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Du principe électif à appliquer à la ville de Lyon pour la nomination de son conseil municipal] : observations respectueuses soumises au conseil général du département du Rhône et à M. le sénateur de l'Empire, administrateur extraordinaire du même département / [signé A. Hodieu (23 août 1864)]

De
13 pages
impr. de Vve Mougin-Rusand (Lyon). 1864. 13 p. ; 21 cm.
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DU PRINCIPE ÉLECTIF
A APPLIQUER A LA V1LLK I>K LYON
POUR F.A NOMINATION
DE SON CONSEIL MUNICIPAL
'OBSERVATIONS RESPECTUEUSES
SOUMISES Al! CONSEIL GÉNÉRAL DU DÉPARTEMENT ])U RHÔNE
J^^ ET A M. LE SÉNATEUR DE L'EMPIRE
ADMINISTRATEUR EXTRAORDINAIRE DU MÊME DEPARTEMENT
LYON \
IMPRIMERIE DE VEUVE MOUcflN-RUSAND
3, rue Stella, 3 •
18G4
Ces observations seront tirées à un nombro limité d'exemplairoa;
aucun no sera vendu. * «
i
DU PRINCIPE ÉLECTIF
A APPLIQUER A LA VILLE I>B LYON
POUR LA NOMINATION DE SON CONSEIL MUNICIPAL
OBSERVATIONS RESPECTUEUSES
SOUMISES AU CONSEIL UÉNÊRAL DU DÉPARTEMENT DU RHÔNE ET A M. LE SENATEUR
ADMINISTRATEUR FATRA0RDINA1HE DU MÊME DÉPARTEMENT.
-<ȣ>
Restituer à la ville de Lyon l'élection do son Conseil
municipal, tel était en substance l'un des voeux présentés
à la session du Conseil général du Rhône, en 1863, par
plusieurs de ses membres appartenant aux diverses nuan-
ces de l'opinion démocratique.
Le principe de cette proposition, sous la réserve de
l'examen des moyens de la réaliser, i devait trouver et
trouva de l'écho, môme en dehors de l'opinion qui l'avait
produite.
En effet, il existe à Lyon, dans toutes les conditions,
les plus élevées comme les plus modestes, beaucoup d'hom-
mes aux idées à la fois conservatrices et libérales. Ils veu-
lent l'Ordre, sans doute, avant tout ; mais quand l'Ordre
est rétabli, consolide, ils désirent le progrès sage et cons-
tant dans la Liberté.
De plus, toutes les opinions, sans distinction, y conser-
vent le culte des habitudes et des traditions municipales.
L'an passé, le Conseil général ajourna l'examen de la
question, sans rien décider. Ce voeu s'était présenté inopi*
nément a lui, il n'était pas prépare* suffisamment à le dis-
cuter. Le motif d'inopportunité par lequel il justifia l'ajour-
nement pouvait ôtro critiqué (voir plus bas, note A)J mais,
en dehors du motif donné, il agit prudemment eh réservant
la question ; il s'accorda à lui-môme, pour le temps de la
méditation, le bénéfice d'une année entière!
Dans la session actuelle, la discussion au fond ne peut
manquer de s'ouvrir; d'une part, le renouvellement partiel
du Conseil général y a renforcé l'élément démocratique;
d'autre part, plusieurs membres parmi ceux que l'adminis-
tration a patronnés aux élections précédentes, ou qu'elle a
accompagnés de ses voeux à celles de cette année, sont
sympathiques au principe de la proposition.
Puisque cette question éminemment lyonnaise est à
l'ordre du jour, qu'il soit permis,à un Lyonnais de résumer
ici les raisons qui la recommandent, et d'essayer d'indi-
quer le moyen qui lui parait le plus propre à la résoudre.
Rattaché à une période administrative demi-séculaire
par tous ses souvenirs de famille et par quelques travaux
personnels, il puise dans ces circonstances spéciales le
motif et l'excuse des respectueuses observations qu'il sou-
met à la sagesse et à l'indépendance du Conseil général.
.... ,
Depuis 1830, toutes les communes de France jouissent
du droit de nommer leur Conseil municipal. Paris seul
fut excepté, même sous lé gouvernement de Juillet. Paris,
comme Capitale, comme siège du Gouvernement, a tou-
jours été placé dans une position de dépendance. C'est le
satellite absorbé par les rayons de l'astre.
Lyon, qui, pendant-près de 2£ ans, avait exercé le droit