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Hôpitaux remplacés par des sociétés civiques, qui assureroient aux artisans, dans les cas de maladies ou d'afflictions humaines, tous les secours physiques & moraux, et par des maisons d'industrie, qui procureroient gratuitement... ([Reprod.]) / par J. Marsillac,...

De
38 pages
de l'impr. de la Loterie nationale (Paris). 1792. Pauvres -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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20x
MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS 1010a
(ANSI and ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVESDELA
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford 0X3 OBW, UK
PAR fï^l
̃îlflùferoient dans les cas dd
ou d'affiaions humaines, tous les
1&,cours phy fiques & moraux
ET PAR DE $
Baisons d'industrie,
WÈtotureroient gratuitement, aux enfans des Citoyens
Wmïartunés, une Éducation morale & civique, & des
Métiers utiles à eux-mêmes & à tÊtdt.
Médecin des HÔpitau** &c;
A PARIS,.
DE LA LOTERIÈ -NATIONALE.,
M. B G C. X C II.
&i
A L A RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE.
0 France ma chère Patrie tes plus
fages inftitutions feront renverfées tant que
des brigands féroces femblables au frelon
vorace, vivront en pillant l'abeille Iaborieufe
qui recueille des fucs précieux -Préviens
l'exiftence de ces dévaftateurs impies établis
dans chaque Cité une MAISON D'INDUSTRIE
MORALE pour tes enfans peu fortunés & des
SOCIÉTÉS CIVIQUES pour tes artifans; bien-
tôt tu n'auras plus chez toi, ni fcéIérats ni
mendians ni hôpitaux & ton fol florîflant
fera un Paradis terreftre.
1 L eft .peu de perfonnes fenfibles &
éclairées, qui n'ayent fouvent gémi fur
le trifte état de misère & de dépravation
d'une partie des claffës inférieures de la
fociété. il en eft peu qui n'ait fouvent
tremblé, aveç raifon,,de voir fes biens
pillés fa perfonne outragée & fa vie
même facrinée. ̃& ̃
Avant notre révolution, les vices trîom<
phans par vendent jusqu'au trône, & jà
Vertu flétrie était un 'ridicule nos loi*
pénales s'étoient^hultipliées d'une manière
effrayante & les crimes loin de dimi-
nuer, parurent fe multiplier davantage.
Faut-il s'en étonner? La misère, fans fe-
cours fans lumières & fans efpérance, ne
connoît aucun frein. Placée entre l'alterna-
tive cruelle de vivre en égorgeant & vo-
ïant, ou de mourir, fi elle ne vole pas,
elle préfère le crime qui la nourrit; ainfi
au milieu des orages de la révofution,
dans l'efpoir d'échapper au glaive des
Ioix, des agens fanguinaires fe font telle-
ment multipliés, qu iIs ont été plus redou-
tables, & font reftés impunis.
Tant de pères ont été plongés dans l'in-
digence, & tant d'enfans dans la néceflîté,
qu'il eftde fa plus grande importance, de
venir aufecours de ces claflès éplorées, qui
dans des temps de trouble n'ayant point de
travail ne peuvent avoir d'autre efpérance
que les fruits du crime, ou les fecours des
perfonnes compâtiffantes. L'exiaence, la
paix, & la propriété de tous les citoyens
en dépendent; & J'homme même, le plus
avare doit, par amour pour lui-même,
venir au fecours des infortunés.
(Si
A4
Un moyen de remédier à de fi grands
maux qui troublent depuis long-temps
iTGouveniemGnt de la République Fran-
ce, pôurroît être, fansdoute, d'étabür
|s a&s d'humanité, fous le nom de
Sociétés Admi-
Orateurs induMeux miffent en œuvre
toutes travaux de l'indigence pour les
employer à fon profit. .ou le citoyen
honnête & fans fortune feroit féparé des
vagabonds, filoux, ou gens atteints.d'une
dépravation prouvée ou la mère indigente,
& la fille vertueufe ne feroient pas con-
fondues avec ces.ipefiaUries perfides, qui
volent ^corrompent çk empoifonnent nos
jeunes gens fous le faux attrait des
Pl^Sce t^'eft pas aSz de nourrir trifle-
ment l'indigence honnête il faut lui ap-
prendre à travailler elle-même, pour la-
tisfajre fes befoins. Il exifte un moyen plus
certain & plus convenable a la liberté ma-
ieftueufe d'uri peuple libre, de prévenir
t'indigence. &.de détruire la mendicité.
