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Explication des ouvrages de peinture et sculpture de l'école moderne de France, exposés depuis le 1er mars 1825 dans le musée royal du Luxembourg destiné aux artistes vivants

76 pages
impr. de J. Didot aîné (Paris). 1825. 77 p. ; 16 cm.
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MUSÉE ROYAL
DU LUXEMBOURG.
EXPLICATION
DES OUVRAGES
DE
PEINTURE ET SCULPTURE
DE L'ÉCOLE MODERNE DE FRANCE,
EIPOSÉi
DEPUI.S LE Ier MARS 1825,
DAM.
LE MUSÉE ROYAL DU LUXEMBOURG,
DESTINÉ AUX ARTISTES VIVANTS. -
Prix: 1 franc.
A PARIS,
IMPRIMERIE DE JjybES DIDOT AINE,
RUI: DU /oWk-^fi't-JLODI, M" 6.
AVIS.
Le Musée du Luxembourg étoit originaire-
ment composé des tableaux de Rubens , repré-
sentant plusieurs sujets de l'histoire de Henri IV et
de,Marie de Médicis. Ils ont été réunis au Musée
Royal. Sa Majesté a voulu les remplacer par les
ouvrages des artistes français. On devra à son goût
éclairé pour les beauxrartsiui établissement aussi
intéressant pour le public qu'il est avantageux
pour la gloire de l'école française.
Le Musée est public les dimanches et fêtes. Le
iundi a est fermé. Les autres jours MM. les voya-
geurs y sont admis sur là présentation de leur
passeport visé à la préfecture de police, ou d'un
permis de séjour. MM. les artistes peuvent y étu-
dier les mêmes jours, excepté le SAMEDI.
M. NAIGEON l'aîné, peintre et conservateur
des tableaux du Musée Royal du Luxembourg,
demeure rue de Vaugirard, no 7.
t.
EXPLICATION
DES OUVRAGES
- DE
PEINTURE ET SCULPTURE
DE L'ÉCOLE MODERNE DE FRANCE.
ALAUX.
1. Scène du combat des Centaures et des
Lapithes.
2. Pandore descendue sur la terre par
Mercure.
BEAUME.
3. la mort de Henri III.
Henri dit au roi de Navarre, après l'avoir
tendrement embrassé: c.Si Dieu dispose de
« moi, je vous laisse ma couronne comme à
«mon légitime successeur." Ayant fait ap-
procher tous les courtisans, il leur commanda
de reconnoitre le roi de Navarre pour leur
( 6)
souverain: quelques seigneurs, partisans de
la ligue, s'y refusèrent; les autres le firent en
mettant un genou en terre.
Mme BENOIST, née LE ROULX-DELAVÏLLE.
4. Portrait d'une Négresse, de grandeur
naturelle. Étude vue à mi-corps, avec
les mains.
5. La Sorcière. Près d'elle on voit une
jeune fille endormie.
BERGERET.
6. Service funèbre du Poussin (Nicolas).
Ce service fut fait à Rome, en 1663, par
l'académie de Saint-Luc, et ses amis, parmi
lesquels on remarque le cardinal Massimi,
Guaspre, son beau-frère, sa belle-sœur,
l'abbé de Saint-Nicaise, Lanfranc, l'Algarde,
et autres.
BERTIN (Jean-Victor), né à Paris, chevalier de la
Légion-d'Honneur.
7. Vue de la ville de Phénos et du Temple
de Minerve-Caphyes.
( 7 )
Un paysage traversé par une rivière. Il est
enrichi de masses d'arbres et de montagnes
qui bordent l'horizon. Dans le lointain on
aperçoit le temple de Minerve. Le sujet qui y
est représenté est Aristide recevant les témoi-
gnages de reconnoissance des différentes villes,
après avoir imposé les Grecs avec une égalité
dont ils furent si contents, que par-tout où il
passoit ils l'envoyoient remercier. Le moment
est celui où une députation apporte une cou-
ronne à Aristide, que l'on voit sur la droite,
accompagné d'un jeune homme. Cette scène
se passe quelques heures avant le coucher du
soleil.
