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Fastes militaires de la France, depuis l'an 456 jusqu'à ce jour...

216 pages
Delarue (Parios). 1826. In-16.
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FASTES
tL'j Q iüQ IML a
De la SralttC ,
DEPUIS L'AN 456 JUSQU'A CE JOUR; J
OUVRAGE
COrrEIUlIT: iQ la date de près de 1200 batailles et combats mé-
morables livrés ou soutenus par les armées françaises ( de terre
et de mer ) ; a9 leur résultat ; 3* le nom des généraux qui y
commandaient; 4® l'historique des principaux faits d'armes:
5tz la cause des différentes guerres, et comment elles ont été
terminées ; 6Q les noms des militaires qui se sont distingués pen-
dant la guerre d'Espagne en 1823 , et dont il a été fait mention
dans les bulletins officiels, etc. , etc.
21 Parts,
CHEZ DELARUE , LIBRAIRE , QUI DES Aocmm, ne I5 ;
Et à LILLE, chez CASTIAUX, Libraire, GrMd'Phce. -
1826.
LILLE. —IMPRIMERIE DE BLOCQUEL.
FASTES MILITAIRES
DE LA FRANCE.1
Bataille de CHALONS-SUR-MARNE , gagnée
par Merowée , roi des Francs , Théodoric , roi des
Goths , et Aetius, général des Romains , sur Attila,
roi des Huns , en 455
— DE SOISSONS ( 1 ) gagnée par Clovis-Ie-
Grand, sur Siagrius, général des Romains, dans
les Gaules , en 486
— M TOLBIAC ( 1 ) , gagnée par le roi Clo-
vis 1, dit le Grand , sur les Allemands ( c'est à
cette occasion qu'il embrassa le Christianisme ),
en - 496
— DE VOUILLÉ eu VOUGLÉ, près de. Poitiers ;
Clovis y défait les Wisigoths, et tue Alaric leur roi,
- de sa propre main , dans la mêlée , en 507
— D'UNSTRUDT (1) ; Thierry I, roi de
Metz, et Clotaire 1, roi ae Soissons , battent et font
prisonnier Hermanfroi , roi de Thuringue, en 528
— DE NARBONNE (1), gagnée par Childebert,
roi de Paris , sur Amalaric , roi des Wisigoths , qui
fut tué dans la mêlée, en 53r
-v~*VE DROISSI, près de Soissons (quelques
auteurs lui donnent même ce dernier nom ). Landri ,
maire du palais et commandant l'armée ae Clotaire
II, roi de Soissons , défait Childebert, roi d' Au*-
trasie et d'Orleans, en 594
( 4)
'— DE LAFAU (Leucofao ) ( 1 ) , entre Xaon et
Soissons ; Frédégondè, régente de Neustrie, y met
en fuite l'armée de Brunehaut, régente d'Austrasie,
en 596
— DE DORMEILLES; Thierry II, roi de Bour-
gogne , et Théodebert II , d'Austrasie , son frère -
y mettent en déroute les troupes de Clotaire II , roi
J e Soissons , en 600
— D'ESTAMPES; Thierry II, bat l'armée de
Clotaire II, commandée par Bcrthauld son maire
• du palais , et fait prisonnier Mérovée, fils de Clo-
taire , en 604
- DE TOLBIAC ( Il ) ; Thierry II et Théo-
debert II, dont il vient d'être question, se brouillent
et se font une guerre furieuse , quoique frères ;
l'aimée de Théodebert est battue, en 6ia
— D'UNSTRUDT ( Il ) ; Sigebert II, roi
d' Austrasie, y défait Radulfe, duc de Thuringe,
en - 64°
La guerre intestine entre Dagobert ll, roi d'Austrasie, et
Thierrilll, roi de Bourgogne et de Neustrie, continue
ses ravages pedant les années 667 et suivantes.
- DE LAFAU ( II ) , gagnée par Thierry II t
loi de Neustrie et de Bourgogne, contre les ducs'
Martinet Pepin d'Héristel, maîtres de l'Austrasio,
en 680
— de NAMUR, gagnée par Pépin d'Héristel
contre Gislemar, maire du palais de Neustrie,
en 683
— DE TESTRI ; le même Pépin d'Héristel y
iat Thierry III , roi de Neustrie ej de Bourgogne,
par suite de cette victoire il se rend maître de la
personne du roi, et devient dès-lors tout-puissant
Cil France , 687
r- D'AMBLEF, gagnée par Chales- Martel, 6Js
(5)
naturel de Pepin d'Héristel , SUT Chilpéric II
roi de Neustrie, et Ragenfroi son maire au palais,
en 716
— DE VINCIAC on de CAMBRAY. gagnée
encore par Charles Martel sur le même Chilpéric ;
elle fut décisive et assura la toute-puissance de Char.
les, en 717
— DE TOURS, dite aussi de POITIERS ;
Charles-Martel y défait Abderame, général des
Sarrasins, qui s'étaient rendus maitres d'une grande
partie de la France; le courage que Charles déploya
ans cette circonstance lui fit donner le surnom de
Marte l 732
— DE NARBONNE ( II ) , gagnée par Charles-
Martel sur Anthime , général des Sarrasins ; ces
derniers y sont battus , en 737
Les Saxons, les Suaves, les Allemands et les Bavarois
furent aussi vaincus par Charles-Martel et forcés de re-
connaître son autorité.
— DU TORRENT, en Saxe ; Charlemagne y
défait Witikind , roi des Saxons, en 772
— DE PAVIE ( 1 ) , Charlemagne y bat Didier.
toi des Lombards, et détruit son royaume , en 774
DE RONCEVAUX, perdue par l'arrière-garde
de l'armée de Charlemagne , contre les Gascons ,
en 758
— DU MONT-SONTAL et de LIHÉSI, gagnées
jJar Charlemagne sur les Saxons, en 78a et 783
— DE FONTENAY; Charles-le-Chauve , roi de
France, et Louis, roi de Bavière, son frère, y
défont l'armée de l'empereur Lothaire I, en 84r
- D'ANBER-NACH , perdue par. Charles-le-
Chauve , contre Louis de Saxe, fils de Louis le
Germanique, en 876
(6 )
— DE SAUCOURT, dans le Vimeu, gagnée
par Louis III sur les Normands, en 88r
— DE THIN, gagnée par le même monarque
sur les Normands ; il y perdit sont fils naturel ,
en - 881
— DE MONTFAUCON; Eudes 1, roi de France,
Y défait les Normands et leur tue dix-neuf mille
nommes, en 88g
— DE GUL1A ; les Français y sont défaits par
les Normands, en 8gI
Arnould, roi de Germanie et de Lorraine, y commandait ;
il prit sa revanche sur la fin de l'année suivante.
— DE CHARTRES, gagnée par Charles le Simple,
roi de France , sur Rollon, chef des Normands ;
malgré ses succès , le roi de France fut obligé de
-donner sa fille à Rollon, pour établir entre eux
une union plus étroite et une paix plus solide,
en gii
— DE SOISSONS ( II ) , gagnée par le roi
Charles le simple sur Robert, duc de France
son rival, qui y laissa la vie, en , 923
— DE LAON ( 1 )» Louis a'Outremer, roi de
-
France, y est battu par Hugues le Grand, duc
de France, père de Hugues Capet, et par Herbert
de Vermandois, qui commandaient les sujets ré-
voltés contre le roi , en 941
— DE ROUEN ( 1 ), gagnée par les mêmes,
qui s'étaient alliés à Richard I, duc de Normandie,
sur Louis d'Outremer, qui avait, de son côté, Otton,
roi de Germanie , et Arnould , comte de Flandres,
en - 946
- DE SOISSONS ( III ), gagnée par Lothaire
I, roi de France, et Hugues Capet, alors comte
de Paris , sur Othon, roi de Germanie, en 978
.- — DE LAON ( II ) j Charles, duc de Lorraine,
( 7 )
y met en déroute Hugues Capet, roi de France,
son compétiteur, en 991
— DE MORTEMER ; les Normands , com-
mandés par Roger de Mortemer et Robert comte
d'Eu, y défont les Français, commandés par Eudes,
frère du roi de France, Henri I, en 1053
- DE MONT-CASSEL ( 1-); Robert le Frison,
xomte de Hollande, y bat Arnould ln, comte
de Flandres , et Philippe I, roi de France, son
allié, en 1071
- DE DOL, gagnée par Philippe I, roi de
France , allié ilu duc de Bretagne , sur Guillaume
le conquérant, roi d'Angleterre, qui faisait le siège
de Dol, en icj5
— DE NEAUFLE; Louis le Gros , roi de France,
y bat Henri 1, roi d'Angleterre, en 1109
— DB GISORS ( 1 ), gagnée par le même mo-
narque sur Henri I, en 11 il
- — DE BRENNEVILLE, d'abord gagnée par
Louis le Gros sur les Anglais, commandés par leur
roi Henri , ensuite perdue par les français , en il 19
Deuxième croisade, entreprise en 11471 par Louis VU, roi
- deTrance, dit le Jeune, et pfr Conrad III, empereur
d'Allemagne. St. Bernard l'avait prêchée: elle ent des
résultats funestes pour les chrétiens.
Troisième croisade, entreprise en 1189, par Frédéric 1 i
dit barberousse, empereur d'Allemagne , Philippe-Au-
coste, roi de France, et Richard Cœur-de-Lion, roi
d'Angleterre. La prise de Jérusalem, par le fameux sul-
tan Saladin, en 1187, en fut la cause; les croisés prirent
sur les infidèles la ville de Saint-Jean-d'Acre, en IIgl,
et Philippe-Auguste revint en France après cet événe-
ment auquel son courage avait beaucoup contribué.
— di FRETEVAL. près de Blois. Philippe-Au-
guste et Richard Cœur - de - Lion, d'alliés qu'ils
étaiept, devinrent ennemis. Ce dernier surprit le
toi de France à Freteyal et s'empara du trésor et
( 8 )
du bagage de l'armée ; il prit en outre le sceau et
les titres de la couronne de France , nos rois,
avant cette époque, ayant pour habitude de les
faire porter à leur suite, en 1194
— DE GISORS ( II ) , gagnée par Philippe-
Auguste, qui y renverse les bataillons anglais ,
en 1197
— DE COURCELLES , gagnée par le même
monarque , sur les anglais , en 1198 ("')
Les guerres de religion commencent en France; l'hérésie
des Albigeois, qui gagne tout le midi, en fnt le motif; les
moines montrent leur crucifix arment cinquante mille
Français, qui égorgent, sous le nom d'hérétiques, leurs
malheureux frères Siège horrible de Béziers, en isog ;
60,000 babitans sont impitoyablement passés au fil de
l'épee par l'ordre de l'abbé de Citeaux, qui était un
des chefs de l'armée catholique.
— DE MURET , sous Philippe-Auguste. Simon
de Montfort y défait les Albigeois, commandés par
Raymond , comte de Toulouse , soutenus par Pierre
II, roi d'Aragon, qui y laissa la vie e en 1213
— DE DAM ( bataille navale, près du port ) t
gagnée par les Anglais sur la flotte de Philippe-
Auguste; ces premiers opèrent ensuite une descente
et sont battus en rase campagne par le monarque
français , en 1213
— DE BOUVINES, gagnée par Philippe-Auguste,
sur l'empereur Otton IV , et son allié le comte de
Flandres ; elle fut décisive et des plus meurtrières j
Philippe de Dreux , évêque de Beauvais, y combattit
avec une massue, en 1214
- DE LA ROCHE-AUX-MOINES, gagnée par
Louis de France ( Depuis Louis VIII, dit le Lion )
(*) Quelques auteurs la mettent sous la date de II.
