//img.uscri.be/pth/205d641ef84618294e94bc9a5a74a838d1c4a676
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Discours de Michel Perrot imprimé sous les auspices de la Section de Mutius Scaevola, par arrêté de l'assemblée générale, du 15 messidor, an deuxième

De
8 pages
impr. de Guérin (Paris). 1793. In-8° , 8 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

A
DIS G O U R S T
DE MICHEL PERROT, -
Imprimé sous les auspices de la Section
de Mutius Scœvola , par Arrêté de
PAssemblée générale, du iS inessidor ,
-etfuda^ième.
ttv> .0~- , , l' h omme sentit qu'il
/V^AijàS^&fe l'univers , l'homme sentit qu'il
existoit une intelligence supérieure a la
1Iienne, don t il dépendoit, et à qui ses hom-
mages étoient dus. Il dit dans son langage pri-
mitif : je reconnois un Dieu créateur , ordon-
nateur des objets qui frappent mes "sens 9
prolongent ma vie , et font mon bonheur : je
veux l'adorer à cause de ses bienfaits.
L'homme n'avoitqu'à suivre lefi mouvemens
de son cœur , pour rendre à l'Eternël un culte
digne, à la fois , du créateur et de la créature.
Sans doute, il n'obéit d'abord qu'à cette
impulsion naturelle , et sa gratitude envers
l'Etre suprême , conserva quelque tems sa
pureté.
Qu'ils furent beaux, ces jours où les purs
élans de l'ame vers la divinité , tinrent lieu,
de tout culte, de toute religion ; où la simple
s
vertu guida l'homme, oit de fanatiques et
superstitieuses cérémonies ne fixèrent point
§on attention sur de vaines idoles, ni sur
certains imposteurs qui, semant par-tout l'er-
reur et le menson ge , ne rougirent poimt
d'exiger pour eux-mêmes , les signes de res-
pect qui n'étoient dus qu'à Dieu.
Citoyens , le premier culte des hommes à
l'égard de l'Eternel , le premier hommage
qu'ils lui rendirent , fut l'expression de
l'amour et de la reconnoissance. Ils n'eurent
besoin ni d'intermédiaires ni d'interprètes ,
pour lui faire agréer ces purs sentimeris que
ftti-même avoit mis dans leurs cœurs , et qu'il
daignoit y recueillir. C'étoit-là la vraie reli-
gion, celle qui con:venoit au genre humain
pour tous les siècles, et dans laquelle il eftt.
puisé toutes les vertus.
-. Mais bientôt, malheureusement, une mons-
trueuse ambition, jointe au plus sordide
intérêt , suscita des hypocrites , des menteurs
qui se dirent inspirés du ciel et revêtus d'un
caractère sacré. Sous les spécieuses dénomina-
tions de prophètes, de sacrificateurs, de
pontifes et de prêtres , ils abusèrent de la
naïve confiance de-nos aïeux, leur persuadè-
rent, à force de supercheries , que l'auteur
suprême de. la nature leur avoit confié ses
secrets , et poussèrent l'impudeur jusqu*a se
prétendrefcetds organes de la volonté divine.