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Epitre à l'anniversaire de Juillet par M. L***** fils aîné,...

14 pages
Paulin (Paris). 1832. In-8°. Pièce cartonnée.
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ÉPITRE
A L'ANNIVERSAIRE DE JUILLET
IMPRIMERIE DE AUGUSTE MIE ,
HUE JOCQUELET, N. 9.
ËPITRE
A L'ANNIVERSAIRE DE JUILLET,
PAR M. 1/****, FILS AINE,
MEMBRE DE LORDRE NATIONAL DE JUILLET.
Et la main, frissonnante des
rois allait jeter aux peu-
ples leur émancipation.
p..,i., „
PAULIN, LIBRAIRE, PLACE DE LA BOURSE,
ET CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS.
1832.
ÉPITRE
A L'ANNIVERSAIRE DE JUILLET.
JE TE SALUE , Ô IMMORTEL ANNIVERSAIRE !
France incline-toi, le soleil de juillet regarde
ton sol.
Ses rayons s'éteignaient sur le front humide de
cent mille soldats-citoyens se reposant sur les fais-
ceaux du combat, et les chants de l'hymne natio-
nal s'élevaient aux cieux, annonçant au monde un
triomphe éclatant : c'était le Vingt-neuf juillet.
(i
Sur leur vaste camp, que sillonnaient d'immor-
telles barricades, ces guerriers, complices de
trente millions d'hommes, avaient arraché à la
mitraille la souveraineté du peuple, et faisaient
voler à la face des potentats les éclats d'un trône
vermoulu, poussant ignominieusement pour la
dernière fois, à l'Océan, le dernier des soixante-
huit rois , qui avait excité sa colère.
J'ai dit la souveraineté du peuple ! Hélas !
il ne fut souverain qu'un jour Mais qu'il fut
grand et sage après la victoire et pendant son
règne ! Il n'eut pas de haine ; vainqueur généreux,
il l'eût déposée sur une branche d'olivier, pour
l'offrir aux vaincus.
Héros de juillet, vous donniez à la France les
glorieuses couleurs qu'avait arborées, dans toutes
les capitales de la vieille Europe, son ancienne
armée. Vous les eussiez portées au sommet des
Alpes ; les nations se fussent inclinées et les eussent
saluées comme le symbole de leur indépendance
et d'une étroite union; et là, sous le canon d'Aus-
terlitz et de Wagram, eussent été déchirés de
honteux traités (i). Déjà les rois fléchissaient le
(I) I.cs li-aités de 1815.

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