( 9 )
2
Ils de Philippe-Auguste, sur les Anglais., eom-
mandés par leur roi Jean, dit Sans-Terre , un mois
après la précédente , en lai4
Louis VIII , dont il vient d'être question, monte sur la.
l trône en 12*3 , et chasse les Anglais de tontes leurs pos-
sessions en de ça de la Garonne.
— D'AVIGNON; Louis VIII forme avec deux
cent mille hommes le sicge de cette ville, qui tenait
pour les Albigeois ; les habitans, dans une sortie.
attaquent et culbutent les Français; mais ceux-ci,
remij de cet échec , se rendirent maîtres de leur
ville quelque temps après, en 1226
- DE TAILLEBOURG, gagnée par Saint-Louis
tnr Henri III, roi d'Angleterre, et le comte de la
Marche son allié , en 1241
— DE SAINTES donnée le lendemain de la pré-
cédente, et gagnée par Saint-Louis sur les mêmes ,
en 1241
Septième et dernière erpisade, entreprise en 1248, par St.-
LQIIIS.
- DE DAMIETTE ; Saint - Louis arrive en
Egypte, met le siège devant Damiette , bat les Sar-
Tasins sous les murs de cette place, et s'en empare
en I
- DE LA MASSOURE, ou du THANIS, Les
l Français y sont défaits par les Sarrasins ; Saint-
ionis y perd son frère le comte d'Artois , et est
: lui-même prisonnier par suite de cette déroute,
I tn. I2ÔO
f Ce prince rathète ta liberté moyennant sept millions de francs;
L mais il entreprend en 1270 une autre croisade, et périt de*
i Tant Touis, d'une maladie pestilentielle qui s'était miss
I dau son armée.
p" » DE TAGLIA-COZZO; Charles d'Anjou, frère
~e Saint-Louis, poité ail trône de Naples par 1e
C 10 )
pape Urbain IV, la gagne sur Conradin son compé-
titeur , en 1268
La férocité de ce prince donna lieu aux Vêpres SicilifllllC"
Il périt dan. ce massacre vingt-deux mille Fraupais.
— DE MESSINE ( 1 ) ( navale ), perdue par
Charles d'Anjou, à qui Roger-Doria prit vingt-
neuf vaisseaux après en avoir bnllé trente., en 1282
— DE COURTRAI, perdue par les Français com-
mandés par Robert , comte d'Artois, sur les Fla-
mands révoltés, en 1302
— DE MONS-EN-PEVELLE; la perte de la ba-
taille précédente oblige Philippe-le-Bel , roi de
France, à assembler le ban et l'arrière-ban du royau-
me. 11 marche contre les Flamands et les bat, en i3o4
— DE MONT-CASSEL ( Il ), gagnée par Phi-
lippe VI, dit de Valois, sur les Flamands, en 1328
.; DE L'ÉCLUSE ( navale) ; Edouard 111, roi
d'Angleterre, la gagne sur les Français , qui la
disputèrent long-temps, en 13;0
— DE CRECY, perdue par "Philippe de Valois,
contre Edouard 111, roi d'Angleterre, en 1346
Elle fut bien funeste à la France, qui y perdit la majeurs
partie de sa noblesse; elle causa en outre le siégé de Ca*
: ~fais parle même Edouard 111. -
- DE MAUPERTUIS , aujourd'hui Maupretus,
à quatre lieues de Poitiers (beaucoup d'Auteurs don-
nent à c'ette bataille le nom de Poitiers ), gagnée
par le prince de Galles et Jean Sandos , sur les
Français commandés par leur roi Jean II , dit le
Bon , qui y fut fait prisonnier après avoir vu périr
sa principale noblesse, le ig septembre 1356
— DE BR1GNAIS , à trois lieues de Lyon, per-
due par les Français commandés par Jacques de Bour-
ton, comte de-la Marche, contre les grandes cmn-
- pagnies dites des Malaruld!!Scc 7;.urtJÆ-J'!nul! en I36
( II )
— DÉ COCHEREL ; Bertrand du Guesclin y bat
les Anglais et les Navarrais commandés par Jean de
Grailly, captai de Buch , qui y fut fait prisonnier,
le 6 mai 1364
— D'AURAY, gagnée par Jean Chandos, gé-',
néral des Anglais , et Jean de Montfort , duc de
Bretagne, sur Bertrand Duguesclin , qui comman-
dait les Français, et sur Charles de Blois, com-
pétiteur de Jean Montfort au duché de Bretagne. Du-
guesclin y est fait prisonnier et Charles de Blois y
perdit la vie, le 29 septembre 1364
DE MONTIEL en ESPAGNE; Duquesclin chasse
du royaume de Castille, Pierre-le-Cruel, souillé de
lusieurs crimes. Il place sur le trône de ce îoyaume
Henri de Transtamare , en i366
DE PONT-V ALLAIN ; Bertrand Duguesclin ,
devenu connétable de France, y bat les Anglais ,
en 1370
- DE COMMINES, gagnée par Olivier Clissson,
connétable de France , sur les Flamands, en 1382
— DE ROSBECQ , gagnée par Charles VI, roi
de France , dit le Bien-Aimé, sur les Flamands
révoltés , commandés par Philippe d'Artevelle , qui
y fut tué, en 138
— DE NICOPOLIS , perdue par Sigismond , roi
de Hongrie, qui avait dans son armée douze mille
Français et l'élite de leur noblesse, contre Bajazet
1, empereur des Turcs , en 1393
Charles VI, roi de France, dit le bien-aimé, tombe male
en 13g»;. mai» à peine convalescent, il veut porter la guerre
en Bretagne ; il eat effrayé par on h rame mal véto qui ar-
rête ion cheval dans le milieu d'une forêt et lui crie : Nobltt
roi, ne passe pas outre; retourne sur tes pas, lu es trahi.
Cet événement, joipt à la faible se de la santé du roi et à
1» chaleur ncuijT< du jour , fit tomber le monarque en
( 12 )
frénésie, fi tui aliéna totalement l'esprit; ce fut Mora CJH
J. France, Ii, rée aD factions d'Orléans et de Bourgogne, et
à l'avidité de la reine, l'adieuse Isubeau de Bavière, ▼it
belles provinces occupées par les Anglais, qui avaient
profité de la guerre intestine pour s'emparer de ce royaume.
— D'AZINCOURT, gagnée par Henri V, roi
d'Angleterre , sur l'armée française commandée par
le connctable d'Albret, en 1415
— DE BAUGÉ; le comte de Buchan, originaire
d'Ecosse ( * ) , et le maréchal de la Fayette y
battent les Anglais , en 1422
— DE CREVANT, dans l'Anierrois ; les Anglais
et les Bourguignons réunis y défont les Français
commandés par le comte de Bachan , et le seigneur
d'Estissac , en 1^23
— DE GRAVELLE; le comte d'Anmale, com-
mandant l'armée française, y bat les anglais, en 1423
— DE VERNEUIL, gagnée par les anglais sur
les Français commandés par le vicomte de Nar-
bonne, en '4*4
— DE MONTARGIS; les Anglais formaient le
siége de cette ville ; Jean, comte de Dnnois, bâ-
tard d'Orléans, si célèbre dans l'histoire de France,
et Etienne de Vignole, dit la Hire, volent au secours
de la place , attaquent et défont les Anglais sous
ses murs , en 1427
— DE ROUVRAY (combat conna sous le nom
de Journée des Harengs); le comte de Clermont
y bat le chevalier Fastol qni amenait un convoi
de vivres aux Anglais, qui faisaieot le siége d'Or-
léans, le 18 février 1429
Jeanne d'A rc, dite la Pncelle d'Orléans , et le brave Danois
font lever le siège d'Orléans aux Anglais, le 18 mai t4
( * ) Il fut fait Connétable de France, "14:14.
( 13 )
— JlI. GERGEÀU ; l'armée francaise, com-
mandée par le dnc'd'Alençon et Jeanne d'Arc, y
défont les Anglais, le 13 mai; le duc de Soffoldt,
général des Anglais, et deux de ses frères , y furent
ILS prisonniers , en 1429
— DE PATAY; le même duc d'Alençon et Jeanne
d'Arcy battent les Anglais commandés par le célèbre
Talbot, qui y fut fait prisonnier, le 18 mai i 429
Le eOllrae et l'ardeor que Jeanne d'Arc avaitinspirés àno»
troupes, furent le salut de la France, qui se rit en peu d.
fems délivrée des Anglais, et qui pat faire sacrer SOD roi,
Charles VII, dit le Victorieux, dacs la ville de Rbeims.
— DE COMPIÈGNE ( combat sous les murs J;
les comtes de Suffolck et d'Arundel ayant forme le
siège de cette ville, défendue par Jeanne d'Arc ,
celle-ci Et une sortie pour forcer les Anglais à la
lever ; mais elle tomba entre les mains du bâtard
de Vendôme, nommé Lyonnel, qui servait le parti
des Anglais ; et qui la céda à Jean de Luxembourg-
Ligny, son général. Celui-ci eut la lâcheté de la
vendre dix mille francs comptant et cinquante livres
de rente, à ces mêmes anglais qui, honteux d'avoir
été si souvent vaincus par elle, la firent passer pour
sorcière et brûler vive à Rouen, en 1431. Le siège
de Compiègae fut levé des 1430
— DE LA CROISETTE, près de Châlons-snr-
Marne ; Arnand-Guillem de Barbazan, dit le Che-
valier sans Reproche, y défait les Anglais et les Bour-
guignons, en i43o
— DE BULLEGNEVILLE; les Français alliés
de Réné d' Anjou , duc de Lorraine, qui disputait
cette province au comte de Vaudémont, la per-
dent (*), en 1431
(tir) Ccllt batailla fut livrée contre l'avis da brave Barbmpu
( 14 )
— bE SAINT-CÉLERIN, près d'Alençon; les
Francais, commandés par Ambroise Lore, y battent
les Anglais, en 1432
— DE BOTTLEN, appelée aussi de ZURICH ou
de SAINT-JACQUES; le Dauphin, depuis Loui.
XI, y commande les Français allies de l'empereur
Frédéric, contre les Suisses , qui y furent entière-
rement défaits , en 1444
— DE FORMIGNY, gagnée par Charles Vil,
snr les Anglais, qu'il force à évacuer la Normandie,
en 1450
— DE CASTILLON; les maréchaux de Lohéac
et de Jaloignes , commandant les Français , y
battent complettemcnt les Anglais, qui y perdent
leur général, le célèbre Talbot, en 1452
Toute la Guienne fut recnnqnÎM par les arme e. françaises
sur le.. Anglais, en 1451 et 1452.
— DE MONTLÉRY; les princes du sang de france
et plusieurs seigneurs de la Cour, mécontens du roi
Louis XI, se liguèrent entre eux et firent prendre
les armes à leurs vassaux et partisans , pour faire la
guerre an roi; elle fut appelée guerre du bien public.
Louis XI marcha contre l'armée des princes , com-
mandée par le comte de Charolais et le duc de Bre-
tagne , qu'il rencontra près de Montléry ; la batailla
s'engagea et devint sanglante: les deux partis s'en
attribuèrent chacun l'avantage; cependant les bour-
guignons y perdirent tout leur butin, en i465
— DE LIEGE ; le duc de Bourgogne, Charl es
le Téméraire, irrité contre Louis XI , qui était
dont il vient d'être question; mais comme let <rMpet qu'il
commandait n'étaient qu'auxiliaires , il fut obligé de suivre 1..
ordres de Réné d'Anjou. Barbazan mourut des blessure» qu'il
reçut dans cclte bataille, et Réné y fut (ait prisonnier.
