Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

DISCOURS
PRONONCÉ le 11 frimaire an XIII, à l'hôtel-
de-ville d'Auxonne, par le PREMIER
ADJOINT AU MAIRE , en présence des
autorités constituées , des chefs mili-
taires, des Officiers de la garnison et des
fonctionnaires publics, réunis pour aller
assister au TE DEUM, en l'église parois-
siale, à l'occasion du couronnement de
LIVRES MAJESTÉS IMPÉRIALES.
MESSIEURS,
Destinée à consacrer, dans un grande
empire , au sein du christianisme , des
lumières et des arts, l'événement le plus
mémorable que l'histoire puisse transmettre
à la postérité ; la cérémonie à laquelle nous
nous unissons aujourd'hui , de coeur et
d'intention , devoit présenter, comme elle
présente en effet, le plus imposant, le plus
magnifique spectacle qu'ait jamais offert la
scène du monde.
( 2 )
C'est aujourd'hui, Messieurs , que la
main puissante qui tient le coeur des rois,
fixe le destin de la France.
C'est aujourd'hui qu'elle a réellement
fini la révolution, dont nous avons traversé
les orages au hasard d'en être foudroyés :
cette révolution qui, dans une courte pé-
riode d'années, a déroulé aux yeux des
nations étonnées, et des princes ébranlés
sur leurs trônes, plus de faits que n'en peut
voir naturellement s'accumuler une longue
série de siècles : cette révolution, assem-
blaga inexplicable de crimes publics et pri-
vés , et de vertus civiles et guerrières ; de
subversions stupides , et de conceptions
élevées ; de tendance à la fois vers la bar-
barie et vers le perfectionnement des scien-
ces et des arts.
Oui, Messieurs, elle a cessé cette crise
terrible , épouvantable ; et nous devons à
son existence , qui ne pouvoit être que
passagère, l'élaboration des élémens d'un
nouvel ordre de choses qui , sorti naguère,
par une suite de prodiges, du milieu d'im-
menses ruines , et dominant déjà par sa
grandeur les âges qui ne sont plus, repose