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Fragmens du discours prononcé le 22 mai 1814, dans le temple des réformés de Lyon, par le président du consistoire (P.-M.-J. Bourrit) en actions de grâces du rappel de l'auguste famille des Bourbons au trône de France

De
13 pages
impr. de Mistral (Lyon). 1814. In-4° , 14 p..
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DU DISCOURS
PRONONCE LE 22 MAI 1814, DANS LE TEMPLE DESREFORMES
DE LYON, PAR LE PRÉSIDENT DU CONSISTOIRE, EN AC-
TIONS DE GRACES DU RAPPEE DE L'AUGUSTE-FAMILLE
DES BOUBBONS AU TRONE DE FRANCE
PRIX: 5 sous.
A LYONà
DE L'IMPRIMERIE DE FR. MISTRAL?
M. P. CCC. XIV
DtJ DISCOURS
Prononcé le 33 Mai 1814 dans, le Temple
des Réformés de Lyon) par le Président
du Consistoire, en actions de 'grâces du.
rappel de ïauguste famille des BOURBONS
'au trône de France. (1)
jtedte tiré eu tiv. des MACH. , ch. X.
Heureux le jour où vous êtes l'entré dans l'Héritage
de vos pères, et où Vous vous, êtes assis sur
leur trône.
L
ORATEUR a développé la marche de la
Providence dans ses dispensations à l'égard,
de la France et a montre que le retour de
S. M.- Louis XVIII était indispensable' au
(ï)'Nous regrettons que" M. Bourrit n'ait pas voulu
nous laisser imprimer entier sort Discours, dont' tes
fragmens, séparés des raisonnemens et des ïdées qui les
liaient ensemble, perdent beaucoup de leur force et
de leur intérêt
4)
bonheur des Français pour les réconcilier'
1° av.ec le Ciel; 2° avec eux-mêmes et leur
Monarque ; 3.° avec les Nations étrangères»
Dans la i.re partie, après avoir prouvé que
les malheurs de la révolution furent le résul-
tat de l'impiété qui, sous le masque de la
philosophie et du patriotisme, signala la der-
nière moitié du XVIÎI.e siècle, il décrit ainsi
les funestes effets de la mort de Louis XVI.
«Alors, comme lorsque les vents déchaînés
arrachent avec effort un arbre profondément
enraciné dont les siècles ont grossi le tronc,
étendu les rameaux; la secousse est terrible,
tout est bouleversé, malheur aux plantes qui
croissaient à l'abri de son feuillage ! la terre
se crevasse à lenteur, et les troupeaux ne
voient plus que désolation là où ils trou-
vaient auparavant la fraîcheur et le repos;
de même la mort de Louis XVI fut le signal
du débordement de tous les crimes ; alors
la plus odieuse barbarie immola sur sa
tombe, et son épouse issue de tant de Rois,
et sa soeur célèbre par tant de vertus, et ce
Dauphin dont le jeune âge seul devait com-
mander la. pitié ; alors la naissance et la
fortune furent des délits; lès talens, la vertu,
furent- punis comme des attentats; le reste
( 5 )
des Bourbons fut proscrit; le sol de la France
fut eouveft d'échafauds, et la guerre au-de-
hors vint se joindre à la guerre civile au-de-
dans, pour Sceller sur notre infortunée patrie
la preuve irréfragable du céleste courroux. »
Après avoir esquissé le tableau des cir-
constances qui amenèrent Bonaparte à l'em-
pire , l'Orateur ajoute :
« Il est vraique d' abord des victoires inouies,.
des triomphes sans nombre et de grandes
conquêtes nous firent croire que l'Eternel,
appaisé par l'apparence de notre retour à
l'ordre social, avait oublié nos, écarts, légi-
timé Napoléon, et l'avait prédestine pour gou-
verner le monde; mais nous jugeons trop sur
les apparences, tes pensées de Dieu ne sont
pas nos pensées , le temps seul nous les.
découvre et nous détrompe; or, nous n'avions;
pas achevé le- cercle fatal des expériences
qui nous étaient nécessaires : pour nous fairer
sentir le prix dune autorité sanctionnée par
lès siècles, il fallait nous placer quelque
temps sous le Joug d'un pouvoir usurpé (i);
■ (i) Quoique Bonaparte fût monté sur te trône.sans'
Opposition- de la part des Français, son pouvoir était-
us urpé, en ce-que pétant point appelé par sa-naissance