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Époque de la fondation de l'École royale des mines obtenue par B.-G. Sage,...

De
9 pages
impr. de P. Didot l'aîné (Paris). 1822. In-8° , 10 p..
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DE LA FONDATION
DE LÉCOLE ROYALE DES MINES,
OBTENUE,
PAR B. G. SAGE,
CHEVALIER DE L'ORDRE ROYAI. DE SAINT-MICHEL
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE P. DIDOT L'AÎNÉ,
IMPRIMEUR DU ROI.
1822.
ÉPOQUE
DE LA CRÉATION
DE L'ECOLE ROYALE DES MINES.
AYANT adressé à Sa Majesté Louis XVI
un mémoire dans lequel je faisais con-
naître l'avantage que la France pouvait
retirer de la métallurgie, Sa Majesté créa
en 1783 l'Ecole des mines, dont elle me
nomma le directeur, et attacha à cet éta-
blissement douze élèves salariés, auxquels
j'enseignais la minéralogie et la docimasie.
Je leur fis suivre les cours de physique de
M. Charles ; M. Duhamel leur fournit des
connaissances sur l'exploitation des mines.
J'envoyais ces élèves chaque année passer
six mois dans diverses exploitations, afin
de les familiariser avec les travaux métal-
lurgiques.
Sa Majesté ordonna que le corps des
(4)
mines tiendrait ses séances dans le vaste
salon de l'hôtel des Monnaies, dans lequel
je déposerais ma collection de minéraux.
On construisit dans cette salle une vaste
hotte de cheminée pour recevoir les four-
neaux et les appareils destinés aux expé-
riences.
Cette distribution m'ayant paru trop
rustique pour un établissement royal, j'en-
gageai M. Antoine, célèbre architecte, de
me faire un plan qui fût monumental. M. de
Calonne, ministre des finances, l'ayant mis
sous les yeux du Roi, ce prince, ami des
arts et de ce qui pouvait honorer la France,
ordonna qu'il fût mis à exécution. Le mi-
nistre m'ayant appris cette agréable nou-
velle, et annoncé une gratification que Sa
Majesté m'accordait, parceque je lui avais
fait retirer quatre cent quarante mille
francs de dorures dont on n'avait offert
que soixante mille francs, je lui répondis
qu'attachant plus de prix à la gloire qu'à
l'argent, je demandais que le Roi me per-
mît de consacrer le bienfait qu'il me des-