//img.uscri.be/pth/a6207d28b03b28c9aa7c6ecce54ebadc22fb67f7
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Généalogie Révérend. Extraite de l'histoire de la Curée, de la maison Hüe et de ses alliances (inédite.)

33 pages
Impr. de Vingtrinier (Lyon). 1869. Hüe. Gr. in-8 °. Pièce.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

GÉNÉALOGIE
RÉVÉREND
EXTRAITE
DE L'HISTOIRE DE LA CURÉE,
DE LA
MAISON HUE
ET DE SES ALLIANCES.
(INÉDITE).
LYON
IMPRIMERIE D'AIMÉ VINGTRINIER
Rue de la Belle-Cordiëre, 14
1869
RÉVÉREND
SIEURS DE BOUGY, CALIX, COMTÉ ET DU MESNIL.
NORMANDIE.
Armes : écartelé, aux un et quatre,
de sinople à trois mouches d'or, deux en chef
et une en pointe;
aux deux et trois, d'azur à l'aigle éployée
d'argent.
Le nom de RÉVÉREND est ancien dans la province
de Normandie.
Sans prétendre le rattacher d'une manière certaine à
la famille dont nous allons rapporter la généalogie, nous
6
citerons saint RÉVÉREND, né à Bayeux dans le IVe siècle,
converti au christianisme par saint Exupère, évêque de
cette ville : sa fête se solennise dans ce diocèse le 12
septembre (1).
Un ouvrage récent (2), rapporte comme appartenant à
cette maison, sans en fournir aucune preuve :
1° Comme premier de cette famille, dont on ait
une connaissance authentique, un des clercs-notaires
du roi Charles VI, qui signa avec ses collègues une or-
donnance de ce prince concernant leur corporation, le
1er avril après Pâques 1407 ;
2° François RÉVÉREND , avocat général du Roi à la
cour des Monnaies, en 1485.
Nous ne les citons ici qu'à titre de simples renseigne-
ments, la notice dont il s'agit étant fort incomplète et
renfermant d'ailleurs quelques erreurs.
Un tableau généalogique existant à la Bibliothèque
impériale, cabinet des titres, fonds d'Hozier, atteste
d'une manière authentique la filiation suivie de cette
maison, établie à Caen, en Basse-Normandie, où elle
avait, au milieu du XVe siècle, pour représentants (3) :
(1) Hermant, Hist. du diocèse de Bayeux. — Le Breton, Biographie
normande, Rouen 1861.
(2) Acquier, Armorial général de France, t. vu, Paris, 1860.
(3) « On ne trouve rien d'antérieur dans les livres imprimés, mais les titres
« de la famille remontent plus haut, quoiqu'ils soient assez informes, la
7
« Guillaume le RÉVÉREND , seigneur du Parc de
Bougy par acquiest (1), anobly en 1570, natif de Caen,
défendit la ville étant échevin de Caen pendant la révolte;
« Epouse dlle Jeanne Gondouën (2), dont il eut :
« Anne Le RÉVÉREND, femme de Thomas Le Ha-
guais (3) ».
Le même document mentionne, sans indiquer s'il était
son frère, quoiqu'il soit de toute vraisemblance :
I. « PASQUET LE RÉVÉREND, fameux hôtelier à Caen,
où, quand on veut injurier un homme qui fait le preux
et l'entendu, on l'appelle Paquet Le Révérend. »
« maison ayant été pillée et brûlée une autre fois pendant les guerres civiles
« du XVIe siècle. » — Moréri, Dictionnaire historique, verbo Révérend de
Bougy-
(1) Sans doute des Bernart d'Avernes, ancienne famille qui possédait
aux XIVe et XVe siècles les seigneuries de Giverville et de Bougy, près de
Caen : l'on voit par les aveux qu'Alain Bernart, écuyer, était seigneur de
Bougy, et que Robin Bernart, son fils, et Jean son petit fils, les ont aussi
possédées. — Lachesnaye-des-Bois, Dict. de la noblesse, généalogie Bernart
d'Avernes.
(2) Famille qui a produit Pierre Gondouën, poète français, l'un des
illustres citoyens de Caen, au rapport de Pierre de Cahaignes en ses Éloges.
— Huet, Les origines de Caen, Rouen, 1706, p. 351.