C'eftfétabliflèment des Sociétés civiques
connues en EcoHe, & en Angleterre, fous le
nom de Sociétés fraternelles, d'un;on, de
concorde ,&lc. s'a
Elles font composes 'de 60. »o.
( 6)
ou too artîfans fouvent de même pro-
feflîon & du même fexe. réunis en fociété
foue des règle mens particuliers. Ils -mettent
cinq ou ftx fois par Semaine dans la bourfe
commune à la fin de fannée il en ré-
fuite un fonds qui, groffi par de légères
amende, devient fuffifant pour fournir
conftamment vingt fols par jour, des foins
fraternels, & beaucoup de douceurs à ceux
d'entre eux qui tombent malades, qui de-
viennent aveugles ou effropiés par divers
accidens inévitables, :ou qui font atteints
des infirmités de la vieiHeflè. En voyageant
en Angleterre j'ai foigneufement recueilli
les règlemens qui m'ont paru les plus
fages,& j'espère en publier bientôt, dans
lefquels les principes d'une douce moralité
obligent les âfïbeiés à devenir des citoyens
vertueux, en les éloignant du crime, par
la certitude de n'être plus miférabfes, &
de n'avoir jamais befoin d'un coup de dé-
Les foix fages, pour n'avoir pas à punir,
•doivent prévenfr lès crimes de l'f fldig0nce
& favorifer tout ce qui peut contribuer a
foti foolagement. Par ces moyens d'huma-
nité nous conferverionsa la République
un nombre confidérabIe de citoyens qui
font- bannis flétris, mutilés ou frappés
(7)
d'une mort ignominieufe dans pleurs
Cités; une nation qui adonnée des loix
remédier à la trifte htuation de tant d in-
fortutoés, qui déchirent fon fein tandis
qu'on peut les arracher au crime & les
rendre utiles àla profpërué nationale.
SepSitrionale,^ font déjà diftmguecs par
d'humanité de ce genre
en faveur des daffes peu fortunées de W
fociété. Elks y emptoyent anttuelfement
des fommes très confiderables 6c les
Français n'ont pas encore pourvu à leurs
Leurs âmes libres & gé-
'néreufes n'ont presque rien fait pour pro-
téger l'indigence, prévenir le crime, ml-
pirer du travat des lumières, de
cette heureufe paix qui fait profpérer 1 m-
duârîe de toute nation libre & commer-
ce. Heureufe induftrie qui enrichit les
Lions, offre a tous les individus une
exüfence ucile arrache les infortunés au
crime, & allure la paix des Gouverne-
mens O vertueux Républicain fi tu chéris
fincèrernent ta Patrie, viens aux fecours
des pères indigens qui ne peuvent que
troubler ton repos par leurs gemiilemens,
leurs douleurs & leurs crimes
La plupart des afyles Français, deftinés
k fecourir la vieillefTe ou les maladies,
offrent plutbé des antres de férocités que
des fecours humains. Leur adminiftration
vicieufe & barbare, emploie des moyens
rigoureux qui abrutiffent ï'ame & -lui
otent toute fon énergie. J'ai vu, dans une
maifon de travail une jeune femme telle-1
ment abrutie par les traitemens ordinaires
de cet afyfe qu'elle avoit perdu totale-
ment la mémoire, au point d'oublier le
nom de fes parens le lieu de fa naiflknee,
& le nom du dernier maître quelle avoît
fervi. Elle étoit tombée dans un état total
de cupidité; trîfte bonheur des malheu-
reux, qui juftifie cette pensée d'Horâeé:
Quand Jupiter condaïnne un homme à l'ef
élevage, il lui ôte h moitié de fon {(prit.,
Ainfi, l'homme avili par d'indignes' ri-
gueurs, accablé de duretés, de févérités &
d'outrages, perd par dégrés toute fa fehfl-
bilité la reconnouTance s'éteint à Pafpeâ
des bourreaux qui tourmentent fon exif-
tence. Une condition auffi déplorable fait
gémir tous les cœurs honnêtes, qui en font
témoins, Au lieu de ces trakemens bar-
bares, je défirerois que les porccs de l'efpé-
rance ne fuffent jamais fermées h l'indigence
honnête que les enfans y fuiTent careffés,
(9)
euttivés par cette inttrudion douce & ci-
S? qui enflammât leurs âmes du defir
S un jour^ utiles a leur chère patrie.
