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L'Art d'apprendre à lire en chantant, ou Nouvelle méthode de lecture en vingt-quatre... leçons, suivies du premier livre de "Télémaque"... par M. Gavoy,...

De
58 pages
Roy-Terry (Paris). 1830. In-8° oblong, II-52 p..
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IL'UmïT
DAPPRENDRE A IIRE EN CHANTANT.
NOUVELLE MÉTHODE DE LECTURE
AU MOYEN DE LAQUELLR
L ELEVE LIT COURAMMENT DÈS LE PREMIER JOUR.,
ET
Où toutes 1rs difficultés be notre Can^uf sont pr&ttitfa* graduellement
EN VINGT-QUATRE PETITES LEÇONS,
SUIVIE DU
(~ Y
aw, tnayue
P(V(i g(Wo.
ql'a~t, Q #9 "q" 0, -
Profeaseur de Belles-Lettres, auteur de plusieurs ouvrages sur l'Education.
PARIS,
ROY-TERRY, LIBRAffiE.É)'B'EUR, PALAIS ROYAL, GALERIE DE VALOIS, N° i85.
-+ -
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D'APPRENDRE A LIRE EN CHANTANT,
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ou
NOUVELLE MÉTHODE DE LECTURE,
AU MOYEN DE LAQUELLE
L ELEVE LIT COURAMMENT DES LE PREMIER JOUR,
ET
Où toutes 1rs difficultés fa notrt £ailette sont yxfamXtts graftuilUment
EN VINGT-QUATRE PETITES LEÇONS,
SUIVIES DO
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/J5e)lær tilJ} c/e r¿;t;;lzattte/
Çtv/c EXPLICATION A L'USAGE DE CEUX QUI VEULENT APPLIQUER LA METHODE JACOTOT.
p(X,l) G/llf). Cj OVO 1J j
1 roresseur de Belles-Lettres , auteur de plusieurs ouvrages sur lYducation , et le premier qui approuvé le grand avantage
qu'on retire de l'application du chant a renseignement élémentaire.
PAtUS,
ROY-TERRY, LIBRAIRE-ÉDITEUR, PAL/JS-KOTAL , GALERIE DE VALOIS, N° 185.
1050,
Cette Méthode est en pleine activité, rue Neuve de Berri, n° 13 (Champs-Élysées,) où chacun peut
venir prendre connaissance de ses grands avantages.
PRÉFACE.
CELUI qui fera usage de cet Alphabet se convaincra :
il' Que l'élève lit couramment dès la première leçon;
2° Que les difficultés sont présentées graduellement;
3° Qu'un jour suffit pour chaque leçon ;
4° Que cet Alphabet présente l'orthographe de tous les sons de notre langue;
5° Que tout l'ouvrage est un petit Traité de morale ;
6° Enfin, que toutes les leçons peuvent servir de dictée d'orthographe pour les commençans.
Pourquoi, ma-t-on dit, riavez-vous pas composé vos leçons de phrases simples à la portée des
en/ans ?
Parce que cela n'est pas nécessaire : je vais plus loin, je dis que ce serait un défaut. Or, quel est le
but d'un Alphabet, c'est sans doute d'enseigner à l'élève de quelles lettres chaque son est composé?
Et qu'arrive-t-il toujours quand vous faites lire à un enfant une phrase simple, c'est qu'il la retient
par cœur avant d'avoir eu le temps de distinguer les lettres dont sont composés les mots qu'il vient
d'apprendre.
Le but serait donc manqué? Et pourquoi, au reste, ne pas profiter de la facilité qu'ont les enfans
d'apprendre, pour leur meubler la tète de plusieurs mots dont ils seront obligés de faire un grand
usage dans la suite ?
AUX MAITRES.
1 ° Faites chanter : a e i o u, a e iou, a e iou, jusqu'à ce que vos élèves aient ces sons dans la tête.
2° Montrez-leur ensuite le caractère qui représente chaque son en particulier, jusqu'à ce qu'ils le
reconnaissent.
3° Passez aux trois lettres qui sont sur le côté, et chantez avec eux : be ce le, be ce le, et faites
comme ci-dessus, jusqu'à ce qu'ils sachent les distinguer les unes des autres.
4° Dites-leur que quand le marteau b tombe sur le tambour a, il en sort le son ba, sur i, bi, sur
o, bo, etc.; faites de même pour les autres. En les amusant, vous les instruirez : c'est le bon moyen
de réussir.