8. Vue de la ville d'Olcvano, dans la Sa-
bine.
On remarque, sur le devant, des jeunes filles
qui puisent de Peau, et dans le lointain des
aqueducs.
9. Vue prise à Népi, sur la route de Rome
à Florence.
On voit, sur la gauche, des femmes et des
hommes qui paroissent occupés à lire une
inscription sur un monument.
10. Vue prise dans les Apennins, sur l'an-
cienne voie Valérie.
* (
( 8 )
Un temple dedié à Minerve-Médica et la
petite ville du même nom occupent le se-
cond plan ; sur le devant est le tombeau d'At-
ticus: un groupe de Romains y déposent des
couronnes. L'heure du jour ést le matin.
BIDAULT (Joseph), membre de l'Institut,
chevalier de la Légion-d'Honneur.
JI. Paysage composé d'après des études
faites sur le Lac-Majeur. Sur le devant
on voit un palefrenier, avec deux che-
vaux, arrêté près de deux femmes dont
l'une semble lui montrer son chemin.
Dans le fond on distingue une cascade
et des fabriques qui ornent une belle
vallée.
12. Paysage représentant un beau site où
l'on voit un grand fleuve formant des
chutes d'eau; il baigne des rochers dont
le sommet est couvert de fabriques. A
gauche est une masse d'arbres; sur le
devant est un berger éveillant un jeune
voyageur : sur le premier plan on voit
des chèvres qui paissent.
( 9 )
13. Paysage historique représentant Psy-
ché et le dieu Pan.
Psyché ayant eu le malheur de blesser
l'Amour en fut abandonnée. Alors, se livrant
à tout ce que la douleur a de plus excessif,
elle courut au bord d'un fleuve et se préci-
pita dans son sein. Le fleuve secourable l'en-
veloppa d'une vague respectueuse , et la
porta mollement sur une de ses rives, garnie
de fleurs et de gazon. Elle y rencontra le dieu
Pan, qui la consola.
14. Une vue de la vallée de Ronciglione.
Tableau composé d'après des études
faites aux environs de la ville de ce nom,
qui se trouve sur la route de Florence à
Rome. On distingue sur le premier plan
une bergère et un berger gardant leurs
troupeaux.
15. Paysage.
Vue d'Italie.
16. OEdipe abandonné sur le mont Cy-
théron.
(Les figures sont de M. LETHIÈRE et le paysage
est de M. BIDAULD,)
Laïus, roi de Thèbes, à qui un oracle avoit
( 10 )
déclaré qu'il seroit tué de la main de son fils
OEdipe, voulant empêcher l'accomplissement
de cette prédiction, le fit exposer sur le mont
Cythéron. Un berger, touché de l'état déplo-
rable dans lequel il trouve cet enfant, le dé-
tache de l'arbre «.«fca il est suspendu; deux ber-
gères, partageant sa pitié, reçoivent dans
leurs bras ce jeune infortuné dont elles vont
prendre soin : leurs troupeaux paissent à l'a-
venture. Dans le lointain on aperçoit les
murs de Thébes.
BLONDEL, chevalier de la Légion-d'Honneur.
17. Zénobie trouvée mourante sur les
bords de l'Araxe.
Rhadamiste, roi d'Ibérie, chassé par les
Arméniens, dontil avoit tué le roi, fut accom-
pagné dans sa fuite par Zénobie, sa femme ,
qui supporta quelque temps les fatigues du
chemin, quoique incommodée d'une grossesse.