( 15 )
venu le trouver à Péronne, le fait arrêter, et le force
à assister à la bataille qui eut lieu sons les murs de
Liège, dont leshabitans s'étaient ligues avec le roi,
pour se révolter contre le duc. Les Liégeois sont
défaits et leur malheureuse ville livrée à toutes les
horreurs d'un assaut , du meurtre et du pillage ,
en 18
— DE GRANSON et MORAT, perdues par
Charles-le. Téméraire , fils de Philippe-le-Bon ,
contre les Suisses, en 1476
— DE NANCI. L'armée y est mise en déroute et
Charles-le-Téméraire qui la commande y perd la
vie, en 1471
— DE GUINÉGATE (ï); Louis XI y est
battu par l'archiduc maximilien, mais il remplit
le but de son expédition , qui était de faire lever
le siège de Thérouenne , en 1479
— DE BETHUNE; le maréchal de Crèvecœur
Desquerdes ( sous Charles VIII ), y bat les troupes
du duc de Bretagne commandées par le comte de
Ravestein, le duc de Gueldres et le comte de
Nassau; ces deux derniers y sont faits prisonniers,
en 1487
— DE SAINT-AUBIN-DU-CORMIER; le duc
de Bretagne et le duc d'Orléans, depnis Louis XII,
qui s'était révolté contre Charles VIII, la perdent,
contre Louis II de la Trémouille, qui y com-
mandait l'armée du roi , en 1488
— DE FORNOUE, gagnée par le roi de France,
Charles VIII, sur les troupes de l'Empereur , du
Pape , des Vénitiens et de Castille, commandées
par le marquis de Mantoue , le 6 juillet 1495
- DE SEMINARA ; Gonsalve de Cordoueet An-
toine de Lève, généraux des Espagnols, la gagnent
sur Robert Stnart d'Aubigny, général des Français,
qui y fut fait prisonnier , le ai avril 1503
( i6)
— DE CÉRIGNOLES, gagnée par Gonsalve de
Cordoue, sur Louis d'Armagnac, duc de Nemours,
et le marquis Y ves d'Alègre; le premier y perdit
la vie, le 28 avril 1503
— DE CARIGLIAN ; Gonsalve de Cordoney
bat les français commandés par le marquis de Salu-
ces, en 1503
— DE CADURIO; les impériaux y sont défaits
par les francais et les vénitiens, sous les ordres
des généraux Alviane et Trivulce, en 1508
— D'AGNADEL , gagnée par le roi de France,
Louis XII , sur les Vénitiens commandés par le gé-
néral Alviane , qui y fut fait prisonnier, le 14
mai i 5og
— LA. RASTIDE , ( journée de ) dans la Ro-
magne , le brave Bayard y défait les Italiens ,
en t51k
- DE LEMNICE; l'armée Vénitienne est mise
en déroute par les Français commandés par la
Palice, en * 1511
— DE BRESCIA ( I ); Gaston de Foix, duc
de Némonrs, défait, sous les murs de cette ville,
les Vénitiens commandés par Jean-Paul Malatesta-
Baglione, en 1512
— DE RAVENNES , gagnée par Gaston de
Foix, duc de Nemours , neveu du roi de France
Louis XII, sur les Espagnols et les Iialiens com-
mandés par Pierre de Navarre , Fabrice Colonne,
Raymond de Cardonne et le cardinal de Médicis.
Le duc de Némours y laissa la vie, et Pierre de
Navarre y fut fait prisonnier, le n avril 1512
— DE LA IHI A ou de NOVARRE; les Suisses
la gagnent sur les Français commandés par Louis
11 de la Tremouille et le matechai de Trivulce ,
en 25x3
( 17 )
A
— DE BREST (combat naval), entre la Fran-
cais et les Anglais ; ceux-ci y sont battus et leur
amiral Howard y laisse la vie, en 1513
— DE GUINÉGATE (II) , dit aussi la journée
eks L, perons, perdue par les Français commandés
par le général de Piennes , le Chevalier Bayard et
le duc de Longueville, contre les Anglais et quel-
ques Allemands, commandes par Henri VIII et
1 empereur Maximilien. Bayard et le duc de Lou-
guevilley furent faits prisonniers, en 1513
— DE MARIGNAN, gagnée par François 1 ,
roi de francsur les Suisses conduits par le car- -
dinal de Sion , les 13 et 14 septembre 1515
— DE LA. BICOQUE , près de Milan, perdue
par le maréchal de Lautrec, commandant l'armée
française, contre les Impériaux et les Italiens com-
mandés par Prosper-Colonne et le marquis Pescaire,
an i5aa
X-adifectifn des Suisses fat cause de cet échec.
- DE REBEC, en Italie ; l'amiral Bonnivet y
ayant été blessé, remit le commandement de l'armée
française atr brave Bayard, qui soutint long-t<ms
les efforts des Impériaux, des Espagnols et des Ita-
liens commandés par le marquis Pescaire, Jean de
Médicis et le connétable de Bourbon (*). Bayard y
perdit la vie, et les Français y furent battus, en i5^4
— DE PAVIE (II); les Impériaux et les Espa-
gnols, commandés par le comte de Lannoy, le
marquis Pescaire et le connétable de Bourbon la
gagnent sur les français commandés par leur roi
(*) Ce prince ayant en quelque# mécontentement de La cour,
quitta la Jfrance, et devint .général de l'empereur Charles-
ID
( 18 )
François 1, qui y fut fait prisonnier, le 24 févrter
1525
— AMALFI ( combat naval d') , près de Naples.
Lès Français et les Génois, commandés par le ma-
réchal de Lautrec et Philippin Doria, battent la flotte
de Charles-Qaint, commandée par les marquis de
Montcade et Dugast. Le premier y fut tué, en 1528
- DE PAVIE (III) ; Antoine de Lève, général
de l'empereur Charles-Quint, gagne, sous les murs
de cette ville, nne bataille sur les Français comman-
dés par le comte de Saint-Paul, en 1529
— D'HOCHSTRATE; les Impériaux comman-
des par le prince Réné de Nassau-d'Orange, y sont
défaits par le comte de Longaeval et le maréchal de
Rosen , en - 1542
— DE CERISOLES; le comte d'Enghien, frère
d'Antoine , roi de Navarre, et de Louis I; prince de
Condé, y commande l'armée française qui met en
déroute les Impériaux et les Espagnols, commandes
par le marquis Dugast, en 1544
- DE WICHT ( combat naval J ; la flotte fran-
çaise, commandée par l'amiral d'Annebaut, y bat
celle des Anglais, en 1545
- DE GRENESEY (combat naval) ; les Anglais
y sont battus par les Français, commandes par le
grand-prienr de Strozzi, en 1549
— DE METZ; le comte d'Aumale y est battu
par le margrave Albert de Brandebourg , qui venait
de se déclarer pour l'empereur, en 1 55.2
- DE MARCIANO; le maréchal de Strozzi,
qui commandait les Français , y fut battu par le
marquis de Marignan, général des Espagnols, en
i5 54
- DE RENTY , gagnée par le roi de France,
Henri II, ayant sous aes ordres Gaspard de Tavan- -
(19)
nés et François I, duc de Guise, sur les troupes
impériales commandées par Charles-Quint et Phi-
libert, duc de Savoie, en 1554
- DE SAINT-QUENTIN, gagnée par Emma-
miel-Philibert, duc de Savoie, et le comte d'Egmont,
généraux-des Espagnols (Philippe II, roi d'Espagne,
étant présent), sur les Français commandés par le
connétable Anne de Montmorency , en 1557
1 — DE GRAVELINES; le comte d'Egmont qni
commande les Espagnols, étant favorisé par douze
navires anglais, bat les Français commandés par
le maréchal de Thermes, qui y fut fait prisonnier ,
en 1557
- DE DREUX , sous Charles IX, roi de France;
gagnée par les Français-catholiques, commandés
par le connéla ble de Montmorency, le duc de Guise,
et le maréchal de Saint-André, sur les Francais-
protestans, commandés par Louis 1, prince de
Condé, l'amiral Coligny et d'Andelot son frère ,
en 1562
— DE SAINT-DENIS , près de Paris ; les Fran-
çais-protestans, commandés par le prince de Condé,
sont battus par les Français-catholiques, sous le ;
commandement da connétable de Montmorency ,
qui y perdit la vie, le 10 novembre 1567
— DE JARNAC ; le duc d'Anjou (depuis Henri
III), frère du roi de france Charles IX, ayant
sous lui les maréchaux de Tavannes et de Cossé J et
le duc de Biron , y commande les Francais-catho-
liques et y bâties Francais-protestans, commandés
par le prince de Condé et l'amiral de Coligny; le
prince de Condé ,"un bras en écharpe et la cuisse
cassée, futfait prisonnier et ensuite lâchement assas-
siné par ses vainqueurs, le 13 mars 15
— PE u ROCHE ABEILLE; les française
( 20 )
protestans, sons le commandement de l'amiral
Coligny etdn jeune prince de Béarn ( depuis roi de
France sous le nom d'Henri IV), y battent les
Français-catholiques, le 25 juin 1
- DE MONTCONTOUR; le duc d'An- jou,
toujours guidé par le maréchal de Tavannes, la
gagne sur les protestans , commandes par l'amiral
Coligny, le 3 octobre I
Cette guerre sanglante et désastreuse ne se suspendit un in3-
tant que pour voir arriver l'horrible massacre de la Saint-
Barthélémy, en 157 ; les Catholiques y firent ÎIIlIJUDaÏ-
Bernent égorger les Proteatans..
— DE CHATEAU -THIERRI; Henri I, prince
de Conde, fils de Louis 1 massacré à Jarnac, sou-
tient le parti des protestans, et appelle en France
et les Allemands et les Espagnols, pour l'aider con-
tre les catholiques; mais ceux-ci, sous le comman-
dement du duc de Guise, Henri 1, défont à Châ-
teau-Thierri un corps d'Allemands , en 1575
La guerre intestine continue; et-les Catholiques, ions le
nom de li. la font aux Protestans. Paris, la Charitl.
(nr-Loire , Issoire, Sancerre , Montpellier, Cahors ,
Montauban, Nerac. furent les principaux sièges des évé-
nemens qui se passèrent en 1586; cçtte guerre prit le nom
de guerre des trois Henri, d'Henri III, roi de France,
d'Henri, roi de Navarre ( depuis Henri IV) , et d'Henri 1.
duc de Guise. - -
— DE COUTRAS ; Henri, roi de Navarre, chef
des Protestans , assisté de HeoriI, prince de Con-
dé, du comte de Soissons , ses cousins-germains,
et du vicomte, depuis maréchal de Turenne, y bat
Anne, duc de Joyeuse , chef de l'armée catholique
et royale; le duc de Joyeose y laissa la vie, en 1587
— DE VIMORY; le duc de Guise, Henri 1 ,
commandant l'armée catholique et royale, y batl**»
Uoup es allemandes, commandées par le baron de
( 21 )
Donaw , qui Tenait au secpurs des protestaas, en
1587
— n'AUNEAU, en Beauce; le même duc de
-Guise y défait entièrement les mêmes troupes
quelques jours après le combat précédent ( 24 no-
vemtre) i587
Journée des Barricades à Paru. Le duc de Gui avait pIn.
d'autorité en France que le roi Henri III; ce monarque
outragé fait assassiner le doc aux état, de Blois, en i588.
