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Discours prononcé par le citoyen Guillin, remplissant les fonctions de procureur de la commune provisoire de la ville de Lyon, dans la séance du Conseil général, du 23 juin 1793, l'an II de la République

De
8 pages
impr. de A. Leroy (Lyon). 1793. France -- 1792-1795 (Convention nationale). 8 p. ; in-8.
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DISCOURS
PRONONCÉ par le Citoyen GUILLIN,
remplissant les fonctions de Pro-
cureur de la Commune provisoire
de la Ville de Lyon, dans la
séance du Conseil- Général., du
23 Juin 1793 , l'an II de la
République.
CITOYENSI
C'EST aujourd'hui que nous pouvons
dire que la Patrie est réellement en
danger. Les faits sont avérés , il n'y a
plus d'incertitude. Encore quelques jours,
la Liberté 3 la fortune publique y tout est ,
anéanti. Quelle est donc la cause des
événemens désastreux qui par leur ra-
pidité nous entraînent dans l'abyme ?
L'anéantissement de toute morale , l'ou-
bli de tous les principes , le mépris de
toutes les loix ; les vices et les crimes
de ceux qui , en berçant le peuple d'un
( 2 )
vain espoir , ont acquis un pouvoir fu-
neste ; en un mot , le renversement ab-
solu de toutes les idées , de toutes les
notions de justice et de raison. Qu'op-
poser à ce torrent destructeur, et com-
ment éloigner la foudre qui gronde sur
nos têtes ? Des mesures sages dictées par
l'expérience , et consacrées par l'intérêt
général. C'est la nature de nos maux
qui doit les indiquer aux François-, jus-
tement indignés. 0 mes concitoyens I
il est encore en votre pouvoir de rete-
nir le vaisseau que des mains perfides
conduisent pour le faire échouer : il est
encore en votre pouvoir de changer
l'affreuse destinée qui vous est préparée.
Vous le savez , il n'est plus tems de se
reposer sur des mandataires infideles ;
sur ces hommes qui ont enveloppé leur
vile cupidité, leurs passions sanguinaires,
leurs desseins criminels , d'un fastueux
enthousiasme , aussi trompeur que le
masque qu'ils portoient. Combien de
fois il nous ont abusés ! combien de fois
il nous ont fait partager un délire étudié
pour nous en imposer avec plus d'im-
punité ! lis proclament la République,
demandée par tous les François , et ils
aspirent a une nouve l le souveraineté.
Ils invoquent la liberté , l'égalité ; et un