A la rigueur, il n'est pas nécessaire qu'ils connaissent le nom des marteaux ou consonnes ; il suffit
qu'ils sachent le son qu'ils produisent en frappant.
Vous voyez qu'avec les lettres qui sont sur le côté et celles qui sont en tête, on a toujours à sa dis-
position l'ancien syllabé; on le trouve encore dans les premières lignes de chaque leçon , avec l'avan-
tage inappréciable de forcer l'élève à chercher la syllabe, et à ne jamais lire par routine.
— 1 —
1
tPftUtitft jfrçmt.
-: *
! (Tambours,) a e 1 o u
b ba le bi be bi le bo bo bu.
c cacao ce ci co co eu be.
1 la ca le la li ce lo be lu ce.
EXERCICE.
île de eu ba, le ci li ce, le ca li ce, la bi le,
lo ca le, bu ba le, la ca ba le, la bi a le, la ba-
bi o le, eu eu ba le.
-2-
jQntjrihtw frctiii.
a é i ou
d da da de di a co do do du o.
f fa fé eu le fi fo lie fu ca.
g ga ge gi go1 gu gui de gai.
j ja co je jo li ju ge ju bi lé.
EXERCICE.
b - bo ca ge joli, la juju be, la lice a la
c gale, lu ce a la lo ge du do ge, il a du
1 ca fé, il a du bo ho à la fa ce, cé ci le a
f la loge du ca le, le joli da da du diaco.
— 5
l'oi£;i£m£ ftnnt.
aèiyouée
m ma me nu mi di mo de mu le.
n na ge ne ni ce 110 me nu.
p pa pa pi pe po pe pu ce.
qu qua que qui quo te qu'il,
r ra bal ri re ro be ru ra le.
EXERCICE.
b papa dî ne ra ici. Caro line a
c une jo lie ro be de gaze, ce ci le ira
d à l'éco le à midi, u ne pu ce me
f pique à la fi gu re. le bénéfice du
g eu ré. ma mè re i ra à la cé ré mo nie
du jubilé. le pape y sera. le curé rira
de célina, qui fera une malice à mo-
ni que. la nièce de lu ce fera le mé na ge
de madame léoni. lucas a la malice de
di re que le eu ré me mé na ge.
-4-
(![\uatrième fecon.
aeéèeiou
ç s sa le se mé si re so le su ce.
t tapi te te tige toge tu be.
v va ve lu vi ce vo te vue.
x fi xa fi xe fi xi té pa xo xu.
z. za ni zé ro zi za nie zo é zu.
h * ha hé hi le hô te hu re oh.
EXERCICE.
m le joli site de la si ci le a été
u ravagé, papa a vu à rome la
p ti a re du pa pe pic six. fé li cie te
r donnera une joli6 to paze. la ri-
f va le d'à dé laide sera punic de
sa ma lice, la docilité de maria fera
la félicité de sa mè re. le sa ge évite
la co lère, ma dame lu ce fête la nati-
vité de marie.
* It Cette lettre est une paresseuse qui ne fait rien.
— a —
Cinquième ferait.
z z z z
s va ze rci se ro se ru se.
a e i j o u
ch chape chéri chine chose fichu.
gn gagna gagne mé gniC gno gnu.
t tli a tha lie thé thi tho maS thuya.
f pli pha re co ri phée pho que pliy si que phu.
qu k ka li mo ka ma ki ni ko po li ku bo.
EXERCICE.
se la philosophé me sera utile, ma
t chè re ami% ta che mi se sa le me cho que.
v tu me di ra' si thé o phi le é tu die sa phi-
x losophi6, sa rhétorique, sa physique.
z théodoie étudiera la chi mi*, je li9 la
so mme de thé o lo gie de st tho ma', qui me
do nne la colique, si tu ne chuchote' pa', si
tu ne chi ca ne pa9, la société te ché ri ra.
athanase n'ignore pa9 la mythologi0 ni la phy-
si o lo gie. é tu die la phi lo so phie de py tha go re.
— 6 —
J&mhne JTrcon.
aeloueeey
bl bla sé blé cha blis blo que blu te ric.
cl cla que ba clé cligne cloche cluse.
il ra fia ra fié a ffli gé flo re flû te.
gl glace glèbe glisse globe glu.
pl place pie i a de pli diplôme plume.