Cet événement ranime le feu de la guerre civile; les Ca — x
tholiques, loua le nom de Ligueurs « le déclarent contre
lerei, etmettent à leur téle le duc de Mayenne , frère da
duc de Guise; ce prince fait une alliance avec le; Espagnols
pulU' eu obtenir des troupes. Paris est en armes et en pleine
rvohe; la France suit son esemple, et Heurt III n'a p'u.
de ressource que dans la loyauté et le dévouement d'H enri
de ?^varre, chef des Protestans, qui vient avec son armé
tons les murs de Paris , pour en faire ouvrir les portes J t
son- roi ; mais DU événement affreux jette dans la tombe ce
monarque ( * ) et ouvre le chemin du trône à ~Henri de
Navarre.
— D'ARQUES, gagnée par Henri IV , devenu
roi de France, sur le duc de Ma yenne et les Ca-
tholiques révoltés contre lui, le aa septembre 1589
— D'IVRY, gagnée par le même monarque sur
le duc de Mayenne ; cette victoire assura le trône
-de France à Henri IV, le 14 mars iSgo
Siège de Paris. Les habitans réduits à la plus horrible disette
lailllÍlll&.Jl!Lpain avec des os de morts convcrtisen poussière
el eaJaioe.; après avoir épuisé ce funeste et mortel ali-
mmt., les Parisiens se perlèrent à manger de la chair ho-
maine. et couraient dans les rues à la ehasse aux enfans;
on vit enfin plusieurs mères porter l'excès de la barbarie
jusqu'à dévorer les cadavres de leurs propres fruiu.
Quels sinistres effets du fanatisme et des guerres intestines t
tant d'horreurs, tant d'atrocités n'avaient lien que poiv
refuser l'obéissance au souverain légitime, au meilleur des
à c*, Jacques Clément, jacobin, lui donne un coup de poiparlii
4iaiet*Cl«ud, la i.uvaout i58$»
( 22 )
rois ! Ce monarque débonnaire, loin de voir dans les
assiégés des i ebelles effréné des gens dénaturés , ne voulut
les considérer que conure des sujets égarés et malheureux
à qui il eut encore la générosité de faire tenir des alimens
P.,. ses propres trorpes qui formaient le siège 4e cetto
ville. ( Il ne put y entrer que le 22 mars 1594. )
- D'FSPARRON-DE-PAILLIERES; l'armée
de la ligue et les troupes du duc de Savoie y sont
battues par les tronpes d'Henri IV, commandées
par Lesdiguières et la Vallette, en 1591
— DE PONT-CHARRA; les Savoyards et les
Italiens , commandés par le comte de Bel-Joyeuse,
y sont battus par Lesdiguières, en 1591
n, AU,)IALE (rencontre) ; ledue de Parme ,
commandant les Espagnols et les ligueurs , y mit
en fuite les troupes du roi de France, Henri IV ,
qui reçoit lui-même une blessure dans les reins.
M M de Thorigny, de Rambures, de Givry, de
Montgommery, d'Aubigné et deChazeron cou-
vrirent le roi et lui sauvèrent la vie, en i5ga
- DE VIGON ; les troupes d'Henri IV, com-
mandées par le duc de Lesdiguières, y battent les
Savoyards, en 159
— DE GRESILL ANNE; le duc de Savoie y est
battu par Lesdiguières , en 159
— de SALBERTRAN ; Lesdignicres y bat les
Espagnols , commandes par Roderigue de Tolède,
qui périt dans le combat, en 1593
— de FONTAINE-FRANÇAISE, en Bour-
gogne; Henri IV , avec 3oo chevaux, voit fuir
devant lui 10,000 hommes commandés par Valasco
et le duc de Mayenne, en 1595
— DU PONT-DE-CÉ (affaire); Louis XIII y
bat les troupes de ta reine Marie de Médicis, sa
mere, qui s'était uuie aux piinccs mécontens et
( 23 )
jaloux de la fortune du duc de Lnynes , depuis
connétable, en 1620
Une nouvelle guerre de religiom éclate en France , en 1621 ;
les Prolestans assemblés à La Rochelle méconnaissent les
ordres de la cour, se soulèvent, ct comptent parmi leurs
chefs le duc de Rohan et le prince de Soubise, son frère.
Le roi prend sur eux Saumur, Sancerre, Saint- Jean-d'An-
gély et Nérac. Sièges mémorables de La Hoehelle et de
Montauban : les rligionnaire, de Négreplisse égorgent la
garnison de quatre cens hommes, et en reçoivent une de
protestans; mais cette ville ayant été réprise quelqne tems
après, les habitaus furent passés au fil de l'épée. Ton-
neins. Royan, Sainte-Foi, Montpellier et Sommières se
soumettent au roi, en 1621 et 1622.
- DE LA VALTELINE (I) (guerre À l'occasion);
les Espagnols ayant usurpé cette province, en fu-
rent chassés par les Français, commandés par le
marquis de Cœuvres, qui la remit sous la domina-
tion des Lignes Grises , en 16:1.
Le duc de Rohan et le prince Je Soubise, son frère, font r8.
prendre les armes aux proLettius , en 1625 et 1627; ils
sont battus à l'île de Rhé, par te duq de Montmorency.
Pressés jusque dans leurs dernières ressources, ils appel-
lent les Anglais à leur secours: ceux-ci leur envoyant une
flotte à La Rochelle, sous le commandement du duc de
Buckensham; le toi Louis XIII et le cardinal de Richelieu
forment le siège de cette place, le Ï2 octobre 16271 le
commandeur de Valençay, amiral de France , bat et chasse
la Hotte anglaise, le 19 mai 1628 ; le roi entre dans la
place le 1 .er novembre suivant.
— DU PAS-DE-SUZE( Barricades); Louis
XIII, qui soutient les droits du duc de Ncvers , à
la succession de Mantoue , lui fournit des secours ,
et force en personne les trois barricades du Pas-de-
Suze , défendues par le duc de Savoie , allié des
Espagnols, le 6 mars 1629
la guerre de religion continuait toujours en France; le duc
de Rohan ayant fait alliance avec les Espagnols, tenait le
Languedoc soulevé contre le roi: mais lui et les tiens
«yaattilé défait» à Alvisson, Ilriyjlt AW., il fol gbliâî
<»4 )
ihe s'eilpatrier et de se retirer à Venise. LM AILLES de Mu.
huban, Nismes, Uzès et Castres , sièges ordinaires des
Protestans furent demanteléea.
— DU PONT-DE-VEILLANE. La France
soutenant toujours les intérêts du duc de Nevers ,
pour la succession de Mantoue, fait marcher une
Armée en Italie, contre l'empereur et le duc de
Savoie. Les troupes de ces princes, commandées
par Doria, furent battues an Pont-de- Veillane ,
par le duc de Montmorency ; Doria y fut fait pri-
sonnier, le 10 juillet i63o
Gaston de France, frère du roi Louis XIII, mécontent da
cardinal dé Richelieu, se retire de la cour en %63., ET se
réfugia chez le duc de LOlTaioe, dont il épouse la .sœur
sans l'agrément dn roi ; ce monarque fait envahir la Lor-
raine par les maréchaux de- Laforce, de 5chorabecg et
- d'Effiat. Les Espagnols et les peuples du Languedoc se
déclarent pour Gaston de France.
— DE CASTELNAUDARY. Henri II, due de
Montmorency, amiral et maréchal de Franco, s'é-
tait déclaré, avec tout le Languedoc dont il était
gouverneur, pour le parti de Gaston , frère du roi ;
il fut atteint à Castelnaudary par l'armée de Louis
XIII , sous le commandement du maréchal de
Schomberg, et mis en déroute ; il fut fait prison-
nier dans la mêlée et de là conduit à Toulouse, où
le parlement le condamna à avoir la tête tranchée ;
ce qui fut exécuté le 3o octobre 4632,
Le duc de Lorraine, qui la force de soumissions avait recou-
vré ses -ét.üs, ae put les conserver davantage; t'étânt
de nouveau déclaré contre Louis XIII, ce monarque
marcha en personne à la conquête de ce dacbé, et fit entrer
ses troupes dans ftancy, le 24 septembre i633.
C'lerre dite de trente ans. Gustave-Adolphe, roi de Suède,
fait la guerre à l'empereur Ferdinand II, pour soutenir le
liberté des prince3 allemands contre l'oppression de la
auijea d'Autriche» le carcLufei de Richelieu fait iûterYcaiç
( 25
4
fa France comme alliée de la Suède, par on traité digo d le
aî janvier 1631; cependant le ministre ne promit et ne
donna que des secourx en argent.
— nE LEIPSICK(I); Gustave-Adolphe, roi de
Snède, alité de la France, y défait les Impériaux ,
eommandés par les comtes de Tilly et de Pappen-
heim, en 1632
—de LUTZEN(I), (dans la hante Saxe); leroidel
Suède et le duc de Weymar y battent les Impé-
riaux commandés par le général Walsrein; mais
Gustave-Adolphe fut tué dans l'action, en 163%
- DE HAMELEN; le duc de Lunebourg, gé-
néral Suédois, y,défait les Impériaux comman-
des par le géncralMerode, en I63
— DE STEINAW , en Silésie: le comte de.
Walstein, général des Impériaux, y bat les Sué-
dois, en 1633
— DE LIGNITZ; les Saxons, alliés de la France,
défont, sous le commandement du général Arn-
heim, les Impériaux à Lignitz, en Silésie, en 1634
— DE PRAGUE (I) : les Impériaux y battent
l'électeur de Saxe et le général Bannier, en 1634
— DE 1NORDLINGEN (1); Ferdinand II, roi
de Hongrie, et le duc Charles de Lorraine, y bat-
tent les Suédois, commandés par le duc de Wey-
mar et le maréchal Horn, en 1634
La perle de cette bataille oblige la France, qui jusqu'ici
n'avait fourni que des subsides à la Suède, à prendre une
part active à cette guerre, et à faire avancer en Alsace et
ea Allemagne des armees considérables,
- D'AVEIN, dans le Luxembourg; les maré-
chaux de Châtillon et de Brézé, commandant l'armée
4e France , y mettent en déroute l'armée espagnole,
commandée par le prince Thomas de Savoie , en
1635
e. Ynnçai. entrent. d amI les Pays Bu et le Palalinat, et J
fout la conquéta de plusieurs places.
( 26 )
— de BORMIO (1) et Je MORBEGNO ; le
duc de Rohan, rentre en grâce, commande les
troupes de France dans la Valteline; et y défait
deux fois les Espagnols et les Impériaux, sons le
commandement du général Serbellon, en 1635
hei Espagnols pénètrent en France, et arrivent jusqu'à
Corbie près de Paris, en 1636.
— DE VAUDEVRANGES; JeducdeWeymar
et lecardiual de la Vallette, commandant les fran-
çais, y battent les Impériaux, commandés par le
général Galas, en i635
Xes Impériaux forment le siège de Saint- Jean-de-Lône avec
IUle armée de 80,009 hommes; le comte de Raatzaw,
depuis maréchal de France, le leur fait lever.
, — ni WISTOCK; le général Bannier, com-
mandant les Suédois, défait les Autrichiens et les
Saxonsen 1636
— DU TÉSIN (combat près); le duc de Savoie,
alors allié de la France, et le maréchal de Créq-ui,
y défont les Espagnols et les Impériaux, comman-
dés par le marquis deLiganez. 1636
- DE FERRIÈRES; le duc de Weymar, com-
mandant l'armée française, y défait les Impériaux,
commandés par le général Mercy, en 1637
— DE MONTBALDON; le duc de Savoie et le
maréchal de Créqui, y battent l'armée espagnole-,
commandée par le prince de Modène, en 1637
— DE LEUCATE ; le duc d'Halwin, depuis
maréchal de Schomberg, y bat les Espagnols , com-
mandés par les généraux de Cardonne et Serbellon,
en' 1637
-La Capelle, le Calelet, Landreciet, Yv, M ubeuge ,
rei.irrat sou- les loit de la France , et nul affranchie»
des Espagnols.
