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Enfant de France

De
13 pages
impr. de Faisandier (Bergerac). 1869. In-8° , 15 p..
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A LA FAMILLE IMPÉRIALE.
EDGARD GADONNET
L'ENFANT DE FRANCE
Cet enfant n'est pas seulement le rejeton
d'une famille, mais il est véritablement en
oore le fils du peuple tout entier, et ce
nom lui indique ses devoirs. >
Paroles de Napoléon III.
À force de bienfaits, se faire un droit divin.
E. L.
PRIX : 1 FRANC.
BERGERAC
IMPRIMERIE FAISANDIER, RUE BELLEGARDE, N° 18.
1869.
SUR LE TREIZIEME ANNIVERSAIRE
DE LA NAISSANCE DU PRINCE IMPÉRIAL. (4)
I.
Salve, vera Jovis proies. (
Enéide
France ! accours vers ton fils par ma voix entraînée;
Tu le vois en vertus grandir sous tes regards;
Bientôt il va toucher à sa treizième année.
A ton coeur maternel quelle joie est donnée !
Viens sourire à ton fils, voici le seize mars !
Salue avec amour, comme sans flatterie,
Ce jour anniversaire entre plusieurs fameux,
Et, donnant un baiser à sa joue embellie,
Assois en souriant, vieille mère patrie,
Ton fils sur tes genoux, et pour lui fais des voeux.
(1) On se rappelle qu'une ordonnance de Charles V fixe à seize
ans révolus la majorité des princes de France ; ce souvenir histo-
rique a suggéré à l'auteur l'idée de cette Ode.
— 6 —
Jouis de ton bonheur, noble pays de France :
Comme ton fils est beau ! comme il est déjà fort !
Remercie aujourd'hui la sainte Providence,
Et, mettant à profit ta longue expérience,
Sache le garantir des mille coups du sort.
Méprise les clameurs de colère impuissante
Que poussent contre lui de lâches ennemis.
Contre eux tous tu sauras de ta main triomphante,
Comme Jeanne autrefois, cette vierge vaillante,
Défendre le Dauphin à ta garde commis.
Qu'ils tirent, les méchants, un fatal horoscope;
Ceux dont tout l'art s'applique aux noires trahisons ;
L'avenir prouvera que leur vue est myope.
Alors sera montrée au regard de l'Europe
Toute l'inanité de leurs prédictions.
N'ajoute pas crédit aux vaines comédies
Des rhéteurs dont parfois la fougue te séduit;
Laisse-les étaler leurs fausses théories,
Enfants toujours morts-nés de vagues rêveries:
Leur seule ambition les pousse et les conduit.
Qu'importent les discours de leur verve ampoulée,
De tous ces songes-creux qu'importent les projets;

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