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DOUX SOUVENIRS
PAR C COURTIN.
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PAR G. COURTIN.
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I.
A? tl/Ç % GttoPLIMENT DE FÊTE
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---_i->'^ D'UNE PETITE FILLE.
Ma mère, l'autre soir, me croyant endormie,
Près du feu se chauffait en tricotant mes bas,
Je ne pouvais dormir, et j'appelai bien bas
Mon bon ange gardien qui de sa voix amie
Me dit : que me veux-tu, mon enfant réponds-moi ?
Veux-tu de beaux pantins, de charmantes poupées,
Que sur des galets d'or traînent des haquenées?
18G4-
Parle, tous ces joujoux bientôt seront à toi.
Non, ce n'est pas cela qui fait que je t'appelle,
Je voudrais te charger de mission plus belle.
Il faudrait déposer mes souhaits et mes voeux
Aux pieds de l'Eternel, du Souverain des cieux.
L'ange, tout doucement, vers moi pencha sa tète :
De mon oncle que j'aime, oui demain c'est la fête,
Intercède avec moi, prions le Créateur
Pour qu'il ait de longs jours, et pour que dans sa vie
La poignante douleur, à la face amaigrie,
Ne puisse le toucher ni troubler son bonheur.
S'il fallait, de ses jours pour allonger la trame,
Ou raccourcir les miens, ou rendre à Dieu mon âme,
Je te dirais toujours, ah ! prenez tout cela.
L'ange baisa mon front, vers les cieux s'envola :
Je l'aperçus encor rayonnant dans la nue,
Bientôt il disparut tout-à-fait à ma vue.
Dieu, mon oncle, écouta l'enfant qui le priait,
Quand il revint vers moi, l'ange me souriait.
II.
UN RÊVE ACCOMPLI.
0 taisez-vous mes vers, taisez-vous mon délire!
Je voulais pour toujours laisser dormir ma lyre !
Mon esprit sommeillait... et du ciel le plus pur
Pas un nuage noir n'obscurcissait l'azur
Les prés étaient couverts de fleurs aromatiques,
L'insecte bourdonnait, les gammes chromatiques
Du charmant rossignol, ténor léger de l'air,
Vibrantes remplissaient les plaines de l'éther ;
La rosée étalait sur les gazons ses perles,
Dans les bois, abrités, se répondaient les merles,
La fauvette essayait ses plus douces chansons,
Le pic vert frappait l'arbre où sifflaient les pinsons ;
Les buissons, à l'envi, montraient leurs fleurs écloses,
Les boutons turgescents laissaient prévoir les roses;
Le soleil radieux annonçait les beaux jours,
Le printemps revenait, avec lui les amours
Sous les jeunes taillis, la simple violette
Tranquille préparait sa modeste toilette,
L'anémone, montrant sa couleur bleu de ciel,
Offrait à butiner à l'âpre mouche à miel,
Les fourmis, s'échappant de leurs tristes demeures,
Dans les bois, pour chercher, se perdaient quelques heures.
Tout, arbre, fleur, oiseau, rendait grâces aux Dieux,
L'univers tressaillait de sons harmonieux.

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