(3) Thomas le Haguais vendit le 10 mai 1611 le droit de patronage qu'i
possédait sur le collége du Cloutier ou collége d'Enfer en la ville de Caen au
sieur de l'Ecarde. La famille le Haguais eut une certaine illustration en
cette ville où l'on remarque Adrien le Haguais, et surtout Augustin le Ha-
guais, avocat général a la Cour des Aides, puis conseiller d'Etat, mort à
Paris en l666, — Huet, Origines de Caen, p. 279 et 380.
8
Ce Paquet Le Révérend est qualifié, dans un manus-
crit pamphlétaire du XVIIe siècle (1), « de Jacques Révé-
rend, qui avait le Parc le Roy, hostellerie à Vaucelles,
faubourg de Caen ; fut père d'Olivier Révérend, d'abord
valet d'un médecin, puis apothicaire, lequel se fit ano-
blir en 1588. »
D'une alliance, dont le nom est inconnu, il eut :
1° Olivier, qui suit;
2° N... Le RÉVÉREND, épouse de N... Fon-
taines ;
2° N... Le RÉVÉREND, épouse de N... Le
Hallès.
II. OLIVIER LE RÉVÉREND, sieur de Bougy, obtint
en septembre 1594 des lettres de noblesse, enregistrées
en la cour des Comptes, aides et finances, le 10 février
1595 (2). Il sauva, par son courage et sa résolution, la
Fontaines : d'or à trois
écussons de vair bordés
de gueules.
Le Halles : d'azur à
trois trèfles d'or.
(1) Anecdotes de Caen, mss. de la bibliothèque de cette ville.
(2) «198. Lettres d'anoblissement d'Olivier le Révérend, sieur et patron
de Bougy, eslection de Caen, données à Paris en décembre 1594, vérifiées en
la Chambre des Comptes le 10 février 1595, et en la Cour des Aides, le
14 mars suivant; au 7e vol., fol. 11 : sans finance.» L'abbé Lebeurier,
Etat des anoblis en Normandie, Evreux, 1866. » — «Le Révérend. Olivier
le Révérend, sieur de Bougy, anobli, pour mérite et services, par charte de
septembre 1594, registrée aux Comptes le 10 février 1595, sans indemnité,
demeurant à Caen, a de fils François, Michel et Louis. » Registre des ano-
blis en la généralité de Caen, Archives de l'Empire.
9
ville de Caen d'une surprise des Ligueurs commandés
par le capitaine La Motte-Corbinière. « La ville reconnut
mieux la grandeur du péril quand il fut passé, et le Roi
rendit depuis ce témoignage à Bougy, que sa fidélité,
qu'il avait déjà éprouvée en d'autres occasions, lui avait
en celle-ci sauvé toute la Basse-Normandie (1). »
Il se maria en premières noces avec Anne Gondarin (2)
et en secondes avec N.... de Cahaignes (3). Il eut de la
première :
1° Michel, qui forme le 3e degré;
2° « François Le RÉVÉREND, sieur de Calix,
l'un des capitaines de la ville de Caen, com-
missionnaire ordinaire des guerres, receveur
général du taillon, et l'un des fondateurs de la
chapelle des Deux-Amants, aux Cordeliers (4). »
De Cahaignes : d'azur
au chevron d'or accom-
pagné en chef de deux
roses d'argent et en
pointe de trois mains
rangées tenant chacune
une épée, le tout du
même.
(1) Mezerai, Hist. de France, éd. in-f°, t. III p. 1061. — Le savant his-
torien cite Michel le Révérend au nombre des capitaines qui servirent en
1589 sous Montpensier et qui contribuèrent à la défaite des Gauthiers. Il
est rapporté comme père d'Olivier, qui suit ; cette assertion, reproduite par
Moréri, semble erronée en présence de la généalogie dressée par d'Hozier :
peut-être était-il frère de Guillaume et de Pasquet Le Révérend.
(2) « La fille d'un sergent. » Anecdotes de Caen.
(3) Cahaignes, famille de médecins illustrée, à Caen, par Etienne de
Cahaignes, professeur à l'Université royale, et par Jacques fils de Pierre de
Cahaignes, auteur des Eloges des illustres citoyens de ,Caen, ami de Scaliger,
aux funérailles duquel il fut appelé à Leyde. — Origines de Caen, p. 360
et sq.
