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Epitre à M. le comte Fois de Neufchateau, de l'Académie française,... (Signé : H.-B.)

14 pages
Ponthieu (Paris). 1825. In-8°. Pièce cartonnée.
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SOUS PRESSE.
LES VIEILLES FEMMES DE L'ÎLE DE SEIN, 2 volumes in-12; par
l'auteur de cette Épître.
DE L'IMPRIMERIE DE LACHEVARDIERE FILS,
EUE DU COLOMEIKK, N. 3o , À PAE1S.
ÉPÎTRE
A M. LE COMTE
PARIS,
lyP^PONTHIEU, LIBRAIRE,
rAT.MS-ROYAt , GALERIES DE BOIS.
i825.
ÉPÎTRE
A M. LE COMTE
Jeune encor, mais froissé par le choc de l'orage ,
Redoutant un danger plus grand que le courage,
J'ai fui loin du torrent qui porte sur ses flots
Les pompes de la vie, emblèmes de nos maux ;
J'ai refusé ma vue aux feux du météore
Parant de leur clarté l'objet qu'il déshonore;
Et, dédaignant enfin le culte avilissant
D'une pourpre en lambeaux ou d'un autel sanglant,
La faveur mercenaire et la grandeur serviie,
Près d'un sage éprouvé j'ai cherché mon asile.
Près d'un sage ! En est-il?'le. vice»usurpateur
A-t-il su d'un seul homme épargner la candeur?
Neuf-Château, dis-le moi, si lès moeurs de notre âge
Permettent d'espérer la rencontre d'un sage?
Si dans l'arène impure ouverte.-à l'intérêt,
Il reste une vertu qui ne soit un forfait ?
Si les lois en vigueur du sordide égoisme
N'étouffent pas en nous l'honneur et le civisme?
Ah ! L'épître à Fréron , digne de souvenir,
Dans ses contemporains accusait l'avenir.
Prophète adolescent, Gilbert peignait des crimes
Dont on retrouve encor les auteurs, les victimes;
Et sa postérité lit dans son vers sanglant
Les fautes du passé, la honte du présent.
Non que, du pessimiste affectant la misère ,
Je me plaise à montrer le ciel dans sa colère,
Dégradant son ouvrage , à de sombres destins
Condamnant sans pitié les malheureux humains,
7
Sur l'univers entier promenant l'anathème,
Et du fléau du mal frappant la vertu même.
Le ciel voulut le bien, car il permitfnos voeux,
Car il fit l'espérance, appui des malheureux.
Mais l'homme, enfant ingrat, parjure à sa croyance,
Livre à tous les hasards sa fragile existence,
Blâme le bien qu'il aime, et s'abandonne au mal 1,
D'un don céleste et pur il fait un don fatal,
A se tromper lui-même excite sa pensée ;
Bien qu'il songe à regret à sa splendeur passée,
Il se façonne encore à la perversité;
Et quand il passe enfin, loin de la vérité,
De l'âge des leçons à celui de l'exemple,
Honneur, il a quitté jusqu'au seuil de ton temple.
Ah ! ces pensers amers, inspirés par mon coeur,
Ne sont pas, Neuf-Château, les fruits de mon erreur.
Le mal est trop réel, et notre courte vie
Est trop lente à fi»ir-quand sa source est flétrie.
I* ^fideq rçeliora praÈoque,
' ".Deteriàra jequor.--- I

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