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Essai sur les moyens d'extirper la mendicité du sol de la République ([Reprod.]) / par Gillet,...

De
60 pages
de l'impr. de Gille fils (Paris). 1802. Mendicité -- France. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE ÊRENCH REVOLUTION
RESEAROI COLLECTION
LESARCHIVESDEiLA!
REVOLUTION FRANÇAISE
1 BUIW: STUlf Mlli HUIM4: ST«n
UTT\n OUT«I>SHIW OU CVH
TfU-phow (OMS) TT«.tM f*\ (OMS)
LA MENDICITÉ
DU SOL DE LA RÉPUBLIQUE.
Directeur en ateliers
DE LjCXPBÎ*£fc!E
Quels sont les ^moyens les plus
propres pour extirper V indi-
gence du sol de République
ftimcaise ?
TF LLF est la question proposée par un
comité de bienfaisance de Paris /et dont il
demande la solution.
Cette question, essentiellement liée à l'é.
conomie politique, et a la bonne adminis-
tration d'un grand empire, a fixé l'attention
du Gouvernement différentes époquei de
d'écrite accompagnés de projets dont aucun
n'a été mis «n exécution et en eff4t, pen-
dant la tourmente d'une guerre' longue et
péuible telle quel histoire en fournit peu
d'exemples, qui absorbait toute l'attention
du Gouvernement, et tous les moyens de
l'Etat, pouvait-on espérer qu'il s'occupait sé-
rieusement de la dernière classe de la so-
ciété tandis que la masse de ta population
éprouvait de* privations et des souffrances
de toute espèce ?
̃ que des palliatifs contre un grand niai. Il a
fallu attendre l'époque de la paix générale
pour prendre de grandes mesures pour le
soulagement efficace de l'indigence et pour
^'extirpation de la mendicité.
11 était réservé au Gouvernement paternel
dont nous éprouvons aujourd'hui l'heureuse
influence de compter au nombre de ses
bienfaits celui de faire, disparaître du sol
français cette hideuse lèpre qui dévore sans
travailla portion de sa subsistance, qui devait
sagesse parcourt tous les détails de la vaste
depuis un an par le
le plus grand succès, contre la mendicité,
dans l'arrondissement et la commune de
peut-être de géné-
raliser cette mesure pour toute la France,
pour opérer tout le bien qu'on peut désirer,
et pour remplir, l'objet que le comité, de
(S)
proposant La
Loin de fouiller dans les ouvrages, volu-
auteurs français et étrangers-,
pour savoir ce que les un* et les autres ont
dit sur cette question qu'ils ont traitée sou-
vent aqtts toute autre face que celle sous
laquelle on aurait dû l'envisager", qui, pleins
de conceptions hardies se sont amusés
faire des projets ou inadmissibles ou trop
dispendieux qui ont substitué de l'esprit
en place d'observations, et de faits fondés
sur le résultat de l'expérience je me bor
itérai à mettre en évidence quelques vérités
économiques, très-simples, et peu nom-
breuses, suite des notions que ai acquises
sur cette question par les observations que
sur les différentes
dans les di-
vers pays de l'Europe où j'ai voyagé^ et
de l'expérience que j en ai faite, depuis un
an dans la direction des ateliers de tra-
vail que le préfet a bien voulu confier a
mes soins.
Ce que j'aurai à dire sur cette question
ne sera proprement que l'historique en
abrégé des vues que j'ai, été assez heureux
C 4)
pices du digne préfet de
lumières en administra tioa le portent à fa-
et -vicieuse lorsqu'elle porte le caractère
d'une amélioration évidente.
Ces essais ayant obtenu tout le succès
que- j'en augurais, le crois pouvoir les $ou-
mettre avec confiance au jugement éclai-
ré du comité de bienfaisance de Paris,
et en proposer l'adoption dans les autres
villes de la France, comme les meilleurs
moyens.de soulager 1 indigence sans abus»
poür détruire radicalemeut la mendicité,
et pour empêcher la i • reproduction de
cette maladie dans les générations futures
au* moyen d'une éducation industrielle et
morale que les enfans dé mendians seront
forcés de recevoir dans les ateliers dé travail,.
Par ta même raison que les idées naissant
des sentimens le goût du travail peut naître
dû spectacle constant de l'industrie.
Pour, détruire la mendicité, il s'agit de
rendre au travail ceux qui ïett sont écartes,
de punir sévèrement les récalcitrans et d'ap-
prendre des métiers aux enfans de men-
dians, pour les empêcher d'avoir besoin, pour
Avant dé chercher le remède pour une
maladie quelconque il est dàns tordre de
remonter aux causes.