Je oudroi enfin qu'au lieu de les traiter
avec cette infamie, qui révolte la nature
l'humanité & la raifon, on les portât au
bien avec cette aménité touchante qui
les ramène les attache & foumet très-
{ouvertes efprits les plus intraitables.
Mais,cherchons à purifier les fources de
tous nos maux les mœurs & les vertus
civiques, font les, premiers fondemens de
toute République,- fans'elles, nos plus fages
inftitutions doivent, s'écrouler avec elles,
elies doivent s'élever au plus haut degré de
profpérité.
tombèrent en décadence & furent dé-
truites, dès que te luxe afiatiquey la mo-
leffe, & les vices en'bfcnnirent les moeurs
autre, & que les impoftures facerdota-
les& féodales, prirent. la, ,place des vertus
civiques. r ̃"̃ r
Ces mœurs & ces vertus civiques, font
les fruits d'une éducation fagement com-
binée fans cette inflruftion nationale
i'hômme fauvage vit féroce, & meure
couvert de crimes.,
Des fages inUruftions, où l'enfance peu
fortunée, recevroit des alimcns des. lu-
(10)
mières des vétemens, & l'inflrudion &
mener utile font fans contredit « £
moyens les plus propres à réformerfet
vices d'une République naiflante
Ain.fi, faire le bien de cette clafle™
fortunée, c'eft travailler au bonhe^Ô
Patrie, à Ia sûreté des citoyens &àfc
tranquillité du Gouvernement jpewlltte
même du fein de ces afyles de i'iuunaai^
éclairée, fortironc encore ces grands^
nies, deflinés à inftruire les nations
répandre la félicité fur. la terre.
Si je parlois au politique, je lui dirois.1
deux des plus grands légiflateurs de h
terre, furen Iesenfans de I'infortune, & da
Jeiom. J. Jaques Roujfeau, pauvre, reçu
& repouffé d'un ou foa
ame libre étoit avilie; fut accueilli par Phono
nête Vicaire Savoyard, qui l'infiruifitavec
douceur en partageant avec lui fon pain,
à peine fuffifant pour ;deux.; tel fbtl'auftur
célébre du Contrat Social, où ies deux le
milphères ont puifé leurs loix les plus fa-
ges, 0 -Le vertueux B* Franklin, garçon
Imprimeur, h Philadelphie,
prefqu abandonné des tiens, mais inflruit
& folidement vertueux, ne pofled oit qu'un
(̃»)
tU aimes ton or, tes poffeffions, & ta vu.
foo^rmfortunéqmn'arxen £*aàs
lui^ne main» fecourable de peur, que la
mKère&Ia faim, ne l'excitent à t'ôter la
vie pour voler ton or.
ou aux hommes d'état; je leur ui pour-
voy^afindigence & à Enfance délace
pour. qu'elles refpedent vos lobe, <^<\™
votre gouvernement foie tranquille.
Quelques inftitutions d'orphelins pren-
ne^ddes enfans, ,u fqu'au tems fcule-
ment où ils peuvent entrer en W1^"
fagechez un makre, en qualité détaxe
apVentif^uoiquecesmakresfoientcho
avec difc rnerrient, & payés pour les ml*
traire, j?ai été témoin du
appefantilfoient fur eux xtfcs pauvres/ è*
fan* battus,
Ieur<ttaKjS&
gwt, leur courage fes abandonne;
moment de rigueur, ifs quietenc 1
neiic jmendians voleurs, affaffinsj* ou^
F«n^ts de ces tripots de frrppns M-
«eu^ exiflence ils-
par 6 enrôler dans les fociétés de
accoutum. ésau crime par
Dra.ns prefque toutes les
™i nombre de filous &xhevafa<Pb
duiirie,
avec^Çcunté
&.Ieurs foeiétés
«yport«
raifon
d'une
eltla fou rée
iceleracs.
•(î3)
délaiffée, dont
crime s'empare avec tant
plus prompt de rompre
un afyle honnête, des
ïWfccours d'exiftencs, à cette fouled in-
fortunéi enfans .ttu befoin, de ne les
lorfque par
en état de fuffire totalement à
travail, coûtera, beaucoup
mimque toutes celles qui ont déjà e^lité
nombre deta-
genre, fat recueil*
iKmayetis qui m'ont paru les plus pro-
îa majeure
des
foffira aux beïoms de tous» Un

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