//img.uscri.be/pth/656082fe0364a25ff3d571ac9934a4761651b777
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Inauguration de la statue de Pierre l'Hermite (29 juin 1854), vers lus à l'occasion de cette solennité par M. A. Breuil,...

De
14 pages
impr. de Duval et Herment (Amiens). 1854. In-8° , 14 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

INAUGURATION
DE LA STATUE
DE
PIERRE L HERM1TE.
(39 Juin 1S54.)
VERS LUS,A L'OCCASION DE CETTE SOLENNITÉ
Par M.' A. BREUIL,
Membre de la Société des Antiquaires de Picardie.
AOTIJEWS,
IMPRIMERIE DE. DOTAL ET HERMENT, PLACE PÉRIGORD, Ô.
A8^.
INAUGURATION
DE LA STATUE /DÉPÔTJ^A^
I r Somme
DE
1854
PIERRE I IILIUII1Ï.
(S9 Juin 1854.)
VERS LUS A L'OCCASION DE CETTE SOLENNITE
XQUE^X Par M.' A. BREUIL,
'&*. ^Mçmbre.Qe la Société des Antiquaires de Picardie.
\>
■i-M.'S •'£»?
AMIE1VS,
IMPRIMERIE DE DlIVAL ET HERMENT, PLACE PÉRIGORD, 5.
) +
V
J2-
J/5/t
PIERRE L'HERMITE.
Il solitario
Del gran passagio autor primiero.
TASSO , la Gerusalemme liberata, canto primo.
L'Orient a subi la loi du faux prophète :
Les Turcs, ces cavaliers de leurs déserts sortis,
Par l'espoir du butin au Coran convertis,
Marchent de conquête en conquête.
Habiles seulement à détruire, à piller,
Vers un but généreux nul instinct ne les guide;
Leur peuple armé ressemble à ce torrent rapide
Qui ne couvre le sol que pour le dépouiller.
_ 4 —
Tous les lieux illustrés dans la chrétienne histoire,
Des rives de l'Euphrate aux bords de l'Hellespont,
Du sabre envahisseur ont éprouvé l'affront:
Le Croissant a terni leur gloire.
Antioche, qui nomma Saint-Pierre son pasteur,
Sous le joug d'un émir frémit et se désole ;
Nicée, où de la foi naquit le grand symbole,
Récite les versets du Coran imposteur.
Comment peindre les maux de cette Terre-Sainte
Où tant de souvenirs excitent la ferveur,
Où les plaines, les monts, proclamant le Sauveur,
De tous ses pas gardent l'empreinte!
Des chefs ont divisé le pays par lambeau ;
Un d'eux les surpassait en cruauté sauvage ;
Ce fut Jérusalem qu'il prit pour son partage
Un brigand s'est du Christ adjugé le tombeau ! !
Lorsqu'il se dirigeait vers ce tombeau sublime,
On voyait autrefois le pieux pèlerin,
Secouru, respecté, béni sur son chemin,
Entrer librement dans Solyme;
De l*humble Bethléem au Thabor radieux,
Nul péril n'arrêtait sa marche recueillie ;
Enfin, portant la palme à Jéricho cueillie,
Dans son pays natal il revenait joyeux.
— s —
Mais maintenant sa route est inhospitalière ;
L'ennemi des chrétiens y semant le danger,
S'embusque pour piller, mutiler, égorger
Les voyageurs de la prière ;
Si quelque homme intrépide au but est parvenu,
S'il a, par un miracle, atteint la ville sainte,
Il ne peut qu'à prix d'or s'en faire ouvrir l'enceinte:
Jérusalem se ferme au chrétien pauvre et nu.
Avec cet or, hélas !. sait-on ce qu'il achète
Le pèlerin heureux qu'un ange avait sauvé?
C'est l'injure et l'outrage et le glaive levé
A chaque moment sur sa tête!
Il verra les autels profanés, abattus,
Les prêtres qu'un barbare arrache au sanctuaire;.
Il subira peut-être enfin sur le Calvaire
Un supplice plus lent que celui de Jésus!
Un pèlerin, un moine, enfant de notre ville,
De ses frères chrétiens a senti les douleurs,
Son coeur est déchiré, ses yeux versent des pleurs
Dans un désespoir inutile.
Un soir, près du Sépulcre il prie à deux genoux
Ce moine, ancien soldat que tant de honte irrite ;
« 0 vous qui confondiez l'impie Amalécite,
» Seigneur, Seigneur, dit-il, ayez pitié de nous l