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Discours prononcé dans le temple des chrétiens protestans de Bruxelles, le 3 décembre 1809, jour du Te Deum, chanté à l'occasion de la fête du couronnement de S. M. l'empereur, et du rétablissement de la paix avec l'Autriche ; par J.-P. Charlier,...

De
29 pages
Weissenbruch (Bruxelles). 1809. [2]-31 p. ; in-8.
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DISCOURS
PRONONCÉ DANS LE TEMPLE
DES CHRÉTIENS PROTESTANS
DE BRUXELLES.
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DISCOURS
PRONONCÉ DANS LE TEMPLE
•ES CHRÉTIENS PROTESTANS
DE BRUXELLES,
>\ i ¡\,\).'
Dé, cembre i[ éit, i - -
1 \TE DEum, chanté à ïoccasion
(te-hciîête du Couronnement de S. M.
l'Empereur, et du rétablissement de la
Paix avec VAutriche;
PAR J. P. CHARLIER,
Ministre du Saint Evangile et Pasteur-Président
de l'Oratoire de Bruxelles.
A BRUXELLES,
Chez WEISSENBRUCH, Imprimeur-Libraire ,
place de la Cour, n°. io85.
an i 80g.
A
MONSIEUR LE COMTE RAPP,
GÉNÉRAL DE DIVISION,
Aide-de-Camp de S. M. l'Empereur et Roi y
Commandant de la Légion d'Honneur,
Grand - Croix de l'Ordre de la Fidélité
de Bade , Chevalier de l'Ordre du Lion
de Bavière, Membre du vénérable Consis-
toire protestant de la Confession d'Augs-
bourg, séant à Paris, etc., etc., etc.
MONSIEUR LE COMTE,
INTERPRÈTE des sentimens d'une Eglise
qui s'honore de votre protection généreuse,
j'ose vous présenter ce faible hommage
que votre bienveillance a daigné agréer.
'Les exploits que célèbre ce discoursne
vous sont pas étrangers; vous y avez pris
une part active; les vertus qu'il recom-
mande, vivent dans vos actions, et le
plus grand des Héros a prouvé qu'il sait
apprécier en vous la valeur de Bayard
et l'amour de ce Guerrier pour son Prince.
Puisse le -Ciel, en prolongeant votre glo-
rieuse carrière, pour votre bonheur et pour
le nôtre, vous décerner la juste récom-
pense de vos vertus et de vos bienfaits!
Je suis avec un respect profond,
MONSIEUR LE COMTE,
Votre très-humble et très-obéissant
Serviteur.
J. P. CHARLIER.
Bruxelles, le 16 Décembre 1809.
(5)
PRIÈR-E
D'ACTIONS.DE GRACES.
GRAND DIEU ! en qui tout est substance
et sentiment, de qui, par qui et pour le-
quel sont toutes choses (i), notre Père
et notre Rédempteur ! Daigne jetter un
regard d'approbation sur ce sacrifice de
prospérité; que l'encens de notre recon-
naissance monte vers ton trône auguste !
Tu es celui qui est, qui était et qui
isera (2). D'un regard tu enfantas la terre ,
et tu imprimas ton image sur le front des
Cieux. Devant toi les nations sont comme
la goutte qui distille d'un sceau, comme
la menue poussière qui s'attache à une
balance (3) : à chaque peuple. tu as as- -
signé sa portion, tu as posé les limites
(1) Rorn. xL, 36.
(2) ApOCAL. I, 4.
(3) Es. XL, t5.
(6)
des fils d'Adam, (i). Tu dispenses le scep-
tre et la houlette ; le destin n'est que ta
loi suprême.
ETERNEL ! ta lumière et ta puissance
ont éclaté sur nous. Tu as parlé à Napoléon,
ton serviteur ; tu lui as dit : Je t'ai choisi
pour paître mon héritage (2) • j'ai placé
une couronne d'or sur ta tête (3). Ne
crains point, car je suis avec toi. Tous
ceux dont la colère s'enflammera contre
to.i, seront couverts de confusion et de
honte; un vent les emportera, un tour-
billon les dissipera (4) et ta droite saisira
la paix.
Ta promesse s'est accomplie, SEIGNEUR!
Fier de ses chariots et de ses cavaliers ,
Assur était monté contre nous et les fils
de notre alliance; mais tu Vas frappé et
il a tendu la main de réconciliation. L'o-
(1) DEUTERON. XXXII , 8.
(2) Es. XLI, 9.
(5) Ps. xxi, 4.
(5) Es. XLI, 10, li, 15.
( 7 )
livier croît à coté du laurier, les peuples
s'embrassent et vouent à l'oubli leurs fu-
nestes haines , leurs sanglantes discordes.