Ses forces étant épuisées, elle pria son époux
de lui donner la mort, pour qu'elle n'éprouvât
pas une honteuse captivité: ce prince, que l'a-
mour détournoit d'une action si étrange, l'cx-
hortoit à prendre courage; mais enfin, voyant
qu'elle ne pouvoit avancer, et vaincu par la
crainte qu'elle ne devint la proie de ses enne-
( » )
mis, il la perça d'un coup d'épée, et la jeta
dans le fleuve, pour que son corps ne tombât
pas au pouvoir de ses persécuteurs. Cependant
les eaux baissèrent et la déposèrent sur le
sable, où elle fut trouvée par des pasteurs ; ils
la rappelèrent à la vie, et la portèrent à la
ville d'Artaxe, d'où elle fut conduite à Thiri-
date, roi d'Arménie, qui la reçut et la traita
avec les égards dus à son rang. Le moment
que l'artiste a choisi est celui où des bergers
ont trouvé Zénobie, et où l'un d'eux lui met
la main sur le cœur, et s'aperçoit qu'il donne
encore quelque signe de vie.
BOUHOT.
18. Intérieur de la chapelle de la Vierge
de l'église Saint-Sulpice.
BOUTON (Charles-Marie), né à Paris, chevalier
de la Légion-d'Honneur.
19. Intérieur du palais des Thermes, vul-
gairement appelé bains de Julien,
Cette saHe voûtée se voit au fond d'une mai-
son appelée la Croix-de-Fer, située à Paris,
f rue de La Harpe,et qui a servi de magasin à un
( 12 )
tonnelier. Ge monument, de construction ro-
maine, est un reste de l'ancien palais des
Thermes, que l'on croit bâti par l'empereur
Julien vers l'an 358.
La vue est supposée prise: dans un siècle
antérieur à celui-ci; ce qui a motivé la res-
tauration partielle de ce lieu. On y voit la
statue de l'empereur Julien et une grande bai-
gnoire en porphyre un peu mutilée. A gauche
on aperçoit deux hommesdont l'un est occupé
à dessiner ce monument.
10. Chapelle du Calvaire dans l'église de
Saint-Roch , à Paris.
On y voit un Christ étendu sur une croix
plantée dans des rochers, et dont la garde est
confiée à des soldats. Un moine s'est-arrêté
devant un tombeau pour, contempler le Sei-
gneur mourant pour nos péchés. Sous des ar-
cades,à droite,on remarque Jésus-Christ porté
dans le sépulcre.
21. Intérieur de la salle du XVme siècle
au ci-devant Musée des Monuments
français.
On y remarque le tombeau de Louis XII.
( 13 )
2
BROC (Jean), né à Montignac, département
de la Dordogne.
22. La Magicienne consultée par de jeu-
nes filles. Sujet idéal.
CHAUDET (feu), sculpteur, ex-membre de
l'Institu t.
23. Énée sauvant son père et sa famille
de l'incendie de Troie.
CHAUVIN.
24. Vue de la campagne de Rome, prise
aux environs de Tivoli.
On remarque sur le devant un chevalier
des croisades suivi de son écuyer.
CHÉRY (Philippe), né à Paris.
25. David jouant de la harpe devant
Saül.
Saiil, premier roi d'Israël, ayant désobéi à
Dieu, fut obligé de renoncer à la couronne,
( 14 )
qui fut donnée à David, simple berger, le plus
jeune tl.es fils d'Isaïe, et qui, quoique roux,
avoit le visage fort beau et un noble maintien.
Cependant Saul, abandonné de l'Éternel , fut
saisi de l'esprit malin, qui l'agitoit de fureur
et le tourmentoit cruellement. Pour le soula-
ger dans ses maux, ses officiers lui conseil-
lèrent de faire venir près de lui le meilleur
joueur de harpe. David, qui excelloit sur cet
instrument, fut chargé de cet emploi ; et,
toutes les fois que le malin esprit tourmentoit
Saül, David savoit calmer la fureur du prince
par sa douce harmonie. Le roi, charmé de ses
talents, le fit son écuyer, et voulut l'avoir tou-
jours à sa suite.
COGNIET.