( 27 )
- SE RH1NFELD ( 1 )'( combats ) ; dans le pre-
mier combat, livré le 21 février , Jean de Werth,
général des Impériaux, y bat les français, com-
mandés par le duc de Weymar et le duc de Rohan:
ce dernier y fut blessé à mort. Dans le second, livré
le 3 mars , le duc de Weymar bat les Impériaux , et
fait Jean de Werth et le duc de Savelli, leurs géné-
Taux, prisonniers; cette victoire décida de la prise
de Rhinfeld, en 1 1638..
— DE POLIGNY ; le dac de Longueville, gé-
néral de l'armée de France, y bat les Impériaux ,
en - 1638
Le prince de Condé soutient la guerre en Espasne, prend
Yrun et le fort Figuières.
— DE WITTENWEYER. Leduc de Weymar,
et le vicomte de Tnranne, sous ses ordres, y défont
les Impériaux , commandés par les généraux de
Gœutz et Savelli; cette victoire décida de la prise
de Bcisach,en 1638
— DE BENFELD , de FRISENHEIM , de
THANN etde SAINT-PIERRE DEFRIBOURG;
les Impériaux y sont constamment battus par le duc
de Weymar , en 1638
— DE GATTARY ( combat naval) ; Parrhevé-
qne de Bordeaux, M. de Sourdis, brûle et coule
ik fond la flotte espagnole de quatorze gallions et de
quatre frégates, le 22 août 1638
— DE GÊNES(I) (combatnaval) ; la flotte es-
pagnole est battue par la flotte française, comman-
dée par MM. de Pont-Courlay et de Valbelle ; ce
dernier y fut tué, en 1638
— DI PONTARLIER; le dac François de Lor-
( 28 )
raine, général des Impériaux, y est défait par té
duc de Weymar et le comte de Guébriant, en 1639
- DE THIONVILLE. Le général Piccolomini,
général des Impériaux, y bat l'armée française ,
commandée par le marquis de Feuquières, qui y
est fait prisonnier, en 1639
Hesdin. Saluces. Yvoi, Chivas et plusieurs autres plIC"
le rendent aux Français.
— BE SAINT-NICOLAS , en Flandres;» le
maréchal de la Meilleraye y bat l'armée espagnole,
commandée par le marquis de Fuentès, en 1639
— DE QUIERASQUE, gagnée par le comte
d'Harconrt, général de l'armée française, snr les
Espagnols etles Impériaux commandés par leprince
Thomas de Savoie et le marquis de Léganés, en
1639
— DE CAZAL ; le comte d'Harconrt y bat les
Espagnols, eir 1640
- DE THURIN (I) (siège); lecomted'Harconrt,
qui l'avait entrepris, battit, sons les murs de cette
ville, le prince Thomas de Savoie et le marquis de
Lcganès. Le vicomte, depuis maréchal de Turenne,
y seconda puissamment le comte d'Harconrt, en
1640
— D'YVRÉE ; le comte d'Harcourt y bat les
tronpes du cardinal de Savoie, en 1641
— _DE TARRAGONE(I ), gagnée par le dnc
de la Motte-Houdancourt, sur les Espagnols et
les Impériaux, en 164 1
— DE WOLFEMBUTTEL , gagnée par les
Français, commandés par le comte de Guébriant,
_sur les Impériaux et les Espagnols, commandés
par l'archiduc Léopold et Piccolomini, en ifif1
— DE TARRAGONE ( U ) (naval) ; l'archet
( 29 )
que de Cordeaux, M. de Sourdis, attaque qnarâtt*
te-une galères des ennemis et en prend douze, ed
164 t
— DE SÉDAN on DE LA MARFÉE. Le comte
de Soissons, ayant à se plaindre de la cour et du
cardinal de Richelieu, s'était mis à la tête des mé-
* contensdu royaume et avait réuni une petite armée
près de Sedan; le maréchal de Châtillon eut ordre
de Pattaquer ; les deux armées en vinrent aux main.
près delà Marfée: celle du comte de Soissons battit
celle du maréchal de Châtillon; mais le prince vic-
torieux fut tué dans la mêlée , le 6 juillet 164r
— DE KEMPEN on D'ORDINGEN; les Fran-
çais commandés par le comte de Guébriaot, y bat-
tent les Impériaux , èommandés par les généraux
Lamboi et Mercy. Cette victoire valut à M. de
Guébriant le bâton de maréchal, le 17 janvier 164 a
- DE WALS ; le général de la Motte-Houdan-
conrt. commandant les Français, y défait cinq
mille Espagnols, en - * 164a
— DE VILLEFRANCHE; le même général
■y défait les Espagnols , commandés par le marquis
de Povar. Cette victoire lui valut le bâton de maré-
chal, en 1642
— DE BRETEINFELD ; le général suédois
Torstenson y bat les Impériaux, commandés par
l'archiduc Léopold et le comte de Piccolomini, en
1642-
- n'HONNECOURT; les Francais , comman-
dés par le maréchal de Grammont, y sont battus
par don Francisco de Mello, en 1642
Lei maréchaux de ScKomberg et de la Meilleraie font lui
conquête du Bontiillion, et prennent Perpignan et Salces.
— DE LIDBOURG ; les Impériaux, sous le
commandement de Jean de Werth, y sont ban-
( 3o ;
par les Francais, commaades par le maréchal de
Gucbriant, en 1642
— DE LERIDA (I); gagnée par les Français,
commandés par le maréchal de la Motte-Houdan-
court ( * ), sur les Espagnols, commandés par le
marquis de Léganès , en 164 a
— le ROCROI; les Français, commandés par
le duc d'Enghien, âgcde vingt-un ans (il fut depuis
le grand Condé), la gagnent sur les Espagnols,
commandés par le comte de Fuéntès et don Francis-
co-de-Mello. Jamais les Espagnols ne se relevèrent
de cette perte. Le comte de Fuentes y fut tué, le
19 mai 1643
— DE CARTHAGÈNE (I ) (naval ); le maré-
chal de Brézé y bat la flotte espagnole, en 1643
— de DUTLINGEN ou TU TTLINGEN; les
Impériaux et les Bavarois , commandes par le dnc
de Lorraine et les généraux de Mercy et de Werth;
y battent l'armée française , commandée par le
comte de Rantzaw , qui y fut fait prisonnier, en
1643
— nE ROTWELL; le vicomte de Turenne y
hat les Impériaux commandés par Gaspard de
Mercy , frère du général de ce nom , en 1644
— DE FRIBOURG (Il ) (les trois batailles) ; les -
3,5 et 9 août, le duc d'Enghien (_depuis le grand
Ccndé ) et les maréchaux de.. Turenne et de Gram-
mont y battent les Impériaux et les Bavarois, com-
mandes par le baron de Mercy, en 1644
— DE JANKOWITZ, en Bohême; le général
suédois Tortenson y bal les Impériaux , comman-
dés par le comte de Gœntz et le prince d'Hasfeld:
(*) Le même général fut battu devant cette place, par le. üpa-
foolt, ea {544.
(3i ï
le premier y fut tué et le second fait prisonnier, en
1645
- DE MERGENTHEIM on MARIENDAL;
les Francais, commandés par le vicomtede Tureune
et le comte de Rosen, y sont battus par les Impé-
riaux, commandés par le général Mercy , le 5 mai
1645
- DE LLORENS, en Catalogne; les Français,
commandés par le comte d'Harcourt, y défont les
Espagnols, commandés par don André Cantelme,
en 1645
— DE NORDLINGEN (II) ; le duc d'Enghien ,
ayant sous ses ordres les maréchaux de Turenne et
de Grammont, y bat les Impériaux , commandés
par le général Mercy, qui y laissa la vie, le 3
août 1045
— D'ORBITELLO ( sur les côtes de la Tosca-
ne); le duc de Brézé, amiral de France, avait battu
la flotte espagnole, lorsqu'un boulet de canon vint
l'atteindre et lui arracha la victoire, en 1646
— de CASTELL'A-MARE; la flotte espagnole
y est battue par les Français , commandés par le
duc de Richelieu, envoyé par la cour de France pour
appuyer le parti qui appelait le duc de Guise an.
royaume de Naples , en 1647
— DE ZUSMARSHAUSEN ; les maréchaux
de Turenne et de Wrangel, commandant l'armée
française et suédoise , y battent les Impériaux,
commandés par les généraux Montécuculli et Mé-
lander; ce dernier y fut tué, le 17 mai 1648
— DE CREMONE ( 1 ) '( journée ); le duc oa
Modène elle maréchal du Plessis-Praslin, y battent
les Espagnols , commandés par le marquis de Ca-
racène; de notre côlé, le comte de Choisenl y fut
tué, en 1 Qtfi
( 32 )
— iNe LENS; les Français, commandés par Je
prand Condé, ayant sous ses ordres le maréchal de
Gi ammont et le duc de Châtillon, y battent lea
Espagnols, commandés par l'archiduc Léopolil et
le général Beck ; ce dernier y fut fait prisonnier,
Je 20 août 1648
Le traité de Westphalie, dit de Munster et d'Oinabrocl,
mit fin à cette guerre entre la France , l'Empire, la Suède
et leur. allié* ; il fut ligné le 24 octobre 1648, par le duc
de Lungueville et les comte. d'Avaux et Servien ; il assure
f, la France la souveraineté sur Ici trois évêchés de Met; f
poulet V erd..JP.II'!IJ' l'Alsace, lirjgaah , Philisbourg et
Pignerol.
JïoWclle guerre infestipe en France, dite de la Fronde, IOH
la régence d'Anne d'Autriche et pendant la minorité de
Louis XIV , occasionnée par la haine qu'on portait an
cardinal Ma^arin. Les Espagnols, qui étaient restés les
ennemis de la France , y prirent par.
— Journée des BARRICADES , à Paris ; la
reine-régente, Anne d'Autriche, qui avait fait ar-
rêter le président Potier-de-Blancmesnil, et le con-
eilier en la grand'chambre, Broussel, zélés parti-
sans de la t ronde, se vit obligée, pour calmer les
esprits, de relâcher ces magistrats, en 1648
— DE CHARENTON; François-Paul de Retz,
co-adjuteur dp Paris, et depuis cardinal le dac
de Beaufort, leprince de Conti, le duc de Bouillon
ef le maréchal de Turenne, se déclarent pour la
y ronde ; le prince de Condé bloque Paris avec sept
tnille hommes des troupes du". roi et emporte le
J'ont de Charenton, en 1^9
IL- paix sa lîgnp à Rusl, et une amnistie générale est accor-
deie Il tous ceux qui avaient suivi le pirti de la Fronde.
Cette paix ne fut pas de longue durée. Le cardinal Mazarin
jnéconnaitiant les obligations qu'il avait au prince de
çpoJJ, porte la reîai régente à le faire arrêter avec lef
PÎWSEI tt# Cop. vi DF LODÇUCTÎIU , dit ~M Tare»!*
1 33 1
5
craignant pour lui le même tort, se retire à Rlenay," oè il
se joint aux Espagnols qui étaient les ennemis de la
France.