Grâces , grâces immortelles fen soient
ren d ues , o notre Dieu, notre suprême
Bienfaiteur ! Que ton nom soit béni dès
à présent et à perpétuité! Qu'il soit cé-
lébré depuis le soleil levant jusqu'au so-
leil couchant (i)! Eternel! tu es digne
de toutes nos louanges, nous raconterons
tes merveilles y nous publierons la splen-
deur de ton règne glorieux (2). Que tout,
ce qui respire, loue et célèbre l'Eter-
nel (3) !
AMEN!
(1) Fs. cxui, a.
(a) Fs. CXLV, S, 5.
(3) Pa. ca., 5.
(8)
(CHANT DE LA PREMIÈRE PARTIE DU
TE DEUM.)
INVOCATION.
DIEU trois fois saint ! Pénètre-nous du
sentiment de ta présencë dans cette heure
solennelle. Soutiens l'essor de nos pen-
sées et les méditations de nos cœurs!
L'univers respire dans ton sein. Tout
se rapporte à ta gloire, et tes bienfaits sont
des liens d'amour.
Puissent - ils nous attirer à toi pendant
que nous écouterons ta parole! Dispose-nous
à la recevoir avec attention, avec docilité
et reconnaissance !
AMEN!
( Il )
TEXTE.
- PSBAUME XX, V. 7, 9 et 10 :
7. Je sais à présent, que l'Etemel a sauvé
son Oint, qu'il Va exaucé de son sanc-
tuaire céleste et l'a délivré par la force de
son bras.
g. Ils ont plies, ils sont tombés, mais
nous, nous sommes debout, nous sommes
restés affermis.
10. Eternel! Conserve le Roi,
E X 0 R D E.
Mes Frères Cest ici la journée que l'E-
ternel a faite (1). Son soleil l'éclairé d'écla-
tans rayons, depuis Dan jusqu'à Bersabé le
Peuple la célèbre et les habitans de Sion pui-
sent avec joie de Veau à la fontaine du
Salut (2) L'airain sacré retentit dans les airs
et le cri de l'allégresse dans la cité. Magistrats,
Guerriers, Citoyens, Jeunes Gens, Vieillards,
tous, dociles à la voix du Souverain, s'empres-
(l) P. CXV1II, 24,
(a) Es. XII, 3.
( 12 )
sent vêrs les temples, pour y offrir un sa-
crifice solennel d'actions de graces au Roi des
Rois (3), au Dieu des triomphes et de la paix.
A pareil jour il a donné le scèptre à Napo-
léon et la victoire à l'Homme de sa droite,
Depuis cette époque il a été constamment avec
son Serviteur, il l'a couvert du casque du
Salut. Uennemi venait comme un tor-
rent, mais l Etérnel a levé l'étendard contre
lui, (4) et une paix prom pte et glorieuse
termine une guerre , qui aurait pu durer
plusieurs années et qui semblait menacer jus-
qu'à l'Empire même.
Organe de la Patrie, l'Eglise exalte aujour-
d'hui ces bienfaits et par la reconnaissance
resserre les nœuds qui lient ses enfans au Mo-
narque et à l'Etat. Elle retrace
I. La Bénédiction de nos armes, couronnée
par la paix.
Elle prêche
II. La fidélité au Prince, instrument de la
puissance de l'Eternel, le dévouement à la
patrie, objet des faveurs célestes (5).
(3) I TIMOTH, VI, 15.
(4) Es. tix, 17 et 19.
(5) Décret Impérial du 19 Février 1806. Circulaire de S. H, le Mi-
nistre des Cultes.
( i3 )
Donne-nous de remplir cette double tâche ,
Esprit du Seigneur, qui aux jours anciens ins-
pirais les Prophètes d'Israël. Que nos idées ré-
pondent à l'importance des événemens et nos
paroles à la grandeur de cette solennité !
Ainsi soit-il !
PREMIÈRE PARTIE.
Envain l'Empereur qui regarde la guerre
( ce sont ses propres expressions ) comme
le premier et le plus grand des fléaux, vou-
lait en épargner les malheurs au Continent ;
envain durant les négociations il avait montré
la modération la plus généreuse ; envain dans
cet entretien solennel, auquel assistèrent les
Représentans des Souverains de l'Europe, il
avait déclaré à l'Ambassadeur d'Autriche, que
la fidélité aux traités était sa maxime invaria-
ble et le maintien de la paix , le besoin de
son coeur ; les conférences sont rompues ;
Marengo , Ulm , Austerlitz sont oubliés.
l'Archiduc à la tête de trois cent mille hom-
mes , marche sur la Bavière et franchit le fleuve
de l'Inn.