La mendicité est une habitude trop àn-
ciennement enracinée dans les pays policés,
pour nécessiter des recherches sur son ori-
Causes qui' Ont enraciné et perpétué la
mendicité.
° Il est de la nature de rhomme qui naît
dans la classe indigente, insensible à Fhon-
neur ^e t à rameur-propre, de chercher à
vivre aux dépens dautrut, $an$ travail, t^ant
que des IQis faibles, la superstition, qui naît
d un excès de dévotion, et la trop grande
prépondérance de la puissance ecclésiastique1
dans l'Etat tolèrent et même encouragent
de. grands abus.
Dans les temps plus rapprochés de nous
dans les siècles de féodalité où la superstition
et l'esprit de domination étaient les grandes
passions qui caractérisaient les hommes
où la grande opulence' du petit nombre,
(*)̃
mendicité était, pour ainsi
rrofession honorable.
Les grands de cé temps -là exerçaient leur
mimiticencc à entretenir de* troupes de-
.mehdians,qni assiégeaient leurs palais, du
matin au «oir, et comptaient leurs
que coûtaient leurs bonnes œuvres dansf
celui-ci. Il ne
4ète dnuaginer que les oeuvres les plus
accables ]Dieu étaient moins les sommes
distribuées en xitmônes aux pauTres, que là
que leur impose la religion chrétienne en.
donnant de l'argent, pour se sou>traiTe à une
infinité de détails qu'auraiî nccessàirement
mènes, trop pénibles
gens qui m? s'ocrupaîcnt que
o* <j«i Icàn dre penser a faire leurs
inspirant
witîBlcair àtnj, la plus «bso-
(7)
nombre de- leurs
esclaves* •'
C'est ainsi quenÔs ancêtres nous ont trans-
dans les familles d'une certaine classe avec
tous les autres /vices qu'ont enfanté la fco- ~>
dalité et la hideuse superstition, si éloignée
de la vraie religion chréticnney qu'on a peine
croire quelle ait jamais pu avoir quelque
cennexitë avec elle tant la superstition et
ta mendicité ont causé de maux, qu'on est
en doute laquelle des deux est le plus grand
fléau, puisque l'une prend sa source dans
l'autre, et est alimeentée par elle.
Telle était la mendicité de nos jours, avant
que les principe* qui ont fondé la révo-
lution, eussent secoué ta torche de la Mai-
son pour éclairer les hommes et tarir les
sources d'où découlait
fectait cette classe infortunée de la société.
Avant la révolutipn, les énormes richesses
amassées avec soin et persévérance par
l'adresse des prêtres,
gens dévois .servaient à entretenir et alimen-
ter une multitude de fainéans dans la pa-
resse et la misère et
qui, sous une meilleure administration de»
T
vfc s}«si-
taùc pi an
fermer stnaat tomî
Les fermiers virent comme de petits sei-
cneurs, tandis e les autres familles sont.
dnris lajnisère et obligées, dans l'hiver tic
parcourir les, campagnes en mendians
grands fermiers, pour diminuer les frais
d'exploiràtiot» ne s'attachent qu'à là grande
'culture et pour employer peu de monde,
taisent le de leurs fermes tous les ans en
jachère, tandis que par uu intérêt mieux
entendu ils auraient pu louer des portions
de terre à des malheureux qui les auraient
cultivées et plantées de pommes de terre et
autres menus grains qui auraient servi a
nourrir une nombreuse famille. J'aî remar-
que dans une portion du Brabant et dans
la Flandre, oh le système des petites fermes
est pratiqué que la plupart des men-
dians qui infestent ces pays en hiver sont
du pays de Liège et du pays Wallon 4u
les avoisinent, ou il n'y a que de grandes
fermes, d'où ils sortent par bandes à l'ap-
proche de l'hiver, et inondent les fertiles
plaines de la Flandre comme des nuées de
sauterelles.
L'empereur Joseph II était tellement
couvaincu,de cette vérité et des avantages,de,
( »̃• )
une ordonnance
pour -obliger les propriétaires- de grandes
on, quelque autre moyen puisse opérer la
même métamorphose et dans
tous lés pays.