— DE RÉTHEL; pendant les divisions qui dé-
chiraient l'intérieur de la France, les Espagnols ,
appelés par les partisans de la Fronde, avaient pris
le Catetet, la Capelle, Mousson et Rethel, lise
livra, le 15 décembre , près de cette dern ière place ,
une bataille où les Espagnols, commandés par don
Estevan-de-Gamare et Turenne, sont battus par
les troupes du roi, commandées par le maréchal da
Plessis-Praslin, en 1650
- DE BLÉNEAU, près de Gien (journée); le
prince de Condé y surprend et bat les troupes da
roi, commandées par les maréchanx d'Hocquin-
court et de Turenne (ce dernier général était rentré
sous l'ubéissance du roi ) , eu 1652
— DE LA PORTE SAINT-ANTOINE, à Pa-
ris; le vicomtede Torcone, commandant les troupes
du roi, y bat l'armée (tu prince de Condé, qui eût
été entièrement perdue, si Mademoiselle, fille du
dnc d'OrteaM, n'eût fait tirer le Cilnon de la Bas-
tille sur l'armée du roi, et déierminé les bourgeois
à ouvrir leurs portes au prince , le a juillet 1652
"rtute la France est en combustion ; beaucoup de villes se
déclarent pour les princes de Condé, de Conti et de JLoa-
Çtteville , et lont ensuite reprises par l'armée du roi. Le*
princes étaient secondés dans leur révolte par les Espagnoh.
- DE LA ROQUETTE, en Italie; les Fran-
çais , sous le commandement du maréchal de Gran-
cey , y sont repoussés par les Espagnols, comman-
dés par le marquis de Caracène , en J653
Louis XIV, déclaré majeur , commence ta première cam-
pagne au siège de Slenay. contre les Espagnols, en x654.
r- D'ARRAS; le vicomte de Tureane, les ma-
( 34 )
réchatix de la Ferté et d'Hocquinoonrt, comman-
dant l'armée du roi, y battent les Espagnols, com-
mandés par le prince de Condé, l'archiduc Léo-
pold et le comte de Fuensaldagne, en 1654
Plusieurs villes dans la Flandre , les Pays-Ba. la Catalogne
et Italie sont alternativement prises par loi Espapola et
Ici Français.
- de BARCELONE (navale) ; la flotte espa-
gnole y est battue par les Français, commandés par
le duc de Vendôme, en * 1655
— de CONDÉ ( combat sons les murs) ; don
Juan d'Autriche et le prince de Condé, comman-
dant les Espagnols, y défont le maréchal de la
Ferté, qui y fut fait prisonnier, en 1656
Belle retraite du maréchal de Torenne à cette occasion.
Mont-Medi, Saint-Venant, Matdick sont enlerés pr lef
Français, mais ils perdent Saint ;Guilain , en 1657'
— PES DUNES ; les Français, commandés paf
le vicomte deTurenne, X. battent les Espagnols ,
commandés par don Juan d'Autriche et le prince de
Condé, le 4join 1658
Cette victoire rendit les Français maîtres de Difnkerqoe et
des places les plus importantes fles pays-bas.
— HE t'ADDA ( bataille près la rivière ) ; leq
ducs de Modène et de Na vailles, commandant l'ar-
mée française, y battent les Espagnols, en i658
Cette guerre entre la Francp çt l'Espagne prit fin par Ip
traité «igné data* l'Ile des Faisans, sur la rivière de la Bi«
- das«oa,le 7 novembre 1659,
Mari«-T)téjrès^ infantp d'Espagne, éponsa Louis XIV ; oc
fut du chef de cette princesse que ce monarque revrndjqua
l'Espagne , pour Philippe d'Anjou , son petit fils, eu 1701'
var ce traité , le Grand Condé rentra en grace.
Louis XIV continu la guerre avec 1* Lorraine , et preq^
eni«63,
( 35 )
JI fournit des secourt à la reine de portugal qui était et
guerre avec l'Espagne.
— D'ENTREMOS; les Portugais , secondes par
les Français, leurs alliés, et commandés par le
maréchal de Schomberg, y battent les Espagnole,
commandés par don Juan d'Autriche, en 1663
— DE SAINT-GOTHARD j en Hongrie, sa-
gnée snr les Turcs par les Impériaux, commandés
par Montécuculli ; un corps de six mille français ,
sous le commandement du maréchal de la Feuillade,
y servait comme auxiliaire et décida la victoire ,
en 1664
- DE GIGÈRY , DE TUNIS et D'ALGER
( navale) ; le duc de Beaufort commandant la flotte
française, y bat les pirates d'Afrique, en 1664 et
1665
— de VILLA-VICIOSA ( I ); les Portugais
secourus parles Francais leurs alliés, et commandés
par le maréehalde Schomberg et le marquis de Ma-
rialve., y battent les Espagnols, commandés par le
marquis de Caracène, en 1665
— DE SAINT-CHRISTOPHE; M. de la Barre,
commandant la flotte française, batceUe des Anglais
qui bloquait cette île, en- 1665
La mort de Philippe IV , roi d'Espagne , arrivée le sepi
tembre i665, occasionne une nouvelle guerre en 1667.
gne, et le rend maître de Charleroi, Lille, Tourna y et
Louis XIV fait alliance avec les Hollandais contre l'Espa-
de plusieurs aures places de la Flandre et des pays- bas.
- DE LILLE; les Francais', commandés par le
duc de Créqui et le marquis de Bellefons , y battent
les troupes de l'Espagne , commandées par le comte
de Marsin et le prince de Ligne, en - 1667
L'Angleterre, la Suède et la Hollande, jalouses des progrès
de Louis XIV, font un traité connu sous le uum de la Tripla
Alliance, pour le contraindre à la paa.
( 36 )
.Le t'oi transporte le théâtre de la guerre en Franche-Comté,
et soumet toute cette province qui appartenait à
mais la paix ayant été conclue cette même année (1668) ,
îl rendit la Franche-Comté et conserva ses conquètes de
Flandre.
- DE CANDIE ; les Francais, commandés par
le duc de Beaufort, le comte de Saint-Paul, le duc
de Château-Thierry et le comte de la Feuillade,
vont porter des secours aux troupes Vénitiennes et
Papales qui défendaient Candie contre les Turcs;
le duc de Beaufort fut tué dans l'action, et Candie
fut obligée de se rendre quelque tems après, 1669
La Lorraine dont le duc est toujours ennemi de Louis XIV,
est conquise de nouveau en 1670 1 par le maréchal de
Créqui.
Xa guerre se déclare aux Hollandais en 1672. Ils devaient
leur liberté à Louis XI V, et ils ne craignirent pas de l'ou-
trager: ce mouarqne , à la téte d'une armée de cent mille
hommes, l'empare de plusieurs de leurs places fortes , et
menace d'envahir toute la Hollande. Jean de Witt, qui en
était alors grand pensionnaire, opine pour donner satis-
faction au roi de France ; mais la faction du prince d'O-
range le fait massacrer et élève à la dignité de stathouder,
ce même prinre d Orange, qui fut l'ennemi le plus acharné
de Louis XIV, el qui devint roi d'Angleterre , sous le
nom de Guillaume III, après avoir détrôné Jacques II,
son beau- père. L'rmpereur, l'Espagoe et l'électeur de
Brandebourg se déclarent en faveur de la Hollande, contre
la France ; mais celle-ci a pour alliée l'Angleterre.
"— DU RHIN (passage); Louis XIV effectue le
célébré passage du Rhin , près le village de Tolhuil,
Ce fut le comte de Guiche qui découvrit le gné, et
le comte de Revel, à la tête des cuirassiers, qui se
jeta dans l'eau le premier. Il y avait nn trajetd'en-
viron cent pas où les chevaux étaient obliges de na-
ger. Le roi et le prince de Condé passèrent le fleuve
sur un bairau de cuivre d'une nouvelle invention,
le 16 juin(*) 167a
(*) Qucllueà aaUiui disent le u>
( 37 )
— DE SOULT-BAYE (navale); les flottes com-
binées de France et d'Angleterre, sous le comman-
dement du comte d'Estrée et du duc d'Yorck, y
battent les Hollandais., commandés par l'amiral
Ruyter, en 1672
— DE SŒST; les Français, commandés par
le maréchal de Turenne, forcent les Allemands.
commandés par l'électeur de Brandebourg, à aban-
dopner leur artillerie et la majeure partie de leurs
hagages, en 1672
- — nu SCHONWELD ( navale ) (1 ), sur les
côtes de la Hollande; les flottes combinées de Fran-
ce et d'Angleterre , sous le commandement dit
com'e d'Estrée et da prince Robert, palatin de
Bavière et amiral d'Angleterre, y battent les Hol-
landais commandés par les amiraux Tromp et Ruy-
ter, le 7 juin 1672
— DE SCHONVELD (11 ); les mêmes flottes
combinées y battirent encore les Hollandais, le iï
juin 1 11-;73
— DU TEXEL ( I ); les flottes combinées, sous
le commandement des mêmes amiraux, } battent
les Hollandais, le 21 août (*) 1673
L'alliance de l'Angleterre avec la France est rompue, et
Loui- XIV soutient à lui seul la guerre contre toute. les
puissances de l'Europe. à l'exception de la Sttètle. Il le
rend mahre de la Franche-Comté : cette ccnqaite lui avait
été préparée parle duc de Navailles.
- DESINT-ZHEIM ou de WISELOCH, près
de Philisbonrg ; le v icomte de Turennecommandant
l'armée française, y défit les Allemands et les Es-
l'armée francaire , z~és I!a~ le duc de Lorra i ne et le
pagnols, commandés par le duc de Lorraine et le
général Caprara, le 16 juin 1674
(*) Ce* troia combat. navals ne produisirent rien de décitif t
M même chaque parti •'attribua la victoire.
t 38 )
;. DE LADEMBOUKG ; le vicomte de Ta-
renne y bat encore les Impérianx, qui avaient reca
un renfort commandé par le duc de Bournonville ,
en 1674
Le palatinat do Rlua est cruellement ravagé par les Fran-
çais, qui brûlent les ilLs et les villages , eo représailles
ce certains assassinats qu'on avait commis sur leurs triopea
isolées.
