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Hommage offert à la meilleure des mères, au banquet de noce de sa fille J.-A. Philolie, par son fils respectueux J.-B.-F. Drouin

De
9 pages
impr. de Vve Ballard (Paris). 1829. In-4° , 7 p..
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LE ciel doit ton bonheur aux vertus de ta mère ;
Il le doit à mes voeux, aux voeux d'un tendre Frère:
Il te donne un époux. Sois heureuse, ô ma soeur!
PHILIBERT aux autels t'a juré le bonheur.
NON , ma lyre en ce jour ne sera pas muette.
Les chants viennent du coeur ; le coeur seul est poëte.
L'Hymen à ce banquet me demande des chants;
Je vois ma mère heureuse, ils seront plus touchants.
MA mère, tu renais dans ta fille chérie :
Des soins de ton amour son enfance nourrie
A puisé tes vertus avec ton lait sacré;
Tes vertus, qui charmaient un époux adoré,
Charmeront dans ta fille un époux qu'elle adore.
O ma soeur! d'un beau jour ton hymen est l'aurore.
J'en vois le doux espoir briller dans tous les yeux;
Je lis ton avenir dans l'équité des cieux.
Si la douceur touchante et la sainte innocence ;
Si la tendre bonté, la candeur, la décence,
Ces diamants sacrés qui brillent dans tes moeurs,
Qui charment tous les yeux, entraînent tous les coeurs ;
Si les nobles vertus, filles d'une belle âme,
Peuvent, dans tous les temps, rendre heureuse une femme ,
Le bonheur t'appartient Sois heureuse, ô ma soeur !
PHILIBERT aux autels t'a juré le bonheur.
Oui, j'en ai pour garant les vertus de mon frère ,
Il adore ma soeur, il doit chérir ma mère.
Ma mère! à son déclin ses destins sont bien courts!
Peut-être à la chérir avons-nous peu de jours.
Pour en doubler le nombre aimons-la davantage.
Que le soir qui lui reste, au moins, soit sans nuage.
Des maux trente ans soufferts pour ses enfants chéris
Que nos plus tendres soins, notre amour soit le prix.
Ah! du jour où le ciel ravit, dans sa colère,
A ma mère un époux, à ses enfants un père ;
Pour tous biens, nos baisers, notre double berceau,
Guidant, faible pilote, un fragile vaisseau,
Son amour courageux nous sauva du naufrage,
Et l'amour doit payer l'amour et le courage (i).
Sois heureuse, ô ma mère! à ta fille,, à ma soeur,
PHILIBERT aux autels a juré le bonheur.
MA soeur, l'Hymen te donne une seconde mère;
La mère de l'époux à l'épouse est bien chère!
Épouse chéris donc ce qu'un époux chérit,
Ce sein qui le porta, ce sein qui le nourrit,
La bouche qui reçut sa première caresse,
Ces bras qui l'ont bercé, ce coeur plein de tendresse
Qui jouit de sa joie et souffrit de ses pleurs,
Ce coeur qui partagea ses premières douleurs,
Et qui, fier de l'amour d'une double famille,
Bénit l'heureux hymen qui lui donne une fille.
Pour les objets sacrés dont vous tenez le jour,
En échangeant vos coeurs, échangez votre amour.
(i) Mon père, d'une honorable famille ruinée par la révolution, ne laissa à ses enfants,
orphelins au berceau, que le courage et les vertus de leur mère pour tout patrimoine.
C'est aux veilles laborieuses de la meilleure des mères que ma soeur et moi devons notre
éducation Par quel amour et par quels respects éternels pouvons-nous payer ses
bienfaits ? Les fils reconnaissants et les mères tendres qui me liront me pardonneront de
bon coeur ce témoignage public de ma tendresse et de ma reconnaissance.