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Dialogue entre un magnétiseur, qui cherche les moyens de propager le magnétisme et un incrédule qui croit l'avoir trouvé

De
13 pages
chez les marchands de nouveautés (Paris). 1818. 14 p. ; in-8.
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DIALOGUE
ENTRE
UN MAGNÉTISEUR
QUI CHERCHE LE MOYEN DE PROPAGER
LE MAGNÉTISME,
ET
UN INCRÉDULE
QUI CROIT L'AVOIR TROUVÉ,
PARIS,
CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
l8l8.
RELATION
DU
TRAITEMENT MAGNÉTIQUE
DE LA FEMME M.. TIN DE SAINT-QUENTIN,
AVANT-PROPOS.
DIALOGUE entre un Magnétiseur qui cherche
le moyen de propager le Magnétisme, et
un Incrédule qui croit Vavoir trouvé.
QUOI, mon cher, sérieusement, vous allez
rendre publique la relation du traitement que ,
depuis plus d'une année, vous faites suivre à la
femme J\L. tin ? Pourquoi pas? Vous l'avez
lue; ne m'avez-vous pas dit vous-même qu'elle
mérite bien autant l'impression que tels et tels
rapports insérés dans les Annales du magnétisme?
(4)
- Il est vrai; ( et ce n'est pas beaucoup dire)
mais, quelle mission, quel titre avez-vous pour
vous lancer ainsi dans la carrière polémique? Pas
une ligne, pas un vers ne sont encore sortis de
votre portefeuille ; outre le blâme de vos su pé-
rieurs, ne craignez-vous pas? Qu'ai-je à crain-
dre ? Mes devoirs ne me défendent pas d'em-
ployer, à mon gré, mes momens perdus, et je
ne prétends guerroyer avec personne. J'ai vu, et
j'écris avec sincérité, avec bonhomie, si l'on veut,
ce que j'ai vu, ce que je vois, depuis plus d'un an.
Il n'est pas un magnétiseur qui ne me croie.
D'autres somnambules que la femme Mo. tin. ont
déjà fait parler d'eux dans celte ville; et qu'ont
produit, je vous prie, les premières merveilles
de Manuel, les consultations du sieur Baron, les
voyages de Jeannette, les colloques de Mlles Rose
et Anastasie? Quels pas ont-ils fait faire à la science?
Encore les a-t-on vus ceux-là : des curieux, des
adeptes ont assisté, plus ou moins niaisement,
plus ou moins frivolement, à leurs séances; mais
votre femme M.. tin, qui croira tout ce que vous
en dites? Vous avez toujours opéré sans témoins,
pour vous seul. Et pour elle aussi, j'espère,
(5)
car de mourante qu'elle était, elle est aujourd'hui
rajeunie de vingt ans. Mais toujours sourde.
O, si j'avais fait cette cure ! Eh bien? Eh
tien, qu'en d i riez-vous vous-même? Je dis
que les partisans du magnétisme n'en seraient peut-
être pas plus nombreux dans cette ville même où.
pourtant la femme M.. tin est bien connue pour
sourde, depuis longues années. L'incrédulité aurait
attribué la cure à toute autre cause, la frivolité
me l'aurait pas approfondie davantage. Eh, non
cker, tout magnétiseur que je suis, tout admira-
teur que je suis de cette découverte qui me paraît
céleste, ne sais-je pas, comme vous, qu'elle n'est
pas en harmonie avec l'esprit du siècle, éminem-
ment esprit fort, et. Pourquoi, de votre part,
- Cet esprit cba dénigrement? C'est YI-ai , j'ai tort ,
le temps n'est pas encore venu; et comme dit, je
crois, le Bonhomme :
c De glace pour la vérité,.
«. L'homme est tout feu pour le mensonge. »
- Et qui voulez-vous qui se livre exclusivement
à cette découverte ? Ceux qui s'en occupent ici,
le commerçant, l'homme d'affaires, le magistrat,
le médecin même négligeront-ils lçurs comptoÍr&,