— DE LA MARTINIQUE (I); les Français y
battent l'amiral Ruyter qui commandait 46 vais-
seaux et qui perdit plus de 1200 hommes , en 1674
— DE SENEF; les Français commandés par le
prince de Condé , y battent les Impériaux et les
Hollandais, commandés par le prince d'Orange et
le comte de Staremberg , le 11 août 1674
— D'ENSHEIM; le vicomte de Tnrenne y bat
les Impériaux , commandés par le duc de Bonrnon-
ville. Ce fut h la bravoure des dragons, commandés
par le chevalier de Boufflers ( depuis maréchal de
France), qu'on dut le gain de cette bataille, le 4
octobre 164
— DE MULHAUSEN; le même général y bat
les Impériaux , en 1674
— DE TURCKHEIM, gagnée par le même gé-
néral sur les Impériaux et les Brandebourgeois ,
commandés par l'électeur de Brandebourg, le 5
janvier 1675
— DE MESSINE (II) ( navale ); les Français ,
sous le commandement du duc de Vivonne et de
l'amiral Duquesne, y battent la flotte espagnole ,
commandée par Lacuéva, en 1675
— DE CEREX, dans la Catalogne; les français,
commandés par le comte de Schomberg, y battent
les Espagnols, commandés par le duc de Saint-
Germain, eu 1675
( 39 )
- DE SALZBACH , dans le grand-duché de
* Bade ; Moutécuculli, général des Impériaux , vou-
lant engager nne baiaille, fait avancer ses troupes
vers le cimetière du village de Salzbach , et tirer
sur l'armée du maréchal de Turenne. Ce général
s'appercevant que les batteries de Montécuculli
plongeaient dansson camp , se porte sur une pion-
_gne voisine pour y dresser d'autres batteries et
démonter celles des Impériaux ; mais un boulet de
canon qui l'atteignit à la poitrine, le renversa mor t,
le 27 juillet 1675
— D'ALTENHEIM ; les Français, après la mort
du maréchal de Turenne, firent leur retraite sous
le commandement du comte de Lorges, neveu de
ce général, et sont atteints près d'Altenheim par le
gécéral Moqtçcuculli. Un combat furieux s'engage ;
mais les Impériaux repousses de toute part, n'ob-
tinrent aucun résultat de cette journée, qui tourna
au contraire au profit des Français, en 1675
— DE CONSARBRUCK(I); les Français, com-
mandés par le maréchal de Créqui, y sont battus
par les Impériaux et leurs alliés, commandés pap
les ducs de Lorraine , de Holstein et de Zell, par
l'évêque d'Osnabruk et le marquis de Grana le 11
août 1675
- DES ILES DE STROMBOLY (navale) ; l'ami,
ral francais Duquesne, le marquis de Preuilly et le
comte de Gabaret, y battent les Hollandais, com-
mandés par Ruy ter ; le succès de ce combat ouvri t
au £ amiraux francais le port de Messine, qu'ils
avaient ordre de secourir , en 1676
— DE MESSINE (III); les Français, comman-
des par le maréchal duc de Vivonne, y battent les
Espagnols, commandes par le comte de Bucquoi ,
oq - ¡- 167q
( 40)
D'AGOUSTA (naval) ; lafIottefranMe, com-
mandée par l'amiral Duquesne, y bat celtes de
Hollande et -d'&paf!'ne, commandées par le prince
de Montesarchio et l'amiral Ruyter; ce dernier fut
t~ dans l'action , en 1676
— DE PALERME (naval); l'amiral Duquesne,
commandant la flotte française , y bat les Espagnols
et les Hollandais , commandes par le prince de
Montesarchio, don Diégo dlbarra et de Gaen,
em 1676
— de TABAGO (navale) ; le comte d'Estrée ,
commandant la flotte française, y bal les Hollan-
dais et leur brûle quatorze vaisseaux, en 1677
— DE CASSEL; les Français, commandés par
Monsieur, dac d'Orléans, frère de Louis XIV,
et les maréchaux d'Humiéres et de Luxembourg ,
y battet les Impériaux et les Hollandais , comman-
dés par le prince d'Orange, le 11 avril 1®77
— D'EPOUILLES, frontière d'Espsgnc ; le
maréchal de Navailles, commandant l'armée fran-
çaise , y bat celle d'Espagne, commandée par le
comte de Monterey, en >6j7
- — DE KOKËSBERG, près de Strasbourg-; le
maréchal de Créqui, commandant l'armée fra.-
caise, y bat celle des Impériaux et de leurs jjàfiÉL»
commandés par les ducs de Lorraine et de Saxe et
le comte de Harran , en - 1677
— DE KREITZINGEN ; le maréchal de Créqui,
commandant l'armée française, y bat les Impériaux
commandés par le prince de Bade, en 1677
— DE RHINKELD on RHINFELDEN (U);
les français, commandés par le maréchal de Créqui,
y battent les Impériaux, commandés par le prir" -
Charles de Lorraine, en ifjjfi
= DR SAINT-DENIS ou DE MONS, sagnée
( 41 )
6
par Jes français, commandés par le maréchal rY-
Loxemaotirg, sur les troupes anglaises et hollandai.
ses, commandées parle prince d'O range, en 1678
La paix est rétablie entre la France. l'Espagne et la Hol-
lande par le traité conclu a SÙnègue, ie roaoût 16"8.
la France y gagne la Franche-Comté , Valenoieones ,
Cambrai, Saint-Omer, Maubeuge, et quelqoej autres pL.ces.
L'empereur accède au traité de Niméguet le 5 février 1679, et
cède àJ-.om«5JV la place de Fribourg.
La guerre continue avec Sélecteur de Brandebvurg.
— de MINDEN ; les Français, sous le comman-
tlement du maréchal de Créqúi, y défont deux fois
les troupes de l'électenr de Brandebourg, en 7 679
Ces den avantages forcèrent Sélecteur à signer la paix ave©
la France.
- DE CHIO (naval) ; l'amiral Duquesne, com-
mandant laflotte francaise, brûle et foudroie dans
ce port les corsaires a lgériens qui s'y étaient réfu-
giés, en Jr
— D'ALGER (navale,) (II); le même amiral
bombarde la ville d'Alger et réduit en cendres
plusieurs de ses quartiers. 1G81
— D'ALGER (navale) (III) ; l'ami.ral-Duquesllt>,
par ordre de Louis XIV , se présente de nouveau
devant cette p l ace et la bombarde. Les Algériens ,
au moment d être réduits en rendres , demandèrent
la paix et rendirent tous les chrétiens français et au-
tres qu'ils tenaientdans les fers , en 1683
rîonve'il? rupture entre la France et l'Espagne en I6S3. Louis
XIV fait oecnper les villes de Courtray, Dixmades et
Luxembourg.
— DE GÊNES (II) (navale); Louis XIV , avant
à .c plaindrees Gèpois, fait bombarder leur villa
jar l'amiral Duqnesne, en i £ 8tj.
Le doge et qnatre sénateurs viennent l'année d'ensuite faire
leurs sonmii&ions au roi,
- DE PONT-MAYOR; en Catalogne; le ma-
( 42 )
réchal de Bellefons, commandant l'année francaise,
• j défait le duc de Bournonville, commandant l'ar-
mée espagnole, en 1684
La paix se rétablit entre la France et IIEPagne par une
treve signée à Kalisbonse, le 10 aoûrt 1684* elle devait
durer vingt ans, mais elle fut rompue en 1686.
— DE TRIPOLI (navale); le maréchal d'Estrée,
commandant la flotte française , bombarde cette
ville et force son gouvernement à demander la paix
à Louis XIV, en i685
— DE TUNIS (Il ) ( navale ) ; le même amiral
bombarde la ville de Tunis, et force les Tunisiens
à demander la paix à Louis XIV, en 15
Ginlliume III, prince d'Orange, et depuis roi d'Angleterre,
joulève encore contre Louis XIV , l'empereur, - rois
d'Espaf,ne et deioéde, leç Hollandais , le duc de Savoie
et les princes les plus pnissans de l'empire ; ils signent à
uituftbourg une ligue contre la France en x686. Le lIIqui.
de Boufflerj s'empare arec une armée française, des places
de Kaiserlautern, de Crenznach ■et'ci'Oppenheim en 1688 :
la même aIluée. Heindelberg-, 3l^jeoce, Hailbron Phi-
lisbourg, Marheim , Franckendal, Spire, Tràveoet VTormp
occupées par les Fiançais.
Le prince d'Orange débarque en Angleterre, et détrône s as
- heau-père, Jacques Il, qui est forcé de venir chercher
un asy le en France.
— DE LA BAYE DE BANTRY (navale) ; la flotte
francaise, composée de douze vaisseaux, et comman-
dée par le comte de Châtean-Penaud, y. bat la flotte
anglaise forte de vingt-denx vaisseaux, sous le com-
mandement de l'amiral Herbert, en 1Ç89
- DE VALCOURT ; les Français, commandés
par le général d'Humières , y sont battus par les
alliés, commandés par le prinoe de Waldeèk, en
1689
- BE FLEURUS (I), gagnée par les français,
commandés par le maréchal de Luxembourg, sur
( kl
les Impériaux et leurs alliés, commandés par le
prince de Waldeck, le i juillet 1690
— DE DIEPPE on DE BEVEZIÈRES (navale) ;
la flotte française, commandée par le vicomte de
Tourville, ayant sons ses ordres MM. de Château-
Renaud, d'Estrée d'Anfreville, Gabaret, de Vil-
Renau d ,
lette et Pannetier, y bat les flottes combinées d'An-
gleterre et de Hollande, commandées par le comte
de Torington et l'amiral Herbert, en '690
— DE LA BOYNE, en Irlande, gagnée par le
prince d'Orange, alors roi d'Angleterre, sur Jac-
qnes II, son beau-père, qu'il avai t détrôné ; le ma-
réchal de Schomberg , qui.avait été obligé de quitter
la France à cause de sa religion , s'était jeté dans le
parti du prince d'Orange; il contribua beauroup à
cette victoire, qui lui coûta la vie ; le prince d'Oran-
ge eut lui-même l'épaule effleurée d'un coup de ca-
non, le 11 juillet 1690
Après lte défaite, Jacques Il perdit tout espoir de remonter
sur le trâne d'Angleterre; il se retira de nouveau en France
où Louis XIV lui donna pour retraite le château de Saint-
Germain-euLaye.
.- DE TINGMOUTH; les Français , comman-
dés parle comte d'Estrée, fils du maréchal de ce nom,
font une descente àTingmouth, en Angleterre etbrù-
lent plusieurs vaisseaux, en - 1690
— DE STAFFARDE ; les français, commander
par M. de Catinat, y battent l'armée commandée
par le duc de Savoie, le 18 août t69o
— DE QUEBEC (I) (navale), dans le Canada ;
les Anglais attaquent vainement cette place, et sont
obligés de se retirer après avoir été battus par les
français, en 16g0
- DE KILCOMNL ou D'AGHRIM, en Irlande;
l'armée de Guillaume III y bat celle de Jacques U.
(44 )
J e lieutenant-général de Saint-RUth, qui comman.
dait les Français, fut tué dans l'action, en 1691
— DE LEUSE (II) ; les français, commandés
par le maréchal de Luxembourg, y battent les Im-
périaux, commandés par le prince de Waldeck,
en 169c
Pendant cette campagne, Nice, Villefranche, Carmagnole,
Montmélian, Aïons, et plusieurs autres places tombent
an pouvoir des Français.
- DE LA HOGUE ; la flatte française, com-
posée seulement de quarante quatre-vaisseanx, com-
mandée par le vice-amiral de Tourville, estattaquée
et forcée de combattre contre les flottes combinées'
d'Angleterre et de Hollande, composées de quatre-
vingt-dix vaisseaux , sous le commandement de
l'amiral Russell. Les Français firent une belle re-
traite ; mais la marée leur ayant manqué, ils per-
dirent quatorze vaisseaux, qui furent brûlés on cou-
lés bas, le 29 mai 1%2
— DE STEINKERQUE; les Français, com-
mandés par le maréchal de Luxembourg , y bat-
tcnt l'armée de Guillaume 111, le 3 août 1692
— DE SPIERBACH (I) ; le maréchal de Lorges,
commandant l'armée française, y bat les Impériaux,
commandés par le marquis de Baireulh et le land-
grave de Hesse, en 1692
— DE CHlNEY ; les français, commandés par
le comte dHarcourt, y battent quatre mille Impé-
riaux , en 169
1 — DE PFHORZHEIM ; le maréchal de Lorges,
commandant l'armée française , y bâties Impériaux,
commandés par le duc-régent de Wurtemberg* qui
fut fait prisonnier avec le comte de Soyer, majnr-
général.de bataille , en , 1693
Dans cette campagne, Louis XIV prit la ville de Namur, que
( 45 )-
.ml mille Impériaux et alliés, commandés par Guillaume
111 et l'électeur de Bavière, étaient venus secourir.
