//img.uscri.be/pth/bc34480e1dee47fc1b435a692bd6d3be203ff1de
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Funérailles du général Fantin des Odoards

9 pages
Impr. de Poitevin (Paris). 1866. Fantin des Odoards. In-8 °. Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

FUNÉRAILLES
DU GÉNÉRAL
FANTIN DES ODOARDS
PARIS
IMPRIMERIE POITEVIN
RUE DAMIETTE, 2 ET h
1806
FUNÉRAILLES
r
DU GÉNÉRAL
LUTIN DES ODOARDS
LA DU GÉNÉRAL FANTIN DES ODOARDS,
4i^J^îlÀIS^raTES DES MARQUES DE SYMPATHIE QUI LEUR ONT
ÉTÉ ES AU MOMENT OU ELLES ONT EU LA DOULEUR DE
LE PERDRE , ONT DÉSIRÉ QU'UNE BROCHURE CONTENANT UN
EXPOSÉ DE SA CARRIÈRE MILITAIRE ET LA RELATION DE SES
PUNÉRAJLLES FUT REMISE A SES AMIS.
Extrait de Varticle de la REVUE DE L'EMPIRE, numéro
de septembre 1847, (Pages 284 à 286).
Né à Embrun (Hautes-Alpes) le 23 décembre 1778,
FA-NTIN DES ODOARDS entra au service le 19 juillet 1800
comme sous-lieutenant dans la légion vaudoise, devenue
plus tard 31 e d'infanterie légère. Il fit avec ce régiment
les campagnes de l'an vin et de l'an ix en Italie, celles de
l'an xii et de l'an XIII à l'armée des côtes de l'Océan, et
celles de 1806 à 1809 dans les rangs de la grande armée.
Blessé d'un coup de feu à la tête en Italie, Fantin des
Odoars fut nommé lieutenant puis capitaine au 31 e d'in-
1866
— 2 —
fanterie légère. A Friedland, n'ayant plus de cartouches,
il se met à la tête de ses voltigeurs et charge à la baïon-
nette les tirailleurs russes qu'il jette dans l'Alle. Ce beau
fait d'armes lui vaut la croix d'honneur; car, à cette
époque de gloire, c'était par de longs services militaires,
par des actes éclatants de bravoure que se gagnait une ré-
compense aussi enviée.
Cité à l'ordre de l'armée pour sa belle conduite à
Friedland, où il avait été blessé au bras d'un coup de
feu, cet officier vit son nom mentionné de nouveau en
4809 pour le courage et le sang-froid dont il fit preuve
à la prise de Porto en Portugal.
Après avoir servi de 1809 à 1811 en Espagne et en
Portugal, le capitaine Fantin des Odoards passa le 24 juin
1811 avec ce dernier grade et le rang de chef de bataillon
dans les grenadiers à pied de la vieille garde.
Le 8 octobre 1812, à Moscou, il fut promu au grade
de major (lieutenant-colonel) dans le 17e d'infanterie de
ligne. Pendant cette funeste campagne de Russie, l'armée
put le compter au nombre de ces officiers que l'Empereur,
dans son 2ge bulletin, a qualifiés d'âmes bien trempées.
Aussi le voyons-nous recevoir en 1813, à la campagne
de Saxe et de Bohême, la croix d'officier de la Légion
d'honneur des mains mêmes de l'Empereur (une croix
ainsi décernée était la plus grande distinction qu'un mili-
taire pût ambitionner) ; et le 19 septembre de la même
année, il était appelé à commander le 25e d'infanterie de
ligne comme colonel.
Le 43 octobre 1814, M. Fantin des Odoards fut rem-
placé dans ce commandement et mis en non-activité par
la Restauration. Aux Cent-Jours, il rentra dans les rangs
de l'armée et combattit à Fleurus et à Wavres à la tête
du 22e de ligne. Licencié avec l'armée de la Loire, ce ne