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Fragment historique, 1793

De
8 pages
impr. de J.-M. Barret (Lyon). 1827. 8 p. ; in-8.
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(
FRAGMENT HISTORIQUE.
1793.
M. L. F. Lestrade publia , en 1825, le prospectus
d'une Histoire politique et militaire du siège de L) on ;
cet ouvrage devait avoir 4 vol. in-8.° , et le dernier
aurait contenu la biographie de tous les Lyonnais qui
avaient rempli un emploi civil ou militaire pendant
l'année 1793. L'auteur engagea, dans ce prospectus,
tous ceux qui auraient quelques documens sur cette mé-
morable époque à les lui adresser. Nous ignorons les
motifs qui ont pu engager M. Lestrade à renoncer à
ce projet ; peut-être a-t-il pensé avec raison que les
trois volumes de Mémoires , publiés - par notre célèbre
compatriote , M. l'abbé Guillori , étaient suffisans pour
donner une juste idée du siège de Lyon, ainsi que des
événemens qui l'ont précédé et qui l'ont suivi. Pour
répondre à l'appel de M. Lestrade , plusieurs Lyonnais
lui envoyèrent des notices sur les défenseurs de Lyon
et un grand nombre de pièces qui pouvaient le plus sou-
vent intéresser les descendans des illustres victimes im-
molées pendant le règne de la terreur. La notice et les
deux pièces suivantes avaient été adressées à M. Lestrade.
PERICAUD ( Claude ), né à Lyon le 25 janvier 175 1,
officier de la garde nationale de Lyon, fut, après le
2
29 mai 1793, nommé membre de la municipalité pro-
visoire; le lendemain de cette mémorable journée, il fut
l'un des commissaires que l'on chargea de constater le
nombre des victimes qui avaient été, déposées dans le
cimetière de S. Pierre : Bertrand , maire de la munici-
palité destituée, y fut amené ; M. Pericaud, qui avait
été intimement lié avec lui , ne put s'empêcher de lui
dire en lui montrant les cadavres des Lyonnais qui
avaient si vaillamment succombé : Bertrand, voilà ion
ouvrage ! et cet homme qui avait gardé un silence stu-
pide, se mit alors à pleurer. Constamment fidèle au
poste où l'avait appelé l'estime de ses concitoyens ,
M. Pericaud remplit ses fonctions avec zèle et fermeté;
il ne sortit de Lyon que le 9 octobre. Son frère ,
Antoine-Pierre Pericaud, qui avait été membre de la
commission départementale, ne l'abandonna point. Tous
deux suivirent M. de Précy ; le désordre s'étant mis
dans la petite armée du général fugitif, les deux frères
Pericaud fureDt séparés malgré eux. Claude Pericaud,
trahi par des soldats déguisés en paysans qui lui avaient
offert de lui montrer son chemin , fut arrêté à Curis
et ramené à Lyon où il fut jeté dans les caves de l'hôtel-
de-ville. Le 12 novembre, il fut jugé et condamné à
mort par la commission de justice populaire ; le même
jour, on vit tomber sa tête et celle de six autres victimes
sur la place de Bellecour. M. Valleton , qui avait été
aussi officier municipal provisoire , et dont Antoine-
Pierre Pericaud épousa la fille en 1797, fut un des
sept suppliciés. Bertrand, pour exalter son patriotisme,
se vanta, pendant la terreur , d'avoir fait périr son
neveu et son meilleur ami. Ce neveu était Paul-Pierre
Bruyset, cet ami Claude Pericaud. L'administration mu-
nicipale a récompensé dans la personne de deux de ses