26. Marius à Carthage.
L'envoyé du préteur Sextilius ayant signi-
fié à Marius proscrit l'ordre de se retirer de
, l'Afrique, celui-ci lui répondit: Tu diras à
Sextilius que tu as vu Caïus Marius, banni
de son pays, assis sur les ruines de Carthage.
( 15 )
COUDER (Louis-charles-Auguste), né à Paris.
27. Le Lévite d'Éphraïm.
Un lévite de la tribu de Juda s'étoit uni en
secret avec une jeune fille de Bethléem, au
mépris de la loi qui le lui défendojt. Il avoit
emmené sa compagne dans les montagnes
d'Éphraïm, où il faisoit sa résidence; mais
celle-ci l'ayant quitté pour retourner dans sa
famille, le lévite l'alla chercher, et la rede-
manda à son père, qui lui permit de la re-
prendre. Après de touchants adieux, les jeunes
époux partent ensemble, et s'arrêtent à Gabaa,
ville de la tribu de Benjamin, ennemie de la
tribu du lévite, parcequ'elle adoroit le vrai
Dieu. Aucun des habitants ne veut leur don-
ner un asile; cependant un vieillard les reçoit
dans sa maison : ilscomptoienty passer la nuit,
lorsqu'une troupe de forcenés viennent de-
mander à grands cris qu'on leur livre le lévite.
Son hôte, pour sauver le ministre du Sei-
gneur, offre de leur amener sa fille. Sa pro-
position n'est point écoutée : alors le lévite
livre à ces brigands sa compagne bien-aimée,
qui succombe bientôt victime de leur rage et
de leur brutalité.
Les approches du jour ayant dispersé ces
barbares, l'infortunée se traîne jusqu'au logis
( 16 )
du vieillard; elle tombe à la porte, la face
contre terre et les bras étendus sur le seuil,
lorsque le lévite, prêt à sortir, trouve dans -
cet état une épouse qu'il a pleurée toute la
nuit. Les cris qu'il élève jusqu'au ciel annon- 1
cent son désespoir. Cependant il engage cetl^—j
malheureuse à se lever; elle ne répond peint : J
il la regarde, la touche; elle n'étoitplus : alors
il emporte son corps dans sa maison, le coupe
en morceaux, qu'il envoie aux douze tribus.
Tout Israël s'assemble : le lévite demande ven- 4
geance, çt une armée marche contre les Ben- -
jaminites, auteurs de ce forfait : ils sont vain-
cus, la ville de Gabaa devient la proie des JI
flammes, et la tribu de Benjamin périt sous
l'épée d'Israël.
Le peintre a choisi le moment où le lévite
retrouve son épouse expirante; le jour com-
mence à paroitre; on aperçoit dans le fond
du tableau les coupables Benjaminites qui se
retirent. t
Ce sujet, tiré de la Bible, livre des Juges,
été traité par J. J. Rousseau dans un poëme
� intitulé le Lévite d'Éphraïm. -
.Ce tableau, exposé au Salon de 1817, a partae
le prix avec le Saint-Étienne de M. Abel de Pujol.
28. Léonidas.
Après avoir assemblé les trois cents Spar-
( 17 ) ,
2.
tiates qui doivent l'accompagner aux Ther-
mopyles, ce héros dit un éternel adieu à sa
famille.
29. Adam et Ève.
Le prince des enfers, pendant le sommeil
des deux premiers époux, pénètre dans l'Eden,
où, caché sous la figure d'un serpent, il cher-
choit à corrompre l'innocence d'Eve, lors-
que deux anges, Ithuriel et Zéphon, accou-
rent chasser l'esprit des ténèbres. A leur vue
Satan reprend sa forme, et, forcé de s'éloi-
gner, il menace de son sceptre ses victimes,
en bravant le ciel.
( MILTON, Paradis perdu, liv. IV. )
COUPIN DE LA COUPRIE.
