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Épître à mon cousin Greppo sur l'inauguration du clocher de Fourvières. (Signé : J. P.)

10 pages
imp. de L. Perrin (Lyon). 1853. In-8°. Pièce.
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EPITRE
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MON COUSIN GREPPO
SUR L'INAUGURATION
DU CLOCHER DE FOURVIERES.
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LYON
IMPRIMERIE DE LOUIS PERRIN
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EPITRE
A
MON COUSIN GREPPO
SUR L'INAUGURATION
DU CLOCHER DE FOURVIERES.
La Croix-Rousse, 13 Décembre 1853
Dieu merci, cher Cousin, c'est plus de politique
Que je viens te causer : défunte République
A son droit au repos comme tout trépassé ;
Ainsi donc, comme on dit, quiescat inpace !
L'objet de la présente est d'une autre nature,
Tout à la fois plus haute et plus noble et plus pure.
T'y trouveras, Cousin , la récitation
De la fête que vient d'avoir lieu dans Lyon.
Puisse-t-elle apporter, brise de la patrie,
Quelqu'adoucissement à l'exil de ta vie !
Te n'as pas oublié ce gracieux coteau
Que se dresse soudain , l'autre côté de l'eau ;
Te sais que son sommet a reçu , d'âge en âge,
La consécration d'un saint pèlerinage,
Et qu'une humble chapelle, en ce magique lieu ,
Sert au culte si doux de la Mère de Dieu.
C'est le temple des voeux, des ardentes prières ,
Et déjà t'as nommé l'église de Fourrières.
Son clocher si connu, malgré son grand dicton ,
N'était plus, grâce aux ans, qu'un pauvre clocheton
Que, par un beau matin , menaçait de descendre.
Une fois reconnu qu'on pouvait plus attendre ,
La prudence exigeait que l'on prît le devant;
Et vite le marteau fit l'ouvrage du vent.
Mais peu savaient la chose ; et ce ne fut pas fête ,
Quand Lyon vit ainsi decouronner son faîte.
Il fallait voir, Cousin, les airs tout consternés
De la foule qu'allait partout levant le nez :
Sur les ponts, sur les quais ce n'était qu'une plainte
De ne plus retrouver la pittoresque pointe.
De sa naissance l'homme aime les vieux témoins ,
Et tout clocher que tombe est un ami de moins.
Bientôt le bruit courut qu'à la place du nôtre ,
On allait sans retard en reconstruire un autre
Dont la flèche élancée, oeuvre d'art et de goût,
Sur le coteau sacré reprendrait le haut bout.

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