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Hommage au Roi, en mars 1824

De
8 pages
impr. de Pillet aîné (Paris). 1824. 8 p. ; in-4.
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HOMMAGE AU ROI,
<Lw Jwccxé AS^.
J.JE soleil des beaux jours se lève pour la France :
Sur le char du Printems il rit à l'univers,
Ramenant à nos voeux ce mois de l'Espérance
Où Louis a brisé nos fers.
La terre s'embellit : déjà le cep bourgeonne.
La féconde Cércs épanouit son sein ;
Bientôt l'Hamadryade en nos bois se couronne
D'un feuillage encore incertain.
La Seine ouvre aux pêcheurs son onde hospitalière
Qu'enchaîna dans son cours l'âpreté des glaçons ;
Son rivage, animé par l'humble primevère,
Déjà redit mille chansons.
La vierge de Saint-Cloud d'une toison rustique
N'évide plus la soie en pelotons nombreux,
Rêveuse, elle s'égare au coteau romantique
Où l'attire un souffle amoureux.
Muse, il est tems, je crois, de réveiller ta lyre :
Le Louvre ne hait pas tes modestes accens ;
Inclinant sa corbeille aux autels de Zcphyre ,
Déjà Flore embaume nos champs.
Suis-moi vers Trianon, Muse qui, jeune encore,
Près d'un auguste, enfant saluas ses jardins ;
C'est là que le Printems te promet une Flore
Digne de tes goûts paladins.
Du retour des Bourbons aurore fortunée,
C'est là que le Printems inspire mieux tes soeurs ;
Qu'à jamais le Printems soit le dieu de l'année,
Comme le lis est roi des fleurs.
Le laurier de la gloire avait courbé nos têtes
Au joug intolérant du glaive et de l'orgueil ;
En Arain les cris menteurs et la pompe des fêtes
Masquaient la misère et le deuil.
Le peuple , fatigué d'un maître illégitime ,
Releva des Bourbons les vieux lis abattus,
Et soudain vit renaître , au désespoir du crime ,
La belle saison des vertus.
Gloire aux lois d'un Bourbon amant de la sagesse.
Orgueil du nom français, colonne des autels !
Si la vertu présage une longue vieillesse,
Je chante ses jours immortels.

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