30. Valentine de Milan.
Après la mort du duc Louis d'Orléans, son
mari, lâchement assassiné par le duc de
Bourgogne, elle lui fit ériger un monument
aux Célestins de Paris. Chaque jour elle y
venoit pleurer et prier.
( ï8 )
GOUTANT, pensionnaire à l'Académie de France
à Rome.
3 1. Ceix et Alcyone.
Ceix, étant allé, malgré les prières de son
épouse Alcyone, consulter à Claros l'oracle
d'Apollon, fit naufrage. Alcyone, avertie par
un songe du sort de son mari, courut au ri-
vage, où elle le trouva mort, et se livra au
plus grand désespoir. Ils furent tous deux
changés en alcyons, oiseaux de mer."
CRÉPIN (Louis-Philippe), né à Paris.
32. Combat mémorable en'l'an 1798.
La corvette française la Bayonnaise, armée
de vingt-quatre canons de 8, commandée par
le capitaine Edmond Richer, prenant à l'a-
bordage la frégate anglaise VEmbitSCade, por-
tant quarante canons, dont vingt-six de 16.
DAGUERRE. 4
33. Intérieur d'une chapelle de l'égli
des Feuillants, à Paris.
Elle servoit de sépulture à la famille des
( 19 )
Phelippeaux. Sur le tombeau étoit placée la
figure de Raymond de Phelippeaux, conseil-
ler et secrétaire d'état sous Louis XIII.
DE JUINNE, chevalier de la Légion-d'Honneur.
34. La famille de Priam pleurant la mort
d'Hector.
Hector, couché sur un lit funèbre, est en-
touré de sa famille éplorée. Sur le premier
plan, Andromaque sa veuve s'évanouit dans
les bras d'une suivante, et Astyanax, son fils,
cherche auprès de sa mère un soulagement à
sa douleur. Le vieux roi Priam et la reine
Hécube sont assis au chevet du lit, plongé?
dans les plus douloureuses réflexions, en pleu-
rant la perte de leur fils aîné, le plus ferme
défenseur des Troyens. Paris, frère d'Hector,
s'approche de son lit, et jure de le venger.
A droite, Cassandre, vêtue de blanc, semble
lire dans l'avenir les malheurs qui vont fon-
dre sur la famille de Priam.
( 20 )
DELACROIX.
35. Dante et Virgile, conduits parPlegias,
traversent le 1ac qui entoure la ville in-
fernale de Dite.
Des coupables s'attachent à la barque, ou
s'efforcent d'y entrer. Dante reconnoît parmi
eux des Florentins.
DELACROIX.
36. Scènes des massacres de Scio; familles
grecques attendant la mort ou l'escla-
vage.
DELAROCHE jeune.
37. Joas dérobé du milieu des morts par
Josabeth sa tante.
Je me figure encor sa nourrice éperdue,
Qui devant les bourreaux s'étoit jetée en vain,
Et foible le tenoit renversé sur son sein;
Je le pris tout sanglant, etc.
DELORME.
38. Cépliale enlevé par l'Aurore.
( 21 )
DEMARNE (Jean-Louis), né à Bruxelles.
39. Le départ pour une noce de village.
— Des hommes, des femmes, et des enfants,
L montés sur une voiture à quatre chevaux,
partent pour la noce; un ménétrier fait partie
de ce joyeux équipage. Une femme qui garde
1 ses bestiaux indique à ces voyageurs la route
qu'ils doivent suivre.
Cette scène se passe au soleil levant, sur un
chemin au bord d'une haie, dans une campa-
- gne pittoresque de Franche-Comté, enrichie
l d'arbres et de montagnes, dont plusieurs se
détachent sur l'horizon.
r
4oï Une Foire à la porte d'une auberge.
rn-e Route, sur laquelle on voit une
P diligence. Sur le devant est une ferme
W d'où l'on voit sortir des animaux.
DROLLING. né à Paris, chevalier de la Légion-
la d'Honneur..
