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FÉLICITATIONS
ADRESSÉES
AUX QUATRE-VINGTS MILLE,
En réponse à la lettre de M. LALLEMAND , Professeur à
l'Ecole de Médecine de Montpellier;
Lettre datée de Châtel-Saint-Germain (Moselle) , le 18 Septembre
1829, et insérée dans le journal dit le Courrier de la Moselle, le
22 du même mois.
AVANT-PROPOS.
J'avais écrit cet article dans l'intention de l'en-
voyer à Messieurs les Rédacteurs du Courrier de la
Moselle et du Journal du même département; mais
réfléchissant qu'il n'était pas rédigé dans l'opinion
du premier, et concluant que la modération du se-
cond ne lui permet guère d'insérer dans ses petites
colonnes que des articles du spectacle, je me suis
déterminé à le livrer à l'impression de cette manière.
Je suis loin de faire l'injure aux 80,000, de dire
qu'ils étaient tous là pour le premier Citoyen; beau-
coup y étaient par simple curiosité, une partie par
(2)
admiration, et puis sans doute encore quelques uns
de ces êtres qui aiment la foule.
POUR féliciter les ( 80,000 ) individus de leur amour
pour la monarchie, dont ils viennent de donner un
témoignage si éclatant par la bruyante réception faite
à Lyon à M. de Lafayette, il me semble bon de
leur retracer les quatre vers suivans, placés, en 1792,
au bas du portrait de leur héros.
Dans ces traits révérés d'un public animal,
Reconnaissez, Français, l'abus de la puissance,
Le tyran d'un Roi bon, l'appui de la vengeance,
Soutien des révoltés dont il est général.
On pourrait leur dire aussi que M. le Marquis de
Lafayette aime à se trouver à la tête des rassemble-
ments populaires où il y à à faire preuve de dévoue-
ment à la personne du Roi , puisqu'il dirigea la
colonne qui devait s'opposer à la violation de l'asyle
du Monarque, de la part des patriotes habitants des
faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau , qui se
portèrent à Versailles les 5 et 6 octobre : colonne qui
arriva trop tard, et après que les révoltés eurent
massacré plusieurs gardes-du-corps sur les marches
du palais, et arracher le Prince de sa demeure pour
l'amener prisonnier à Paris. C'est dans cette occasion
que M. de Lafayette souffrit que l'on proférât les
vociférations les plus dégoûtantes et les plus attroces,
dans le cours du voyage : l'une d'elles, pour n'être
pas la plus cruelle , n'en était pas moins la plus