EXERCICE.
ch
th
qu
e
k
le mi se ra ble gla ne le blé. pla ci de
glisse sur la glace, thé o dore bâcle une
thèse de théologi6 comme qui bâcle une
pa ge de thè me. Tho mme bla se n'a plu'
de félicité ici ba9. papa me donnera du
café mo ka. à cu ba il n'y a pas de cacao, mo-
ni que , que tu a' qua li fi ée de bê te, ne te do-
nne ra pa9 de chocola'. le philosophe a thé"
nie la divinité : sa mo ra le déplorable me
cho que, me glace.
— 7 —
Septième Cmut.
aeiouéèêy
è et aelOueeey
br bra ve sa bre bri que bro che bru ne. f
cr cra che crè ve cri cro que cru. #
dr dra pe la dre ma drid drô le dru.
fr phrase fi fre a fri que fromage fru gale.
EXERCICÊ.
1)1 la cra pu le abruti1 lame la plu' no ble.
c\ le néophyte trop crédule ne sera pa' plu'
a sage que le philosophe a thée. l'homme
gl frivole se pare de breloque'. la créature
pi qui a une table frugale n'use pas de dro-
gue. ma me re m'a do nné une bri o che, une
cro qui gno le, une dragée et du fro ma ge à la
crê me. la mi sè re du ri che a va re cho que et
ré pu gne. le bra mi ne sa ge mè ne une vie fru-
ga le.
-8-
IJuitthue Crçon.
aéioueèêj
é et
gr grâce grêlé grive gro' gruge.,
pr pra me pré prie prô ne pru de pru ne.
tr trace âtre trio trône truffe.
vr livra livre vrille ivrogne vru.
EXERCICE.
br je te déclare que le fluide magnétique
cr pénètre la plaque la plu' dure. ce drôle
dr de thé o phi le gru ge notre curé, ce druide
fr a u ne va che, u ne chè vre, u ne bre bis et u ne
gr chatte, il m'a livré quatre Ii vre de fro-
ma ge de bric et u ne li vre de gru y è re. ce prê tre
m'a gra ti fi é d'une très-joli6 gravure, socrate a
été le plu' sage philosophe de la grè ce. la mo-
rale de jé suS fera ma félicité, ma chère célina,
ta té mé ri té se ra pu nie.
-9-
a
ntuvièmt fram.
PREMIÈRE RÈGLE.
e eu eux œu ceux eut ent eues.
oi jeu peux œuvre y ceux il peut ils peuvent qu eues. eur
le feu roi fut sa ge et h eu reux.
ce boi teux pieu re u ne meu le de blé que le
feu a con su mée.
je Y eux que no tre ne veu é tu die mi eux la gé o-
ra phie et la morale.
voilà deux fa ffiellX preux que le peu pIe pla-
cera parmi ceux qui ho no rent la chevalerie.
l'ho m me matinez/o? ne peut pas être mal heu-
reux.
DEUXIÈME RÈGLE.
ès ces des les mes ses tes.
ces pro cès. des lé preux. tes cheveux.
les hé breux fu rent très-gé né reux. ma sœur *
a le bœuf-gras. mes vœux furent ceux de ces
brave' religieux, mes neveux ignorent ces
œuvres d'iniquité, l'homme peureux sera
mal heureux.
* r se prononce toujours au milieu et à la fin des mots.
— 10 —
wixihtte Crçcm.
DEUXIÈME HEGLE.
o au aux eau eaux aut os ots aud.
aube Xaux veau cop eaux mut dos rnots chaud.
les homme8 s'ha bituent aux travaux les plus
pé ni ble.
je vis à la mé na gerie du roi des agneaux, des
vaches, des chevaux, des chèvres, des cha-
111 eaux, et d'au tres a ni mau.l.' trt's-be«w*r.
la vue de ce beau clià teau, de ces co teaux et
de ces canaux, ravira les êtres les plus sots.
ce ca deau vaut deux réaux.
i sa beau a vu aux bro tteaux de très-beaux
che vr eaux et des a gn eaux attachés à des ro-
seaux.
la mè re de la plu part des pauvres fut et se ra
l'oi si veté.
dieu a di' : je veux que l'homme irréligieux
soit malheureux, et que le faux dévot soit la
proie de mi lie maux.
— Il —
(Omirmr IVrcn.