(4) « La chapelle des Deux-Amants qui fait un des principaux ornements
de cette église (les Cordeliers) fut bâtie et fondée l'an 1619 par Pierre le Mar-
10
Les archives du Calvados contiennent trois
ordres de recette par lui délivrés, en sa dite
qualité, les 6 et 20 février et le 16 novembre
1862. Le même dépôt renferme une supplique,
tout entière de la main de François Le Révé-
rend, priant MM. les «Trésoriers des finances
du bureau de Caen de l'admettre à prêter ser-
ment comme receveur général du taillon en
la généralité de Caen : cette pièce autographe,
sans date, est de toute nécessité imputable à
l'année 1616, d'après les détails qu'elle con-
tient.
3° « Anne Le RÉVÉREND, épouse de Thomas
de Huspuade, contrôleur au grenier à sel, re-
ceveur du taillon en l'élection de Caen et l'un
des capitaines de cette ville. »
III. « MICHEL LE RÉVÉREND, échevin de la ville de
Caen, escuyer, sieur de Bougy, frère et héritier de dé-
funct noble homme François Le Révérend, sieur de
Calix, en son vivant conseiller du Roy, receveur
chant, sieur de Saint-Manvieu, et par François Le Révérend, sieur de Calix.
Ils voulurent qu'elle leur servît de sépulture commune après leur mort.» —
Origines de Caen, p. 230.
11
général du taillon antien et triennal en la généralité de
Caen. »
Il avait servi plusieurs années dans les rangs des
huguenots (1) ; aussi, n'entendant rien aux finances,
alors âgé de 70 à 72 ans, il désigna son fils aîné Thomas
audit office appartenant à sa famille.
Il s'était marié à « Judith Le Gabilleur, fille
de Thomas, sieur de la Commune, et de Blanche
Bomxérin. » Moréri nous apprend qu'il en eut seize
enfants : .
1° « Thomas Le RÉVÉREND, sieur de Basly»,
né en 1601.
« La nature (2) avait donné à Thomas Le
Révérend, sieur de Bougy, un extérieur assez
désagréable, un grand visage d'une physio-
nomie peu heureuse, sur un fort petit corps ;
l'humeur rude, brusque, hargneuse, qui lui
avait attiré la haine de ses proches ; mais l'es-
prit beau, vif et délicieux, lorsqu'il était animé
par quelque compagnie qui luy plaisait. Il se
fit recevoir avocat à Paris et y fréquenta le
(1) La famille Le Révérend embrassa avec ardeur la cause de la religion
réformée, comme on le verra plus tard.
(2) Origines de Caen, p. 388.
12
barreau ; mais le partage des biens de sa fa-
mille l'ayant appelé à Caen, il eut de grands
démêlez avec ses parents. Il passa à Caen le
reste de sa vie dans une grande oisiveté, le
jeu faisant sa principale occupation et son uni-
que divertissement. Il mourut (1) le 20 may
1672, âgé de 61 ans. »
« Thomas Le Révérend cultivait les lettres ;
il avait traduit et publié, dès l'âge de douze
ans, le Diologue de Minutius Félix (2), ayant
pour titre : Oetavius. Caen, Jacques le Bas,
1617, in-12 (3). »
2° François Le RÉVÉREND , sieur de
Comté, mort en Hollande en portant les
armes.
3° Michel Le RÉVÉREND , abbé, sieur de
Calix, dit l'abbé de Bougy.
4° N Le RÉVÉREND, femme de Jean
(1) Manuscrit de l'Arsenal n° 754.
(2) Célèbre orateur latin, né en Afrique, sur la fin du IIe ou au commen-
cement du IIIe siècle, s'établit à Rome où il se convertit au christianisme.
Dans le dialogue d'Octavius, un chrétien de ce nom et un païen disputent
ensemble. Cet ouvrage a été en outre traduit par d'Ablancourt. Paris, 1660,
et par M. Péricaud Antoine, Lyon, 1825.
(3) Lebreton, Biographie normande.
13
Noël (1), sieur du Manoir, greffier au bureau
des finances établi à Caen.
5° N— Le RÉVÉREND, femme de Thomas
le Picard (2), conseiller à Caen.
6° Françoise Le RÉVÉREND, morte fort ac-
complie et savante.
7° Marie Le RÉVÉREND , femme de : 1 ° Thomas
Barberie, sieur de Saint-Contest et trésorier ex-
traordinaire des guerres; 2° Jacques II de
Montgommery, fils de Gabriel, comte de
Montgommery (3) et de Suzanne de Boucque-
tot, dame de Breul.
8° Jean Le RÉVÉREND, auteur d'une bran-
che établie à Falaise, rapportée plus bas.
