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Hommage aux mânes des citoyens morts pour le salut de la France dans les immortelles journées de juillet 1830 , suivi d'un Chant patriotique sur l'air de la Marseillaise et d'une Ode au roi des Français. Par C.-Léopold Curez,...

De
20 pages
L. Vincenot et Vidart (Nancy). 1830. 19 p. ; in-8.
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HOMMAGE
AUX
MANES DES CITOYENS
MORTS POUR LE SALUT DE LA FRANCE,
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SUIVI
D'UN CHANT PATRIOTIQUE
* SUR L'AIR DE LA MARSEILLAISE,
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PAR c. LÉOPOLD CUREZ ,
DE VERDUN (Meuse),
1 Sergent-Major au 58e Régiment dinfa nterie de ligne.
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CHEZ LECOINTE ET POUGIN, LIBRAIRES, QUAI DES AUGUSTINS.
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HOMMAGE
AUX
MANES DES CITOYENS
MORTS POUR LE SALUT DE LA FRANCE,
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SUIVI
D'UN CHANT PATRIOTIQUE
SUR L'AIR DE LA MARSEILLAISE,
ET
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PAR C. LÉOPOLD CUREZ,
DE VERDUN (Meuse),
Sergent-Major au 58e Régiment d'Infanterie de ligne.
PARIS,
CHEZ LECOINTE ET POUGIN, LIBRAIRES, QUAI DES AUGUSTINS.
NANCY,
CHEZ L. YINCENOT ET VIDART, LIBRAIRES, RUE DES DOMINICAINS, iç.* 14.
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HOMMAGE
AUX
MANES DES CITOYENS FRANCAIS
MORTS
POUR LA PATRIE ET POUR LA LIBERTÉ.
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Tombe sous qui repose une cendre héroïque,
Tombe où veille en priant la liberté publique,
Sur ton marbre glacé déposant nos douleurs,
Nous venons t'apporter le tribut de nos pleurs !
Ici, chacun de nous te consacre sa vie,
Tu seras désormais l'autel de la Patrie,
Et nos Princes eux-même en ce jour triomphal
Viendront sur tes degrés courber leur front Royal.
Salut, preux citoyens ! salut, généreux mânes !
Ne craignez point ici rapproche des profanes,
Cet asile est sacré, rougi du sang français !
Chacun de vos tombeaux nous rappelle un succès,
Et dans mille ans jamais les fastes de l'histoire
N'offriront un récit brillant de tant de gloire !
(4)
Pour couvrir votre cendre, ô citoyens-guerriers^
Fidèle ami des morts, l'if se change en lauriers ?
Et chaque tombe , où croît le saule funéraire ,
Nous révèle un héros caché dans la poussière !
Quel immense concours se presse dans ces lieux ?..<
Chacun à son ami vient faire ses adieux.
Suivie tombeau des siens un brave militaire
Incline avec respect sa tête octogénaire,
Et d'un torrent de pleurs mouillant ses nobles yeux 1
Demande à partager leur trépas glorieux :
Là, le fils s'agenouille au tombeau de son père,
Et la soeur, vain espoir ! rappelle un tendre frère;
La mère citoyenne ici traîne un long deuil ,
Se courbe saintement sur un triple cercueil,
Et mêle au chant de mort le chant de la victoire
Pour ses fils qu'elle-même a conduits à la gloire !
Plus loin, désespérée, et meurtrissant son sein ,
De celui qu'elle aimait maudissant l'assassin,
La jeune épouse, hélas ! vient disputer encore
A l'avare cercueil des restes qu'elle adore ,
Et j d'un soufîle de Me animant ses douleurs,
Croit réveiller l'ami qui fait couler ses pleurs*
Ah ! regardez encor la malheureuse amante,
Qui, les cheveux épars, d'une voix suppliante
Hedemande l'objet de ses chères amours,
Tombé pour la Patrie au printemps de ses jours J
(5)
« Dieu, dit-elle, rends-moi la moitié de moi-même
« Quel tourment pour un cœur de perdre ce qu'il aime !..
« Rends-moi, pour le chérir, ce corps déuguré !.
c Mais non. il est l'honneur de ton séjour sacré! >
0 toi l'unique appui, l'ami de sa jeunesse,
Renais!. tu charmeras un instant sa tristesse !.
Renais !. pour lui parler, non d'amour, de repos,
Mais pour lui raconter tes glorieux travaux.
A ses tendres accents, ami, prête l'oreille ;
Que sa touchante voix doucement te réveille !..,
De ta main déchirée entr'ouvre ton cercueil :
Parais, jeune héros, qui faisais son orgueil !
Parais !. ta douce amie alors moins désolée,
Pressera dans ses bras ton ombre consolée,
Et peut-être avec toi, désertant les tombeaux,
Élisa jusqu'aux cieux portera nos drapeaux !
Quel calme cependant règne dans cet asile !
Les sanglots sont muets, la douleur est tranquille;
Tout pleure un ami mort. et tout est consolé,
Tout est fier en pensant : « C'est pour la Liberté ! >
Arborons sur leur tombe un drapeau tricolore.
Leur cendre, en rapprochant, pourra frémir encore
Peut-être ils renaîtront pour revoir ces couleurs,
Qui d'un pouvoir affreux les ont rendus vainqueurs !
Ils renaîtront, pour dire à la France éplorée,
Qu'ils sont fiers d'être morts pour la cause sacrée,
Et, de leur beau trépas bénissant les douleurs,
Ils pourront s'indigner qu'on leur donne des pleurs !
(6)
Leur voix accoutumée à des chants héroïques,
De notre Liberté redira les cantiques,
Et leurs cris solennels, perçant les monuments,
Diront : « Vive à jamais PHILIPPE d'ORLÉANS!!! >
Et toi, lâche instrument de la guerre civile,
Partisan et jouet d'une secte servile ,
Charles , Prince parjure, as-tu vu sans effroi
Qu'un si généreux sang fût répandu pour toi?
As-tu vu sans frémir, au sein de nos murailles,
Des Français égorgés les grandes funérailles,
Et ton cœur, corrompu par des monstres pervers,
Put-il, sans s'émouvoir, nous méditer des fers ?
Mais nous avons brisé ton abjecte puissance 5
Enfin elle a sonné l'heure de la vengeance,
Et la fin de ton règae, en ses noirs dénoûments,
Nous offre les forfaits d'un drame de quinze ans !
Teinte de notre sang, en haine à la Patrie,
Fuis loin du sol français , cruelle dynastie ,
Fuis, emportant un nom avili pour jamais,
Ces murs que trop long-temps ont souillés tes forfaits
Tyran, descends du trône !. et de rindépendance
Le soleil radieux reluira sur la France !
Et vous, qui les premiers bannîtes le sommeil
Dont le Coq des Gaulois a chanté le réveil,
Gloire à vous, Parisiens, de qui le grand courage
A su nous affranchir d'un honteux esclavage !

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