42. La séparation d'Hécube et de Po-
lixène.
Ulysse arrache Polixène des bras de sa i-nèwd
( 22 )
Hécube, qui cherche en vain à la retenir. 11
entraîne cette princesse à l'autel où les Grecs
vont l'immoler aux mânes cTAchille.
43. Orphée-perdant Eurydice.
Presque aux portes du jour, troubté, hors de lui-même,
J.1 s'arrête, il se tourne, il revoit ce qu'il aime:
C'en est fait, un coup d'œil a détruit son bonheur,
DUBUFE.
44. Apollon et Cyparisse.
Cyparisse ayant tué par mégarde un jeune
cerf qu'il élevoit avec beaucoup de soin en
eut tant de regrets qu'il voulut se tuer. Apol-
lon touché de la douleur de ce jeune homme
en eut pitié et le métamorphosa en cyprès.
DUelS (J.-L.).
Les Arts sous l'empire de l'Amour.
45. La Peinture.
Van-Dyck et la jeune Flamande.
Vavj-Dyck, âgé de 16 à 17 ans, se rendoit
en Italie pour y étudier. En passant à Savel-
( 23 )
them, petit bourg près de Bruxelles, il s'éprit
des charmes d'une jeune fille, et céda au desir
(lue lui témoigna la jeune Flamande d'avoir
un tableau de lui pour l'autel de sa paroisse;
il choisit le sujet de saint Martin, et se peignit
lui-même sous la figure du saint, monté sur
un cheval que Rubens lui avoit donné pour sa
route. Van-Dyck consulte la fille qu'il aime
sur le tableau qu'il vient d'ébaucher.
46. La Musique.
Marie Stuart, dans son palais de Holy-
Woodhouse, en Ecosse, exécute sur son cla-
vecin la romance si touchante où elle exprime
ses regrets de quitter la France. David Rizio,
musicien, attaché au service de son palais en
qualité de secrétaire, l'accompagne sur le
téorbe. Rizio passe en effet pour avoir com-
posé l'air de cette romance.
47. La Sculpture.
De même que Van-Dyck avoit fait son
premier tableau pour l'amour d'une jeune
fille, Properzia de Rossi, morte à Bologne
en i53o, et qui mérita d'être comptée parmi
les plus célèbres sculpteurs de son temps, fit
aussi par amour son dernier bas-relief. Le
sujet est lié à l'histoire de sa vie et de ses sin-
gulières et malheureuses amours pour un
C M )
très beau jeune homme qui la dédai^noit.
Elle crut, en exécutant un bas-relief qui re-
présentoit une femme dédaignée comme elle,
faire une sorte d'allusion à sa malheureuse
passion. Elle ne voulut plus sculpter davan-
tage; mais, s'occupant toujours des arts, les
petits sujets qu'elle traita prouvent qu'elle
ne chercha plus que dans la religion le calme
auquel elle aspiroit.
48. La Poésie.
Le Tasse lisant à la princesse Éléonore l'é-
pisode d'Olinde et Sophronie, afin de se don-
ner une occasion de l'instruire de son amour.
DUNOUY (Alexandre-Hyacinthe), né à Paris.
4g. Paysage composé d'après des études
faites dans les Alpes et en Italie.
DUPERREUX (A.-L.-R.), né à Paris.
5o. Vue du rocher de l'Aiguille, première
porte de clôture de la grande char-
treuse de Grenoble, par Saint-Laurent
du Pont.
( 25 )
3
Le 8 juillet 1816 le vénérable dom Romuald
Moissonnier, grand-vicaire des chartreux,
âgé de sorr^nte-quatorze ans, vint, au nom
de son ordre, reprendre possession de cette
célèbre retraite de S. Bruno, restituée à sa
primitive destination par la piété du Roi. Il
étoit accompagné de deux chartreux, et suivi
de fidèles que la piété attiroit sur ses pas. Il
étoit à peine entré dans l'enceinte de la pre-
mière clôture du monastère, que trois char-
treux du département de l'Isère descendirent
du désert, une croix de bois à la main, et se
prosternèrent à ses pieds pour recevoir sa bé-
nédiction. Il mourut à la Grande-Chartreuse
le ig juillet, onze jours après son installation.