9° Autre Jean Le RÉVÉREND, marié à Paris
à Geneviève Laurina, dont :
Noël : d'azur au lion
d'argent surmonté de
trois étoiles rangées en
chef du même.
Le Picard : de gueules
à trois fers de pique
d'argent.
Barberie ; d'azur à
trois têtes d'aigle d'or.
Montgommery : écar-
télé aux 1 et 4 de gueu-
les à 3 coquilles d'or :
aux 2 et 3 de France.
(1) Huet cite Michel Noël, principal du collége du Bois, à Caen, fondé
par l'évêque de Lisieux, Pierre Cauchon. Michel Noël mourut en 1546. —
Origines de Caen, p. 281.
(2) Thomas le Picard est rappelé par le même auteur comme propriétaire
d'un terrain dit la Carrière, où les protestants se réunissaient en foule pour
pratiquer leurs exercices religieux. Ibidem, p. 247.
(3) Jacques de Mongommery habitait Pontorson ; sa branche s'est éteinte
en la personne de Jean, son fils, marquis de Montgommery, maréchal-de-
camp des armées du roi, lequel vendit en 1719 ses biens de Pontorson à
Jean Oursin. — La filiation complète des Montgommery, antique famille
originaire d'Ecosse, est établie depuis Roger, vivant en 950. — Hist. généa-
logique des Croisades, par Amédée Boudin. Paris, 1858, t. Ier, p. 114.
14
Noble homme Laurent Révérend, conseiller
secrétaire du roy et de ses finances (1).
10° N Le RÉVÉREND, mariée à Bayeux.
11° N Le RÉVÉREND, mariée à Alençon.
12° N Le RÉVÉREND; probablement
Anne Le Révérend, mariée à Paul-Antoine
du Vivier (2).
13° Jean Le RÉVÉREND, sieur de Bougy,
maréchal des camps et armées du roy, le plus
jeune de seize frères ou soeurs.
Les trois autres enfants nous sont complè-
tement inconnus.
IV. JEAN LE RÉVÉREND, sieur de Bougy, né en
1618, « lieutenant général dans les armées de France,
sous le règne de Louis XIV, se distingua en mille ren-
contres par des actions de coeur et de tête et par une
Du Vivier : d'azur à
cinq épées d'argent la
pointe en bas, 3 et 2.
(1) Titre original du 14 juillet 1657, Guyon et Lebert, notaires au Châtelet
de Paris. — Cette branche, établie à Paris, a produit Claude Révérend,
auquel le roi accorda, le 21 avril 1664, de très-curieuses lettres-patentes
« pour fabriquer et contrefaire la porcelaine dite des Indes...., lequel secret
il a mis dans sa perfection en Hollande, où il a fait quantité dont la plupart
y sont encore afin qu'il puisse en donner parfaite connoissance aux
François qui l'ont jusqu'à présent ingnoré.... »
(2) E. Haag, France Protestante.— Protestant détenu en 1688 à la Con-
ciergerie, Pierre du Vivier, sieur de Ruel (Arch. gén., T. 261).
15
fidélité inviolable qui le tint toujours attaché au service
de son souverain... »
« Entré au service à l'âge de 12 ans (1), il devint
successivement cornette des gendarmes, capitaine de
chevau-légers, mestre de camp, et mérita par sa bravoure
et ses talents militaires l'estime du maréchal de Gassion ;
il obtint en 1651 le grade de lieutenant-général. Il
commandait en chef au siége du château de Porcien, et
fut, après sa reddition, nommé gouverneur de cette
place. Commandant, durant la guerre civile, des troupes
qui devaient demeurer près du roi, il se signala en en-
trant dans le Berry et contraignant les rebelles à aban-
donner la ville de Bourges. »
« Il se distingua de nouveau à la prise du Mas d'Age-
nois et fut fait prisonnier en 1653. Rentré en France sur
parole, il retourna en Guyenne ; mais au mois d'août, il
reçut l'ordre de mener ses troupes en Flandre. En 1654,
il fut employé en Catalogne à la prise de Villefranche,
au ravitaillement de Roses, au siége de Puycerda, à la
prise du cap de Quiers où il fut blessé, à celle de Castil-
lon et de Cadagne. Surpris par la neige au milieu des
montagnes pendant son sommeil, il fut attaqué d'une
fluxion de poitrine qui l'obligea de se rendre à Mont-
(1) Biographie normande. — France protestante.