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Études sur la matière médicale des Chinois. Rapport fait à l'Académie de médecine, par M. A. Gubler, sur un travail de MM. Léon Soubeiran et Dabry de Thiersant...

De
10 pages
G. Masson (Paris). 1872. In-8° , 11 p..
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ETUDES
SUR LA
MATIÈRE MÉDICALE DES CHINOIS
) ^VVgVRAPPORT
FAIT..A. /'ACADÉMIE DE MÉDECINE
ILlL---^ PAR
M. A. GUBLER
SUR UN TRAVAIL DE MM. LÉON SOUREIRAN ET DARRY DE THIERSANT
AU NOM D'UNE COMMISSION COMPOSÉE
DE MM. BOUCHARDAT, GUBI.ER ET UEGNAULT
PARIS
LIBRAIRIE DE G. MASSON
LIBRAIRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE
PLACE DE t/ÈCOLE-DE-MÉDECI.SE
1872
ÉTUDES
SUR LA
MATIÈRE MÉDICALE DES CHINOIS
Messieurs, le 16 juillet dernier deux savants soumettaient
à votre appréciation une oeuvre collective dont le titre simple
mais gros de promesses piqua vivement notre curiosité. Il
s'agissait d'Études sur la matière médicale des Chinois, par
MM. Dabry de Thiersant, consul de France en Chine, et le
docteur Léon Soubeiran, honorablement connu par ses tra-
vaux et qui porte un nom cher à la science.
Les auteurs ont mis en commun les fruits de leurs investi-
gations et combiné leurs efforts afin défaire mieux connaître
les agents thérapeutiques et, indirectement, les idées médi-
cales d'un peuple qui, devenu stationnaire après avoir
devancé la plupart des autres dans la science, l'industrie et
les arts, conserve encore un niveau élevé dans la civilisation
et reste dépositaire de notions et de procédés empiriques ou
rationnels dont l'acquisition importe aux progrès comme à
la prospérité des nations occidentales.
Ce n'est pas la première fois, du reste, qu'une telle entre-
prise a tenté le zèle des médecins et des naturalistes. La
littérature spéciale s'est enrichie, surtout dans ces dernières
armées, de travaux •très-estimables parmi lesquels nous cite-
rons ceux de MM. Tatarinov, Porter-Smith, 0. Debeaux et
principalement celui de M. Daniel Hanbury. Mais, si grande
que soit la valeur de ces travaux, ils ne sont, et ne pouvaient
être que des essais plus on moins avancés et réussis, en raison
— k —
des difficultés particulières inhérentes à ce genre de recher-
ches. En effet, presque toujours les substances médicamen-
teuses usitées dans le Céleste-Empire, sont à l'état de mé-
langes, dénaturées par des codions successives dans différents
liquides et réduites, sinon en poudre, du moins en fragments
très-menus qui les rendent à peu près méconnaissables. La
détermination scientifique de la plupart de ces agents théra-
peutiques eût donc été impossible pour les auteurs du travail
dont l'examen nous a été confié, s'ils n'avaient pu bénéficier
des recherches de leurs devanciers et tirer parti des études
faites sur place par l'un d'eux. Grâce à la réunion de ces
deux conditions de succès, MM. Léon Soubeiran et Dabry de
Thiersant sont aujourd'hui suffisamment informés pour nous
renseigner avec précision sur l'arsenal thérapeutique des
peuples de l'extrême Orient.
Dans leur exposition, nos deux compatriotes ont adopté
la classification naturelle. Les produits de la matière médi-
cale sont partagés en minéraux, animaux et végétaux et les
deux derniers groupes sont subdivisés en familles. Chaque
substance est désignée par ses noms vulgaires, en Chine, et
par les dénominations scientifiques correspondantes. Ensuite
viennent les renseignements relatifs à leurs propriétés, à
leurs usages et à leurs modes d'emploi. Il va de soi que pour
constater les identités et fixer les synonymies, les auteurs
ont dû se livrer à un travail minutieux de comparaison des
différents produits et à des recherches nibliographiques
toujours difficiles et rendues plus pénibles encore par l'obscu-
curité des textes.
Ce qui frappe au premier abord, quand on parcourt du
regard ce vaste tableau, c'est qu'il reproduit,, dans son
ensemble et même dans un grand nombre de détails, les
traits que nous sommes habitués à retrouver dans les matières
médicales européennes. On y voit, avec étonnement, figurer
la majeure partie des substances usitées parmi nous et ce
n'est pas non plus sans quelque surprise que l'on vient à
constater la similitude des indications et jusqu'à un certain
point l'analogie des idées théoriques qui président à leur

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