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Discours prononcé sur la tombe de M. Eusèbe Castaigne , par le Dr Cl. Gigon,...

De
10 pages
Goumard (Angoulême). 1867. Castaigne, Eus.. In-8° , 7 p..
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DISCOURS
PRONOXCE SUR LA TOMBE
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M. EU5ÈBE CASTAIGNE
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* DCCC LXVII
DISCOURS
UNONCE SUR LA TOMBE
DE
;:,'p)SÈBE CASTAIGNE
PAR
LE Dr CL. GIGON
Vice-Président de la Société archéologique et historique
de la Charente.
JEAN-FRAÇOlS-EUSÈBE CASTAIGNE, bibliothécaire de la ville d'An-
goulême, ancien secrétaire, ancien vice-président de la Société,
vice-président honoraire et conservateur du musée, est décédé le
lundi 26 novembre 1866, à six heures du matin, dans la soixante-
troisième année de son âge, après une courte maladie dont les
souffrances ont été adoucies par les consolations de la religion.
Voici en quels termes le journal le Charentais (no du 28 novembre)
rend compte des funérailles de notre savant el regretté confrère :
a Les funérailles de M. Eusèbe Castaigne, bibliolhécaire de la
ville d'Angoulême, ont eu lieu ce malin, à neuf heures et demie,
dans notre cathédrale. La nombreuse assistance témoignait des
sentimenls de douloureuse sympathie qu'avait excilés la mort de
notre savant concitoyen. Toutes les classes éclairées participaient
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- 9 -
par leurs représentants à ce dernier hommage rendu a la mémoire
du savant el de l'homme de bien.
« Les cordons du poêle élaienl lenus par MM. Paul Sazerac de
Forge, maire d'Angoulême; Liédot, ancien payeur; Carissan, pro-
fesseur d'hisloire au lycée, el Gigon, vice-président de la Société
archéologique el historique.
41 Le deuil élail conduit par M. Joseph Caslaigne et la famille, sui-
vis des membres de la Société archéologique el historique, M. Gelli-
berl des Seguins, député de la Charente, son président, el M. Babinel
de Rencogne, son secrétaire, en lêle, qui avaient voulu témoigner
leur respect, leur reconnaissance el leurs regrets au fondateur de la
docte Compagnie.
41 M. Gelliberl des Seguins, prévenu au dernier moment seule-
ment, par suile d'une absence, s'était empressé de se rendre 1. An-
goulême pour assister à la cérémonie, el a suivi le cortège jusqu'au
cimelière.
- M. l'abbé Saivel, curé de Saint-Pierre, lui-même membre de la
Société, a officié et donné l'absoule. Un grand nombre de personnes
ont accompagné le cercueil au cimetière, et, après les prières,
M. le docteur Gigon, vice-président de la Sociélé archéologique el
historique, a prononcé sur la tombe le discours suivant :
« Messieurs,
« Je ne m'attendais pas au périlleux honneur de porter la parole
« devant vous, dans celle douloureuse solennité, et j'espérais que
41 notre honoré président nous ferait entendre, au nom de la Société
41 archéologique, un de ces discours remarquables dont il a le
u secret, el dont nous gardons longtemps le souvenir; mais des
« circonstances imprévues IJe l'ayanl pas permis el nous ayant privé
« de celte parole aimée, à moi incombe la tâche difficile de le sup-
• pléer et de rappeler les mériles de celui qui fut pour moi un vieil
* ami, et pour nous lous un maître dans l'art des recherches
« historiques el dans la science de l'archéologie.
• Eusèbe Caslaigne, dont nous déplorons aujourd'hui la mort
« Irop prompte, était né à Bas sac, en 1804, d'une famille de vieille
< bourgeoisie, qui y réside depuis des siècles, et dont il a voulu dans
• ces derniers temps retracer la généalogie, non par esprit de va-
* nité, mais pour rendre hommage à des ancêtres qui lui avaient
- w légué, comme un héritage précieux, un nom sans tache et honoré
• de tons. Resté orphelin de bonne heure, il fut placé par son tuteur
« au cottége de PonMe-Voy, où il fit de brillanles études, et d'où il
lIsorlll déjà fortement empreint de celle beHe littérature française