QUATRIÈME RÈGLE.
ou oue oup ous ou X out ouent.
joujou boue loup vous doux tout ils jouent.
ce cou cou ne vaut pas deux sous.
il faut être fou pour croi re aux loups-ga TOUT.
pa pa, le sa pa jOli a ca ssé le licou, et il court
a près tou tou.
notre ma tou et le hibow jouent tau jours ou
courent après les sou ris.
si vous êtes doux et sa ge, ma sœur vous do-
nnera des jou joux pour sa fête.
je ne loue pas ces fous qui jouent avec des loups
et des ours; je les trouve beau coup trop coura-
geux.
je désavoue ce bourra de neveu qui roue sa
fem me de coups.
dès l'au be du jour ces coteaux se couvrent de
troll peaux de bœufs, de jeunes taureaux, de
brebis et d'a gneaux, qui sautent au tour de
leur mère.
ne te décourage pas, il y a remè de à tout.
- 12 —
Bmtjthne (tCOlt.
CINQUIÈME RÈGLE.
è ei ai est ets ais oit aient ex.
pei ne amie est mets mais il aimait ils aimaient.
papa aimait beaucoup la paix et la retraite ;
le 1 ait était le mets qu'il pré fé rait; et ses wais
délices étaient le minaret qui est au bout du
bos quet *; il n'a 11 ait jamaiv au pa lais, et di sait
que les pro cès ga gnés é taient de vrais mal heurs.
ma mère nous sou hai tait trois choses : l'a-
mour de dieu et de la vérité, la haine des pro-
cès et des pro jets té méraires, et sur tout le goût
des mœurs et des mets rus ti ques.
ce faux dévot faisait le mal et priait dieu de
le secourir: sup po sait-il que dieu l'écoute tait
et rem pli rait ses sou haits ? ignorât-il que l'êr-
tre qui aide à faire le mal est aussi coupable
que ce lui qui le fait? le mal heureux qui a y ait
écouté jésu9 se re ti rait à moitié soulagé de
ses maux, et bénissais même dieu de sa mi-
sè re.
* s dans l'intérieur du mot se prononce, mais jamais à la fin.
- 13-
Cm?ihu £ Cmm,
SIXIÈME RÈGLE.
air er prononcez èr.
ver ge mer le éther hiver fer serré ver be.
notre ma gis ter nous disait hier que le fier
jupiter gouvernait l'univers, et le curé a sou-
tenu au jourd'hui que dieu avait fait la terre et
la mer, et qu'il gouvernait tout : que jupiter,
et même lu ci fer, lui étaient aussi soumis que
le ver qui vit sous l'her be : il y a là u ne erreur
qui bouleverse mes idées.
pour l'homme su per be et voluptueux, le
terme de la vie doit être a mer.
SEPTIÈME RÈGLE.
el elle ette ec prononcez èl èlle ètte èc.
abel belle cette avec qu'el qu'elle dette
cet ermitage était occupé par une vertueuse
personne, qui nourrissait et hébergeait tous
les mal heureux qui s'a dressaient à elle; je l'ai
vue au fort de l'hiver parcourir cette terre dé-
serte pour chercher à dé cou vrir les ho mmes qui
j'é taient perdus.
le mérite per son neZ ne se tire pas des bos-
quets, des gué rets, des forêts et des ob jets su-
perbes; mais des faits et des vertus prati-
quées.
— 14-
uahw,itmf Írfon.
p
RÉCAPITULATION.
1. l'homme vertueux et sa ge é vi te de faire ce
qui peut déplaire à la divinité.
2. notre maître punira l'élève qui aura fait
du bruit, ou qui n'aura pas fait le thème que
le pro fes seur nous a donné.
3. Ne te dé ses pè re pas, il y a re me de à tout :
si l'homme te refuse des honneurs sur cette
pauvre terre, le seigneur te réserve une cou-
ronne pour une éternité : il est une autre pa-
trie où toute peine recevra le salaire qu'elle
mé ri te.
A. sois doux et ho nnê te pour tous les ho mmes ;
fais ce que tu dois, et dis la vérité à quel que prix
que ce soit.
5. té lé ma que ne cherchait pas l'ami qui le
louait, mais ce lui qui l'avertissait de ses fautes.
6. fais aux autres ce que tu voudrais que les
autres fissent pour toi, s'ils étaient à ta place,
et rappelle-toi le proverbe qui dit : à qui veut
mal, mal arri ve.