FRAGONARD, chevalier de la Légion-d'Honneur.
51. Marie-Thérèse présentant son fils aux
Hongrois.
GARNIER (Étienne -Barthélemi), né à Paris,
membre de l'Institut.
52. Ajax, fils d'Oïlée, gravissant les ro-
chers, et bravant la tempête et les dieux.
Figure d'étude faite à Rome,
(26)
GENOD, DE LYON.
53. Mariage de deux Bressa-ns béni par
leur aïeul.
54. Scène de l'armée d'observation sur les
Pyrénées.
Un vieux religieux, fuyant la persécution
et les troubles d'Espagne, arrive sur les terres
de France mourant de froid et de fatigue. Il
tombe entre les bras d'un jeune soldat qui lui
prodigue des secours.
GÉRARD (François), Baron, membre de l'In-
stitut, premier peintre du Roi, chevalier des
ordres de Saint-Michel et de la Légion-d'Hon-
neur.
55. Psyché recevant le premier baiser de
l'Amour est assise sur un tertre couvert
de gazon, pressant ses bras sur son
sein ; dans ses traits l'artiste a peint la
virginité, et la douce émotion qu'elle
éprouve.
Le papillon qui voltige au-dessus de sa
tête est le symbole de l'ame.
( 27 )
GOSSE. 1
56. Saint Vincent-de-Paule convertit son
maître.
Saint Vincent-de-Paule, fait prisonnier par
les Turcs, étoit depuis trois ans dans l'escla-
vage , lorsque la Providence permit qu'il pas-
t sât au service d'un renégat provençal. Vincent
parvint à l'intéresser par sa douceur et sa ré-
signation. Il profita de cette circonstance
pour ramener son maître infidèle à la foi
Í qu'il avoit abandonnée. Il eut le bonheur d'y
réussir.
Un jour que Vincent travailloit aux champs
avec ses compagnons d'infortune, le renégat
l'aborde avec respect. Le repentir dans l'ame,
il va tomber aux pieds de son esclave. Vincent
- le retient, et implore pour lui le pardon cé-
leste.
GRANET, né à Aix département des Bouches-
du-Rhône, chevalier des ordres de Saint-Michel
et de la Légion-d'Honneur.
57. Vue intérieure de l'église du couvent
de San-Benedetto, près Subiaco.
On voit un moine en prière, et ses disciples.
( 28 )
58. Intérieur de la basilique basse de
Saint-François-d'Assise, à Assise.
Elle est desservie par les religieux fran-
ciscains. Le moment choisi par l'artiste est
celui d'une grande cérémonie religieuse.
59. Prise d'habit d'une jeune fille d'Al-
bano , dans le chœur du couvent de
Sainte-Claire à Rome.
La novice est représentée aux pieds de l'ab-
besse, qui, après l'avoir dépouillée de ses pa-
rures mondaines, lui coupe les cheveux. La
mère de la novice, séparée à jamais de sa fille,
s'évanouit entre les bras des religieuses, qui
lui prodiguent des soins..
GRANGER.
60. Une nymphe lutinée par les Amours.
GUDIN.
61. Sauvetage d'un navire naufragé.
( 29 )
3.
GUÉRIN (Pierre), membre de l'Institut, chevalier
des ordres de Saint-Michel et de la Légion-
d'Honneur.