— DE DA MARTINIQUE (JI) ( navale );Ies
Anglais, avec une flotte de quarante-cinq vais-
seaux , sont battus et repoussés parles français, qui
restent maîtses de rUe, en 1693
— DE LAGOS on CADIX (I) (navale) ; le ma-
réchal de Tourville, commandant la flotte française,
y bat celle des Anglais et des Hollandais, comman-
dée par le vice-amiral Roock, Iquiy perdit douze
vaisseaux de guerre et quatre-vingts navires mar-
chands richement chargés, en 1693
— DE NERWINDE , gagnée par le maréchal
de Luxembourg, commandant l'armée française,
sur le prince d'Orange, roi d'Angleterre , qui com-
mandait les Impériaux et leurs alliés, le 29 juillet
1693
— DE LA MARSAILLE ; le maréchal de Ca-
tinat, commandant l'armée française, y bat celle
du duc de Savoie et des alliés, commandée par ce
prince et le marquis de Soïera, qui y fut tué, le 4
octobre - 1693
Les Français, pendant cette campagne, prirent Fufnes,
Heidelberg, Ruses, lfuy, et plusieurs autres places.
— DU TER, en Catalogne; le maréchal de Noail-
les, commandant l'armée française , y bat les Espa-
gnols , commandés par le duc d'Escalonne, en 10g4
- BE CAMAKET, en Bretagne; les Anglais,
commandés par le général Talmash, y opèrent une
descente, et sont battus et repoussés par les Fran-
çais, Iti juin 1694
M — DU TEXEL ( II ) ( navale ) ; le célèbre Jean -
Bart, commandant six vaisseaux français et deux
flûtes, y bat la flotte des Hollandais, le lendemain
de l'affaire de Camaret, le 19 juin 1694
Jjes Français prirent dans cette campagne Palamos , GirvRQCj
QstaJric, Castelfollit, et plusieurs autres place.,
( 46 )
L'aatie 1695 n'offre ni combats ni bataillas mémorables
quelques villes assiégées , prises et rendues , sont le seul
fruit de la guerre ; mais le marquis de Nesmond s'empare
d'une flotte anglaise richement chargée, qui nuit d«a
Indes-Orientales ,
- D'OSTALRIC, en Catalogne; les Francais.
commandés par le duc de Vendôme, y battent Var-
tnée espagnole commandée par le prince de Darm-
tadt et le général don Francois de Vélasco, en 1696
— DE ULIE : le chef d'escadre Jean Bart, com-
mandant la flotte française , prend snr les Hollandais
cinquante vaisseaux marchands , richement charge'*,
et cinq vaisseaux de guerre , en 1696
La paix avec le duc de Savoie est signée. Turin, le 4 jullet;
d'ennemi de la France, il en devint l'allié.
— DE BILBAO ; la flotte française, comman-
dée par Duguay-Tronin , attaque a la sortie de Bil-
bao la flotte hollandaise, sous le commandement
du baron de Wassenaer, qui fut battu et fait pri-
sonnier, en 1697
— DE CARTHAGENE (II), dans l'Amérique
les francais, commandes par M. de Pointis , y bat-
tent les Espagnols , et s'emparent de plusieurs vais-
seaux charges d'une valeur de plus de dix millions ,
qu'ils conduisent au port de Brest, en 1697
M. de Nesmond avait aussi fait de nouvelles prise. surit#
Anglais , celte mime aDnée.
- DU FORT-NELSON, an Canada; la flotta
française, commandée par M. d'Iberville, bat les
Anglais près du fort-Nelson, dont elle s'empare ,
après avoir pris plusieurs vaisseaux, en 1697
La pIIis est rétablie entre la France, l'Espagne , l'Angleterre
et la Hollande, par le traité signé à R le 20 sep.
tembre ifyn. L'empereur et l'empire y accèdent le 3.
octobre suivant.
Irlais tette pai frl jfrmpuc en 1701, k eause des prétentions
( 47 )
4e la maison d'Autriche à la snccesiîan-de Charles If*
roi d'Espagne 1 qui venait d'zppeler poi^r ion héritier
■inverse! {Philippe, duc d'Anjou. second fils du dauphin,
et petit-fils. de Louis XIV. Ce prince , soutenu des armée.
françaises, Ta prendre possession de l'Espagne, sous le
nom de Philippe v.
X-e dnc de Savoye , les électeurs de BaTÎifc et de CôTogtie t
le duc de Mantoue, sont alliés des Français dans cfctte
guerre.
- DE CARPY; les français, commandes par le
maréchal de Catinat et le comte de Tessé , y sont
battus par le prince Eugene de Savoie, général de
l'armée impériale, le 9 juillet 1701
— DE CHIARY; l'armée francaise, commandée
parle duc de Savoie, les maréchaux de Villeroi et
de Catinat, y est battue par l'armée impériale,
commandée par le prince Eugène, le 1 septembre
1701
Cea Tevers furent attribués aux avis secrets que le duc de
Savoie, allié infidèle des français, faisait-parvenir aits
Impériaux.
—; DE L'OGLIO (rive gauche); le prince Eugène
bat les Français sur la rive gauche de l'Oglio, et en-
lève tous les postes du maréchal de Villeroi, en
1701
— DE CRÉMONE (II) ; le prince Eugène sur-
prend cette place par ruse, et y fait le maréchal de
Villeroi prisonnier ; mais les Français, réveillés par
le tumulte des armes, se battent, même en chemise,
comme des forcenés, et chassent les Impériaux de la
yille. 1701
La Hollande et l'Angleterre concluent à la Haye le traité de
la Triple Alliance, pour faire, de concert avec l'Emper.
la guerre à LouisXIV.
— DE NIMEGUE ( I ; le duc de Bourgogne,
petit-fils de Louis XIV > et le maréchal de Boufflers,
( 48 )
commandant 1 armée française, y battent la cara-
lerie impériale, commandée par- le général-major
Rhoo et le duc de Wurtemberg, en 1702
— DE VITTORIA ; les Francais., commandés
par le duc de Vendôme , y battent les Impériaux ,
commandés par Annibal Visconti : ces derniers
leur abandonnent, par suite de cette victoire, Reg-
gio et Modène, en 1 702
— DE LUZARA ; l'armée française, commandée
par Philippe V, nouveau roi d'Espagne, et par le
dac de Vendôme, y bat l'armée impériale, com-
mandée par le prince Eugène, le 15 août 1702
— DE CADIX.( navale) (II) ; les flottes anglai-
se et hollandaise, sous le commandement du duc
d'Ormond, sontrepoussées et battues près de Cadix.
par la flotte française , en 1702
- DE FRIDLINGEN; les Français, comman-
dés par le marquis, depuis maréchal de Villars, y
battent les Impériaux, sous le commandement du
prince Louis de Bade, le 4 octobre 1702
— DU VIGO (navale); les flottes combinées
d' Angleterre et de Hollande, commandées par le
duc d'Ormond etl'amiral Rook, y défont les flottes
d'Espagne et de France , commandées par le comte
de Château-Rebaud. Notre flotte accompagnait les
galions qui venaient d'Amérique, et qui furent,
pour la plupart, la proie des Anglais, en 1702
Nouvelle guerre de Religion en France, les Protestans , éga. -
rit par les ennemis du repos public, se révoltent dans les
Cévennes. -
— DE PASSAW; l'électeur de Bavière, allie
de la France, y bat les Impériaux commandés fin-
ie général Pless- en - -1703
— D'AMBERG; le même souverain y bat les
Impériaux, commandés par le comte de Styrum et
le prince de Brandebourg-Anspach; ce dernier fut.
tire dans l'action, en 1703
( 4q )
S
— DE LA. GUADELOUPE (navale): la flotte
française, commandée par le comte de Gabaret, T
liât fa flotte anglaise, en 1703
- DE LISBONNE (navale); le marquis de Coet-
logon, marin et amiral célèbre, y remporta une
victoire navale complète sur les flottes combinées
d'Angleterre et de Hollande, sous le commande-
ment de sir Cloudesley-Shovel, en 1703
"— NECKEREN, en Brabant; l'armée combi-
née de France et d'Espagne, sous le commandement
du maréchal de Boufflers et du marquis de Bedmar,
y bat celle des Impériaux et des Hollandais, com-
mandée par le baron d'Obdam , les comtes de Doh-
oa, de Homspeoh eulê Tillv , en 1703
— DE MUNDER-KINGEN ; les Français, com-
mandés par M. de Légal, y battent les Impériaux ,
commandés par les princes de Bade et Cliristiern de
Brunswick-Hanovre ; ce dernier se noya en passant
Je Danube, en J703
— DES ORCADES (navale ; la flotte française
commandée parles comtes de la Luzerne etde Saint-
Pol, y bat les flottes combinées de Hollande et
d'Angleterre, en 1703
— D'HOCHSTETT (I) .les armées combinées
df France et de Bavière, sous le commandement de
l' E lecteur et du maréchal de Villars, y battent les
impériaux et leurs alliés, commandés par le comte
de Styrnm , le 20 septembre 1703
— DE SAN-SÉBASTIANO : le duc de Ven-
dôme surprend et taille en pièces un parti de cava-
lerie que le général Visconti menait au duc de Sa-
voie, qui, d'allié de la France dans le commence-
snent de cette guerre, en était devenu l'ennemi, en
1703
- DE SPIRE ou DE SPIERBACH (II) ; les
Français, commandés par le maréchal de Tallard
qt le marquis de Pracontal, y battent les impériaux
( 5o )
commandés par le- prince de Hesse-Cassel, le i5.
novembre 1703
Pendant cette campagne, les français prirent Kell, OCltm-
bourg, Rasiadt, Nevybourg * Ratisbenne , Tendres ? Bora
sello, Augsbourg, Brisach, Landau,-la Savoie el le Pié-
mont; ils perdirent Rheinsberg, Bonn, Huy, Um.b.opr¡,
Gueldres, et quelques autres placer
— DE DONAWERTH ; l'armée des impériaux
et de- leurs alliés, commandée par le célèbre Marl-
borough, y bat une partie de celle de l'électeur de
Bavière, retranchée dans les lignes de Schellemberg,
et commandée parle comte d'Arco, en 170^
— D'HOCHSTETT (II), dite aussi de BLEN-
HEIM; les impériaux et leurs allies, commandée
par Marlboronghet le ptinee Eugène, y défontl'ar-
mée de France et de Bavière, commandée par l'É-
lecteur et les maréchaux de Marsin et deTallard:
ce dernier y fut blessé et fait prisonnier, le i3 août
l_7oi
— DE MALAGA (navale) ; la flotte française,
commandée par le comte de Toulouse, giand" ami-
ral de France et fils naturel de Louis XIV , et par
M. de Coetlogon, y bat la flotte anglaise et hollan-
daise, commandée par l'amiral Rao, en 1704
Dans cette campagne, les français prirent les duchés de Mo-
dène et de la Mir&ndole < dont les souverains s'étaient dé-
clarés contre nous, les places de Revero, Suze, Verceil.
Yvrée. Port-Alègre, et plusieurs antres.
Ils perdirent eux et leurs alliés, Douawerth, Gibraltar 9
Trèves 1 Landau, Traerbacb , etc.
Jte maréchal de Villars pacifie les Cêwnruu.
— BE GIBRALTAR ( 1 ); la flotte anglaise,
sous le commandement de l'amiral Leake, yhat la
flotte française, commandée par le baron de Poin-
tis, en 1705
— DE VIGNAMONT ; l'armée de France et de
Bavière, sous; le commandement de l'Electeur, du

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