7. celle qui n'aime que soi ne mérite pas
d'être aimée des autres, quelle que soit votre
fortune, vous n'êtes qu'une créature pétrie de
boue, comme le ver qui se traîne sous l'her be.
— 18 —
(Elumjihne Ceron.
HUITIÈME RÈGLE.
é ai er et ez eff eee.
je serai céùer et efforcez ec clé sias tique.
écouta le sa ge philosophe, et tachez de pro-
fiter de ses avis; ne faites pas comme l'être lé-
ger qui dit : je se rai sa ge et vertueux, je lirai,
j'écrirai, j'étudierai, je ne parlerai pas, et qui
oublie à la minute toutes ses promesses, pour
vous qui voulez devenir habiles, examines
ceux qui réussissent, et efforcez vous de les
imiter.
ne par lez pas, lisez, étudiez, écrives, mé-
ditez, réfléchisses; ne vous découragez plus;
si vous n'aves pas réussi le premier jour, es pé-
rez que vous se rez plus heureux, re prenes votre
ouvrage, et faites de nouveaux efforts.
obéisses au premier mot. évites de vous dé-
chirer, de vous salir, de tracasseries autres,
et de murmurer si votre maître vous punit.
a dores dieu, chérisses votre père et votre
mère, aimes votre patrie et votre roi, res pec-
tez vos su périeurs, obéisses aux lois civiles et
ec clé sias ti ques, par ta gez vo tre nou rri tu re avec
les pauvres, ne juges pas les autres, et le sei-
gneur vous bénira.
— 1G —
£Jti?iftUt (tfont
NEUVIÈME RÈGLE.
an am en cm * ans ens ant ent emps.
an ge «m pie encre emplir s ans gens cé dant moment temps.
un en fant qui aime le chan ge ment ne donne
pas de gran des es pérances : car pen dant qu'il
commence cent choses, il n'a pas le temps d'en
fi nir u ne : ce pen dant il se fau sse le j u ge ment
et se croit savant, quand il n'est qu'un ignorant
ou qu'un pé dant.
l'enfant pru dent est ce lui qui ne fait que ce
que ses ten dres pa rens veulent; qui leur est en-
tiè re ment soumis : eux seuls peuvent décou-
vrir nos penchans, et juger si nous so mmes nés
pour être arti sans, marchands ou a gens de
chan ge.
en naissant, l'en fant por te un penchant pour
telle partie; c'est aux parens à le découvrir et à
le développer, si mal heureusement vous chan-
gez les vues du tout-puissant, l'en fant ne perd
pas seu lement le temps y mais il perd les ta lens
naturels qu'il avait reçus de la nature, et rare-
ment il échappe aux vices.
notre devoir est d'être vigilans et prudens,
et d'entourer nos en fans de sa gesse et de
vertu.
* Excepté : Item, Bethléem, Jérusalem, requiem; et amen, Éden, examen, hymen, etc.j et autres tirés de l'hébreu et
du latin.
-17 —
3
jDijr-srptihnr £ Vçon.
DIXIÈME RÈGLE.
in im inl iogts en ain aim ein eing *
fin im per il vint vingt bien bain faim plein seing.
on om
l'an trois-cent-vingt-cinq cons tan tm-le-grand
trans fé ra le sié ge de l'em pi re ro nlain à
by san ce, appelée depuis constantinople.
tous les historiens sont convaineus que ce
prmee fît une grande faute en a ban donnant
rome; mais il en fit une plus gran de en parta-
geant l'em pire entre ses en fans.
cons tan tin l'aî né et son frère cadet mouru-
rent assassinés, et constance, le plus jeune,
régna gouverné par des femmes.
\u\ien, son successeur, qu'on a surnommé
l'apostat, fut tué en combattant contre les
perses, deux ans après son avènement à l'em-
pire.
jo vien ne fit que paraître; on le trouva mort
dans son lit, étouffé par la va peur du char bon
qu'on avait allumé dans sa cham bre.
en fin valentinie/i, em preur d'oc ci dent, et
son frère valens, empereur d'orient, résistèrent
avec bien de la peine aux barbares; ce dernier
même succomba à leurs attaques, en mourant
il laissa le trône à théo do se-le-grand, qui se
soumit à une pénitence publique que lui im-
posa saint am broi se.
* a et e devant in, im, ne se prononcent pas.