62. Phèdre et Hippolyte.
1 Accusé par Phèdre d'avoir conçu pour elle
une passion criminelle, et d'avoir tenté de la
satisfaire par la violence, Hippolyte paroît
devant Thésée, qui, abusé par le témoignage
d'OEnone, l'accable de reproche, l'exile, et le
dévoue à la colère de Neptune. Ce malheureux
H' fils, fier de son innocence, repousse par
l'exemple de sa vie entière les calomnies dont
il est victime. M. Guérin l'a représenté au
moment où il prononce ces vers :
« D'un mensonge si noir justement irrité,
« Je devrois faire ici parler la vérité ,
•• Seigneur, mais je supprime un secret qui vous touche
« Approuvez le secret qui me ferme la bouche ;
- Et, sans vouloir vous-même augmenter vos ennuis *
« Examinez ma vie, et songez qui je suis.
RACINE, acte IV, scène 11.
63. Énée racontant à Didon les malheurs
de la ville de Troie.
Après la prise de Troie, Énée, prince de la
famille de Priam, aborda avec sa flotte eu
Afrique, auprès de la ville de Carthage, ou
Didon, fille du roi de Tyr, avoit établi son
empire. Cette reine reçut à sa cour le héros
( 3o )
troyen et en devint bientôt éprise. Elle se
plaisoit à lui entendre raconter ses voyages et
ies malheurs de la ville de Troie. Vénus, pour
augmenter encore la flamme dont la reine de
Carthage brùloit pour Énée, lui envoya l'A-
mour sous la figure d'Ascagne, fils de ce der-
nier. Didon aimoit à caresser cet enfant, ne
soupçonnant pas sa métamorphose, et Cupi-
don profitoit de la confiance de la reine pour
enflammer son cœur.
Énée est ici représenté au moment oiril fait
à Didon le récit de la guerre de Troie. Cou-
chée sur un beau lit de repos, Didon l'écoute
avec intérêt et le regarde tendrement. Cupi-
don, sous les traits d'Ascagne, tenant un des
bras de la reine, lui ôle du doigt son anneau
nuptial, pour marquer ses progrès dans le
cœur de Didon, qui commence à oublier la
fidélité qu'elle avoit jurée aux mânes de son
époux. A droite est Anne, sa sœur, qui regarde
attentivement Ascagne et semble s'étonner
detrouver dans la figurede cet enfant quelque
chose de surnaturel.
La scène se passe sur une terrasse située au
haut du palais de Didon, d'où l'on découvre
le promontoire où tout est en mouvement pour
bâtir la nouvelle ville, et la vaste mer qui
séparera Carthage des côtes d'Italie; en avant.
corps de la terrasse s'élève un temple de Nep-
tune, où l'on remarque la statue de ce dieu.
( 3i ) -
64. Clytemnestre.
Agamemnon est revenu vainqueur d'Ilion.
Pour la première fois, depuis dix années, il
repose, entouré de dépouilles troyennes, dans
le palais des Atrides. Mais le crime veille dans
ce même palais. Pendant son absence, le fils
de Thyeste, Égisthe, a subjugué le cœur de la
fi ère Clytemnestre, épouse d'Agamemnon.
Déja elle lui appartient par le crime, déja il
régne par elle dans Argos. En ce moment que
laisse aux coupables le sommeil du roi, Égisthe
rallume dans le cœur de sa complice le ressen-
timent du meurtre de sa fille Iphisénie; il
excite en même temps sa jalousie contre Cas-
sandre, amenée captive par Agamemnon , et
la détermine enfin à un second crime pour
assurer l'impunité du premier. Elle a cédé à
ses affreux conseils et dévoué son époux à la
mort. Cependant, prête à frapper, elle s'ar
réte. L'horreur du forfait lui apparoit tout
entière et semble glacer sa fureur. Elle recule:
mais Égisthe, impatient de voir expirer sa
victime, la soutient, la pousse vers le lit con-
jugal , et le crime va s'achever.
C'est le moment de l'hésitation que l'artiste
a choisi pour le sujet de ce tableau.
65. Sainte Géneviéve, patrone de Paris.
Sainte Géneviéve naquit vers l'an 4'^ à

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