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Échos d'une voix solitaire : souvenir de Pierre Martin,... à ses amis

De
46 pages
impr. Divry (Paris). 1865. 1 vol. (51 p.) ; in-12.
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ÉCHOS
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VOIX SOLITAIRE
SOUVENIR
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-PIERRE MARTIN
Recteur honoraire
A SES AMIS
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RUB NOTBS-DAMB DES CHAMPS, 43.
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A SES AMIS
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1
A LA MKMOIIU:
DU FR1NCE DE TALLEYRAND.
Quinze ans déjà passés sur son illustre tombe
N'ont point fail reculer d'un joui*
Son puissant souvenir, qui sans cesse retombe
Sur ceux qui l'entouraient dans cet heureux séjour,
C'est que par des dons enchanteurs
Il savait conquérir les coeurs,
1.
li
Ainsi qu'il sut, par son génie,
Même après la défaite, élever sa patrie.
Prince, l'Eurupe admire; enror
Comment lui lurent imposées
Vos philanthropiques pensées.
Longtemps vous fûtes son Mentor.
Et, bien qu'a vos leçons fidèle,
Ses embarras prouvent assez
Le vide que vous lui laissez.
Ah ! restez au moins son modèle.
Pour nous qui de plus près avons pu regarder
Dans cette âme si douce à la fois et si grande,
Nous ne cessons de demander
Quel est l'hommage vrai que son nom ne commande
Il
LARMES SUR ROME,
Ainsi, de la ville éternelle
C'en est fait, qui no le pressent?
Si la Franco, sa sentinelle,
Lui retire son bras puissant.
8
Elle ne sera plus la sainte métropole,
D'où la religion, cette (ille des cieux,
Eclaira si longtemps de sa douce auréole,
A travers tant (recueils, les pas de nos aïeux.
Elle nu verra plus la foule
Gravissant ses parvis sacrés,
Ainsi qu'une ondoyante houle,
Que grossit le flux par degrés.
Ses temples ont perdu leur antique prestige,
Depuis que leur Pontife, auquel il fut donné
De bénir l'univers, ô coupable vertige !
Par des enfants ingrats est presque détrône '
Vous, de ce trône auteur illustre,
Charlemagnc, auriez-vous pensé
u
Que plus vous lui donniez de lustre,
Plus il se verrait menacé?
Dix siècles cependant, consacrant voire ouvrage,
Attestent que d'en haut il vous fut inspiré.
L'édifice païen, à Rome, eut un long Age :
L'édifice chrétien a plus longtemps duré !
Mais un nouvel ordre commence,
Qui prétend tout concilier :
Oter au pape sa puissance
C'est, dit-on, le magnifier.
Le sceptre anéanti, la tiare s'élève
Comme ont cru s'élever, au grand mot d'unité,
Ceux qui répudiaient, dans un funeste rôve,
Princcs,]chartres, drapeau, nationalité.
10
A nos yeux cette théorie,
De divorce ou de fusion,
No présage que barbarie,
Que trouble et que confusion.
Mais, dans un tel chaos, ce qui nous épouvante,
C'est de voir chanceler la barque du Pécheur.
Seigneur, secourez-nous; car jamais la tourmente
D'un plus sinistre effroi n'a glacé notre coeur !
m
CAVE TARPE1UM.
Il vous faut Rome, il faut que votre royauté
De Savoie, aujourd'hui perdue, ainsi que celle
De Chypre et d'autres lieux, au nom de l'unité,
Ici trop abusif, vous vaille le tutelle
lu
De l'empire autrefois par César possédé !
Mais d'oîi naquit chez vous ce gigantesque rôve?
Au grand Napoléon avez-vous succédé ?
Les Germains ont pris peur ; est-ce de votre gloire,
Ou des canons français à votre aide accourus ?
Parme, Naples, Florence, ô chose ù. n'y pas croire !
Ont pu voir, sans frémir, vos étendards intrus
Flotter sur des palais vieux témoins de leur gloire.
Qui vint à la révolte offrir de tels enjeux ?
Est-ce vous en vainqueur? Non, ce fut une tourbe
De fougueux niveleurs, qui déguise ses voeux
En vous intronisant ; qui, souple autant que fourbe,
Vous caresse, vous flatte, et vous pousse a monter
Au Capitole, dont la formidable roche,
Ce pic d'oïi leur serment est de précipiter
Toute tôte de roi, songez-y bien, est proche.
Ah ! cessez t\ jamais, cessez d'entretenir
Un dessein dangereux non moins que sacrilège.
*3
Laissez aux saintes mains, prêtes à vous bénir,
Ce sceptre vénéré, qui rassure et protège
L'univers catholique, et qu'exige sa foi.
Vous parlez d'unité ; sachez respectez Rome.
Prétendre y dominer ne serait point d'un roi
Né de race chrétienne et qu'on dit galant homme.
IV
PORTJE INFERI NON rBJEVALEBDNT.
Ils ont dit leur secret. S'ils visent h la tète,
C'est pour pouvoir d'un coup frapper le corps entier.
Depuis assez longtemps le Vatican arrête
Ou trouble leur succès. Il faut que le premier
10
Des serviteurs du Christ subisse l'ostracisme.
Plus d'obstacles, alors, à la dispersion
De la milice sainte. On peut du panthéisme
Annoncer la fondation.
Leurs devanciers ont fait pareille tentative,
Lorsqu'au siècle dernier, ayant supprimé Dieu,
Comme un vieux préjugé; déclarant abusive
La foi qui se prosterne, en priant, au saint lieu,
Et tourmentés surtout de la haute influence
Du prôtre sur les coeurs; comme contre-poison,
Ils venaient présenter à notre conscience,
Quoi ?... Le culte de la raison.
Mais cela fut prédit par le Sauveur lui-môme,
Quand, fondant son Église, il désigna celui
17
Auquel il confiait la mission suprême
D'en ouvrir ou fermer les portes après lui.
o L'enfer, jaloux du ciel, dit-il alors à Pierre,
Réserve à votre foi de terribles combats.
Il peut, je l'ai promis, l'éprouver sur la terre ;
/"Xiais il n'en triomphera pas! »
V
QUI S'Y FROTTE S'Y PIQUE.
On méconnaît le hérisson.
On prétend qu'il se pelotonne
Et se blottit dans le buisson,
Pour nous prendre au piège; or, personne
One par lui n'est piqué, que ceux
Qui méchamment hors de son gîte
Le poussent, heurtant ses épieux.
Par quoi l'on n'a que ce que l'on mérite.
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Car pourquoi déranger du centre habituel
De ses nobles exploits cet hôte incomparable ?
Il purge votre enclos, sauve votre cheptel
Des ravages affreux, du venin redoutable
Des serpents, des mulots, des aspics, des crapauds,
De ces immondes animaux
Qui déshonorent la nature.
Vous prétendez ne pas l'exclure.
Vous voulez môme, dites-vous,
Lui ménager une retraite,
A l'abri de toute tempête,
Sous les ombrages les plus doux.
Mais, justement jaloux de son indépendance,
Il méprise vos dons, repousse votre main,
S'enfuit, et vous laisse, un matin,
En proie aux ennemis qu'écartait sa présence.
VI
LA PLUME ET L'EPEE
FABLE
OU FANTAISIK MTTÉtUmK.
— Une plume, le croirait-on ?
Cette chose h la fois si mince et si débile,
Ose me régenter, et le prend sur un ton
Tout près de me blesser et d'émouvoir ma bile,

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