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Discours prononcé à l'assemblée générale du district de Saint-Louis-de-la-Culture par M. de Rozoi , membre du Comité de ce district, & son vice-secrétaire. 24 juillet 1789

De
16 pages
1789. 16 p. ; in-8.
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A
DISCOURS
/'V. PRONONCÉ
:.', '1,/ R 0 1
A ^'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DU DISTRICT
DE S AINT-LOUIS-DE-LA.CULTURE,
PAR M. DE R 0 Z OI, Membre du Comité de
ce District, & son vice-Secrétaire.
24 Juillet 1789.
M ESS I E U RS,
LES douze Commissaires, nommés par
vous pour travailler à donner des bases à la
conilitution nouvelle, remplirent un devoir
( 2 )
bien cher à leur patriotisme, en vous invi-
tant à vous rassembler aujourd'hui.
Jamais LA COMMUNE de ce District n'a pu
réunir les vœux, ses suffrages ôt ses travaux
dans un moment plus intéreifant pour elle,
ainsi que pour tous les Citoyens. Enfin la
Concorde rapproche tous les esprits & l'a-*
mour du bien tous les cœurs. On n'a plus
qu'une même passion, celle du bonheur pu-
blic : mais on aura la même récompense,
celle d'une gloire durable.
Ce mot genérique, qui embrasse tous les
états & toutes les conditions ; ce mot LA
COMMUNE, vous offre, Messieurs, le tableau
du chef - d'œuvre de l'ordre social. Plus de
vaines distinctions entre les Membres du
grand Tout, entre les enfans d'une même
Patrie. Le Guerrier depuis l'Officier Général
jusqu'au Soldat, le Minière des autels, qui
n'cft plus qu'un Ministre de paix & de conso-
lation; le Laboureur, le Négociant, le Ma-
nufacturier ces peres nourriciers de l'État;
l'Artiste qui crée par son industrie une nou-
( 3 )
A 2
telle branche de commerce, l'Artisan, le
Journalier lui-même, dont chaque instant
de la vie est un tribut payé à nos besoins,
Tous font égaux aux yeux de la Patrie; la
COMMUNE est formée par l'uffemblage de
leurs taleris, de leurs vertus, de leurs tra-
vaux. Pas un seul d'entre eux, qui puisse en
être exclus, ou qui ait le droit de ne pas s'y
rendre; parce que si jamais un frere ne peut
être oublié ou méconnu par ses freres, il ne
peut à son tour ni les oublier ni les mécon-
naître.
Ainsi, Messieurs, notre réunion dans un
même lieu est l'aâe le plus solemnel d-e l'a.
mour fraternel : c'efl un des articles du pacte,
qu'il nous a fait con trader.
Lorsque ce premier des devoirs est rempli,
le fecond est que ceux, à qui la COMMUNE
a daigné confier ses intérêts, viennent au
fein de leurs Mandataires leur rendre compte
de la plus fainte des missions. Vous aviez
nommé, Messieurs, douze CommilTaires :
ils se présentent devant vous avez cette no-
t 4 )
ble assurance, que leur donne non leur con-
fiance dans lqurs lumieres, mais la pureté
de leurs intentions. Leur éleétion, c'est-
dire la sanction des pouvoirs, qu'ils avoient
ireçus de vous, n'étoit que verbale : mais elle
n'en est que plus sacrée & pour eux & pour
vous. La parole donnée par la COMMUNE
assemblée est le contrat le plus saint, puif-
qu'il est fous la fauve-garde de la foi publi-
que. Et voila, Messieurs, de ces Loix, qui
comme celle de l'Honneur, n'ont pas besoin
d'être écrites pour rester gravées dans les
cœurs.
Les douze Commissaires élus par vous,
Messieurs, ont fait rédiger jour par jour un
CQjQ3p £ £ «, £ £ ndu de leurs travaux , de leurs
veilles, de leurs efforts pour répondre à la
confiance dont vous les aviez honorés. Ils
vont vous en faire faire la leBure.
Mais comme lorsque l'on vient rendre
com pte de sa gestion, on ne doit pas même
exposer au plus léger soupçon de vouloir
séduire ses Commettons, chacun d'eux s'efi
(5)
A 3
engage par une paro l e d' h onneur a point éle-
ver la voix dans cette assemblée. Quel homme
ne pourroit pas avoir l'art de se faire faire
quelque queflion insidieuse , pour donner
lieu à quelque réponse plus insidieuse encore ?
Vos Commissaires ont choili celui, qui,
les ayant présidé provisoirement, n'a point
quitté le Bureau. C'est à lui, qu'efi remis le
foin de répondre aux queflions, que vous
croiriez, Messieurs, avoir à faire ; nul autre
de vos Mandataires ne prendra la parole ,
qu'interpellé par lui en votre nom. Tout ce
qui pourroit altérer ce calme heureux d'une
concorde touchante, doit avoir été prévu.
Assez, depuis quelque temps, la Patrie a
pleuré en larmes de fang les maux dont ses
enfans ont souffert. Vous, Messieurs, vous,
partie si chere pour nous de cette famille,
dont le courage égale les dangers , vous
n'aurez point à nous reprocher , qu3 nous
ayons rien hasardé qui pût troubler la paix
de cette COMMUNE, dont le bonheur est le;
gage du nôtre.
( 6 )
Vous allez entendre le récit de ce que le
patriotisme a fait pour concourir au bien gé-
néral. S'il vous reste quelque éclaircissement
à demander, nous vous en conjurons au nom
de tous les sentimens qui honorent & conso-
lent l'Humanité, que chacun de vous se dise ;
c'est un frère que j'interroge, c'est un frère
qui va me répondre,
Ici la lecture du compte rendu a été faite par le
Secrétaire; après cette lecture , le vice-Secré
taire a continué ainsi :
Citoyens, vous venez d'entendre ce récit
fidèle des délibérations & des travaux, qui
ont déjà signalé le zèle & la vigilance de
vos Commissaires & de ceux qu'ils avoient
crû devoir s'affocier- S'agissait-il des subsis-
tances? Auffitot ceux d'entre-eux à qui les
denrées, les comestibles, le vestiaire étoient
le mieux connus, couroient où les besoins
des Citoyens les appelloient. S'agissait-
il de police militaire? Des Guerriers refpec-
tables, des Soldats de la Patrie oublioient