au grand Concours premier cultivateur,
Il faut prouver qu'on est le plus grand producteur ;
Ce qui donne au pays abondance et richesse,
Oui, voilà, selon moi, la première noblesse.
Décorez le savant, l'artiste et l'inventeur
Qui peuvent des humains augmenter le bonheur ;
Ces hommes éminents en talent, en science,
Le pays leur devra de la reconnaissance.
Décorez et titrez l'intrépide vainqueur
Qui défend son pays contre un envahisseur ;
Mais non le conquérant, la conquête est un crime;
Qui vous donne le droit de faire une victime?
Ce droit, me direz-vous, c'est le droit du plus fort;
Je sais que le canon n'a jamais dit : j'ai lurl;
- !)
A moins qu'un noble cœur, de sa vaillante épée,
Des faibles opprimés venge la foi trompée,
Ou bien pour soutenir l'honneur de son drapeau,
N'importe en quel climat et sur terre et sur l'eau,
Le citoyen fidèle, amant de sa patrie,
Lui doit dans tous les temps et son sang et sa vie :
Voilà le noble emploi du sabre et du canon ;
Dans ces cas, du plus fort approuvons la raison.
Mais, pourra-t-on jamais ne plus faire la guerre?
Oui, pour y parvenir, écoutez ma prière :
Réformez, s'il se peut, peuples civilisés,
Et vos lois et vos mœurs de défauts hérissés ;
Il faudrait, j'en conviens, changer l'espèce humaine
Et l'univers est grand ; mais l'on n'a rien sans peine ;
Voyez les nations sans cesse se heurter,
Pactiser le matin et le soir contester.
Peut-on voir sans frémir sur un champ de bataille
Trente mille soldats tués par la mitraille
Et de nombreux blessés qu'on ne peut secourir,
Qui souffrent en héros en se sentant mourir?
Plus vous tuez d'humains, plus vous avez de gloire
Et plus est votre nom célèbre dans l'histoire :
Tels furent Alexandre, Annibal et César,
Et bien d'autres encor qui sont venus plus tard.
A l'instar de Cain qui massacra son frère,
Les hommes se feront toujours entre eux la guerre.
Ah ! quand le sang humain ne se versera plus,
Peuples chantez en chœur Te Deum laudamus J
Ne craignez pas qu'un jour nous soyons trop sur terre,
L'Éternel n'est-il pas 'souverain et bon père?