Lés grands proprîétai res qui les premiers
donneraient l'exemple, auraient acquis
salé et leur intérêt particulier
au bout 'de quelques
Je me propose de traiter cette question
plus amplement dans Un autre mémoire. Je
«Jeu parle ici que parce qu'elle est intime-
moyens pour soulager lindigence et extir-
eu
bienfaisance, et plus analogue aux idées
( II )
Renouvellement des anciens abus de Id
La France se trouve dans une heureuse
d'économie politique, sur le grand plan tracé
par l'assemblée constituante pour la suppres-
barbarisme de superstition.
rënce, pour une- religion que je. respecte »
puisqu'elle est celle des neuf dixièmes de
intérieure si
mes craintes sur te renouvellement de cer-
tains de ces abus que les curés commencent
inté-
rêts de l'Etat et abusant de la tolérance du
l'es-
prit dea simples et industrieux habitons des
campagnes, des dogmes de l'église autres que
ceux croyance et aux
principes fondamentaux la
tienne,- pernicieux pour l'État, et encore plat
paralyser les bras de gens qui ne subsis-
tent «pie pat* leur travail
le pro-
duit de les dépense» que
leur occasionnent fort inutilement des
«es trop souvent répétées pendant près-,
que tons les jours de la semaine et l'a-
chat de chapelets, rosaires, bréviaire*, et
de marchandises de
qui font aujourd'hui plus que ja-
au grand détriment
des pauvres qui en 6ont les victiihes, et
au grand scandale des principes philosophï-
la révolution.
beaucoup d'importance
sdres que le Gouvernement prendra' dans sa
sagesse pour régler d'accord avec le Pape la
conduite que doivent tenir les curés, et
qull importe
de fixer d'après la saine politique et les inté-
de la et non
ceux de l'église de Rome, qni, en
ce» mesures
ou
contre le système que je propose pour l'ex-
supposant que la superstition, arec toute sa
hideuse difformité pourrait se relever, et
rétablir son empire que lu prmcipet de la
.et mettre
encore une fois son grapin de fer sur les
consciences non -lettrés,
c'en est feit de tous nos beaux projets fâm*-
pirer des idées libérales parmi eette classe
souffrante de la société qu'on veut soulager
par l'instruction et par l'amour de l'industrie
qui fait sentir à l'homme l'importance de
son existence et lui ouvre là carrière qui
l'honneur et de la et qui ie rendes*
des fours de fêtes.
K une où dûTérens peuples de
l'Europe bien en arrière de non* pour le*
connaissances philosophiques donnent le
signal
(4)
pas en France qu'on voudra
dans les campagnes de la des
faits positifs qui sont yenus à
sance depuis peu- de teins j'ai
ne se rétablissent pas, ce
nTe«t pas faute du zèle înfatigûablè des curés,
Leur
tacles des dangers que l'église a couru et
cour de Rouie marche d'un pas tirer$
ne pérorent la changer, ni la détourner:
confiante dans ses moyens dams son. au-
de la
peuple, elle ne désespère jamais, <$ Attend
tout dtt temps et des circonstances. Pendant
danger et les fureurs de la
( t5)
de ramper sur
la terre de glisser sous l'herbe en parais-
sant éteinte elle n'exerçait jamais plus de
force. On défendait la messe le dimanche
tous les jours
Aujourd'hui dans les campagnes sur-tout,
elle commence à relever une tête auda-
cieuse et semble défier l'autorité pour lui
arracher une > portion de ses abus. D'abon*
dantes provisions de chapelets et autres ho-
chets de Rome, iuondent les campagne» j
et semblables à d'autres marchandises long-
tems prohibées les gens de campagne «e
les arrachent et se dépouillent de leurs
petites épargnes pour on avoir.
Ce n'est pas là te plus grand mal*. ^en-.
dont on exige* maintenant la plus. rigoureuse
observance des pénitences, etc.* etc. etc.
