//img.uscri.be/pth/f9e0a88e39d2a7c5ca158a8e22c84378bbbfeaab
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Dialogue entre un Alsacien et un bourgeois de Paris. (Lu à la Société littéraire de Strasbourg, dans sa séance du 11 décembre 1866.) [Signé : Charles Dubois.]

De
8 pages
impr. de Christophe (Strasbourg). 1867. In-8° , 8 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

/•? , - „ \ DIALOGUE
\ s *• ~~=»^ / ENTRE
uTlLSACIEN ET UN BOURGEOIS DE PARIS '■;
(Lu à la Société littéraire de Strasbourg dans sa séance du
11 décembre 1866.)
La scène se passe au foyer de la Comédie française durant
un entr'acte.
La salle est pleine de monde... l'Alsacien, Diemer, s'y pro-
mène de long en large.
DIEMER.
Belle salle, vraiment!... Mais ce qui m'y déplaît
C'est que j'ai beau chercher, mon oeil ne reconnaît
Pas un visage ami... Fort beau! mais je m'ennuie...
Si je sortais un peu... Bon! voici de la pluie...
Il va s'asseoir ; presque aussitôt entre un monsieur
tout mouillé qui vient prendre place près de lui.
DuVAL.
Ah! cher monsieur, quel temps!... Voyez, je suis crotté
Rien que d'être venu du café d'à-côté...
Mais que fais-je?... Pardon !... Je vous trouble peut-être.
Vousrêviez, il me semble, et moi, sans vous connaître...
DIEMER.
Vous, me troubler, moosieur?... Ah! ne le croyez pas.
Vous me faites plaisir; je m'ennuyais, hélas !
DUVAL.
Vous êtes seul sans doute, et l'entr'acto vous pèse.
Ceci, je le comprends ; rien ne met mal à l'aise,
Comme d'être eu un lieu, traînant seul son ennui,
Quand chacun sous vos yeux a qui cause avec lui.
Mais quoi? si vous voulez, faisons comme les autres...
Causons un peu... De quoi?
DIEMER.
Mes goûts seront les vôtres.
DUVAL.
Bon parlons des acteurs.
DIEMER.
Ils me sont inconnus.
Jusque chez moi leurs noms seuls étaient parvenus.
DUVAL.
Vous êles étranger !... 0 rencontre charmante...
J'adore l'étranger; son seul aspect m'enchante.
L'étranger, c'est pour moi tout un monde nouveau,
Une énigme parlante, un beau livre, un tableau
0 ! la bonne fortune à qui veut tout connaître !
Aussi quand j'en trouve un...
DIEMER.
Non, permettez!... peut-être
Serez-vous moins content, — du moins je le crains
bien, —
Après cet humble aveu : je ne suis qu'Alsacien.