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L'espagnol reconnaissant

8 pages
impr. de J.-M. Corne (Toulouse). 1824. 8 p. ; in-8.
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L'ESPAGNOL
^CONNAISSANT.
e (-
Mfbspiera, que mes paroles soient écrites
avèfrWÉfldractères ineffaçables ? crui me donnera.
1 s
qu'elles soient tracées dans un livre éternel, pour
servir de mémoire à toute la postérité jusqu'à la
nn <tes temps , ou qu'elles soient gravées sur une
lame de plomb avec une plume de fer , ou sur la
pierre avec le ciseau, pour pouvoir conserver mes
semtimens aux générations futures jusqu'à la con.
sommation des siècles ? Je voudrais bien faire con-
naître ma reconnaissance par-tout où le soleil et
la lune répandent leur lumière, pour tous les bien-
faits dont mes concitoyens et moi avons été comblés
dans ce royaume si charitable et si civilisé ? ou
plutôt je Voudrais publier depuis l'orient jusqu'à
l'occident > et aux quatre parties de la terre, l'hospi-
talité , la compassion, et toutes les œuvres de la
charité la plus délicate qu'ont éprouvés tous les
Espagnols réfugiés pendant leur séjour dans la
ville de Foix, capitale du département de l'Ariége.
Je ne sais par ©u commencer le récit de tant de
bienfaits. Mes yeux baignés de larmes, ma langue
balbutiait saas pouvoir s'exprimer, mon cœur pal-
pitant , ne trouvent pas d'expressions dignes d'un
( 2 )
héroïsme pareil. De quelque côté que je porte mes
regards, je ne trouve que motifs ide la plus tendre
admiration. Si je considère la préfecture, et ses tel-
bunaux ou secrétaires, je suis étonné de l'accueil
affectueux avec lequel ont été reçus tous les Espa-
gnols. En effet, M. le préfet, M. Sapia, M.Martelli,
M. de Seré le maire, M. Sabatier , seront toujours
chers à tous les'çœurs espagnols , et dignes de la
bienveillance de leur roi.
Si j'étends ma vue sur les habitans de Foix, je
ne vois que le plus sincère désintéressement, et je
rie vois que des hôtes charitables occupes, comme
Abraham, à préparer dans leurs maisons la nourri-
ture nécessaire pour rétablir lès corps languissans
et à demi -morts de tant de victimes de leur amour
pour la religion et leur roi, qui défendirent avec
une opiniâtreté digne d'admiration , et Fautel et le
trône.
Si je porte un instant mon attention sur le beau
sexe, j'observe la plus tendre charité , et une cha-
rité sans pornes. L'histoire ne peut pas fournir des
exemples plus touchàns. Les femmes les plus âgées,
les demoiselles les plus jeunes et les plus délicates,
coururent à l'envi offrir et donner leur secours à
des frères malheureux. Ni leur âge, ni la délica-
tesse de leur sexe , ni leur rang , ni le regard d'é-
trangers, ainsi que ni la misère, ni l'état pitoyable,
ni les vêtemens déchirés pleins de haillons rebu-
butans qui exhalaient encore une odeur presque

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