pour rentrer dans la faveur de l'église,
leur arrachent encore les moyens de sub-
sister. mendians, pour
semblant prescrire leur religion et une
fois enroléi sous
société, ils ne les
quittent plus,
.Quelle religion est celle -& quloHîgetin
honnête homme et un homme industrieux
à devenir mendiant, pour pouvoir pratiquer
toutes les cérémonies aussi nombreuses que
chrétienne? Point du. tout eBe n'y res-
semble pas plus
mort de faim, .e, ressemble à un gros moine
de St-Beraard. Est-ce k religion
tane? Pas
de choses de commun arec elle en ce que
Tune et l'autre prescrivent des formules
inutiles» et sacrifient toujours les intérêts de
ceux qui la professent a ceux qui l'en-
seignent, en montrant les portes dû ciel^
toujours pafïe chemin le plus coùteaxpour
de
posant qu'il n'en existât point, il faudrait
en créer une, ne fut-ce
heur et pour celui de l'ordre social
parce qu'il en faut une, ce n'est pas une,
raison pour qu'il soit obligatoire de laisser
subsister cetig que nous avions précisément
dans le même état où nous trouvée
environnée de tous les abus qu'on a voulu
corriger^ et' ainsi nous foire rétrograder
insensiblement au point d'où nous sommes
partis, et perdre le. pltis beau résultat de
tous, no» efforts en écrasant avec la massue
Restauration de la Religion chrétienne sur
La religion chrétienne ë,st, sans doute
la meilleure* et celte. 'il faut choisir de
nous la trouvons établie, et ensuite parce
qu'elle est fondée
haute
les, pour 1 amour de Dieu et
celui de son prochain, rendons-lui son an-
toute. sa simplicité, toute sa vérité, qui cons-
dan$ la primitive église ttn vrai bienfait
du ciel, envoyée pour consoler les mortels
;dau» !et leur offrir* une heurtas*
"('-#)̃̃"̃
hommes intéressés à la
seps telle
qu'elle doit être
point de nous la rendes
;Ç,'est alors que nous pourrions
orgueil, que Li France
destinées auxquelles
pelée par la révolution, et
ors que noijs maux
qu'elle nous a causés les
Pour un si beanxdsultat, quel 'sacrifice
Jeux, ét je crains que le soleil n'éclaircjsse pas»
de nos jours, celui qui Terra; l'accoinplisse-
qu'il plaise à l'Eternel do le permettre.
C'est alors que le
et que les hommes auraient
l'espoir, dej^&liser 1% charmante fiction de
JVlge d'or
Abus exercés par tes curés des campagnes*
Eii attendant quç.ce beau rêve s'effectue»
il est plus que temps qu'où prenne des njerç.v.0
sures pour resserrer dan; des bornes l*&v
tunes ïe zèle indiscret et intéressé des cures^»-.
si on veut que les gens des campagnes puis-
sent jouir de ce que laloi leur, accorde par là
suppresion des dîmes et auti-es immuni-
tés et qu'ils puissent travailler quand bon
leur semble qu'on défende ces confinâmes
qui .s'organisent sous le nom de Jésus"< 'et-'
autres qui existent dans plusieurs communes
sans doute dans lesàùtres déjàrtemcDS de la
prêtres et Sans
doute pour favoriser des projets ultramon-
tains mais il est à présumer que le Gouver-
moi de cequi
se passe dans les. campagnes prendra dans
sa sa mesures, pour paralyser V»»'
iluenpe fuueste des prêtres non-conformistes
qui k ramour de trie sacri*
de leurs concitoyens pour faire triompher
uu dogme de l'église. 11 n'entre pas dans
mon sujet de in'étendre davantage sur ce
ùti instant qu'autant que le
urgent de porter remède, pourrait influen-
cer d'une manière funeste aur lea mesures
que je proposerai pour l'extirpation de I»
mendicité.
Supprimons donc Sans miséricorde !e
grand nombre de fête* qui absorbent au
moins trois mois de Tannée, et qui ne foot
de Dieu puisquils ne
tendent qu'a perpétuer la misère parmi un
grand nombre de ses créatures qui virent
d'aumônes, tandis qu'ils auraient pu sub-
sister par le truit de leur travail.
A cet jours de ̃ repos substituons pour
lés quatre saisons de l'année des fêtes
analogues aux travaux et aux productions
de ces quatre époques établissons dans
chaque juridiction de juge de' paix des
prix d'encouragement pour l'industrie et
j'agriculture pour celui qui aura tissé là
plus belle pièce d'étoffé, qui aura! ittontré
la plus grande adresse dans les' travaux
agricoles.
Que^cet officier et les cures des commu-
nes soient chargés de distribuer ces prix
et de proclamer les vainqueurs. En réu-
nissant pour ces honorables fonctions les
préposés de la puissance civile et ecclé-
siastique on resserre lalliance entre ces
deux pouvoirs on concerte une harmonie,
entre eux qui, marchant d'accord. étouf-
fent ces divisions, ces rivalités et ces jalon-
oies si nuisibles au bien public.
Ce n'est pas blesser la liberté âes cultes
que de prescrire un seul jour par semaine
et deux grandes fêtes par année pour les
deroirs de la religion. Les Chrétiens, chau-
nient lé dimanche tes Juifs le samedi
ainsi cette mesure n'est gênante ni pour
l'un ni pour l'autre. Que tout le reste de
l'année, honni les grandes fêtes républi-
caines, soit consacré au travail. Que les
choses changeraient de lace que d'accrois-
semeas de richesse* pour l'Etat par frag-
mentation de travail agricole et industriel i
Cette mesure influerait puissamment sur
l'extirpatioa de la mendieité et f* la -«Où