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PAR A. DEBAY.
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mwrMerie DE DECOURCHANT,
RUE d'erfurth, N. 1, PRÈS l'abbàt-e!^|s,
1
1828 .-.
DE LÉONIDAS
A Fabvier.
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Ode
Au milieu d'un banquet, sous le riant ombrage
Des champs Elysiens, un jour Léonidas,
Le front ceint d'un laurier, symbole du courage,
Versait, en souriant, un merveilleux breuvage
A ses vaillans soldats.
Les heureux habitans de ces charmans asiles
Entouraient à l'ènvi ces superbes vainqueurs,
Et déplorant tout bas leurs efforts inutiles,
Chacun d'eux se disait: Ce sont des Thermopyles
Les braves défenseurs. »
4 L'OMBRE DE LÉONIDAS
« Buvez, amis, buvez la céleste ambroisie,
Et faites éclater un belliqueux transport;
Les Dieux ont réservé cette liqueur chérie
A ceux qui, pour sauver l'honneur et la patrie,
Ont su braver la mort. »
Mais des cris sont partis des rives du Cocyte.
A ces accens de deuil le banquet est troublé.
Léonidas se lève, il s'émeut et s'agite :
Pour la première fois, d'une terreur subite,
Les trois cents ont tremblé !
Aux armes ! fiers enfans de Mars et de Bellone,
Du glaive meurtrier armez, armez vos bras!
Vos lâches ennemis, que le succès couronne,
Promènent dans Alhène et dans Lacédémone
Les feux et le trépas.
A la voix de son chef chacun a pris les armes,
Roulant autour de soi des yeux étincelans ;
Quand paraissent soudain, en ces momens d alarmes,
Leurs frères malheureux, baignés d'amères larmes,
Déchirés et sanglans.
Le héros spartiate en gémissant s'écrie :
u Qu'est-il donc arrivé ? Dieux ! de nouveaux malheurs
Auraient-ils affligé notre belle patrie?
Eprouve-t-elle encor l'affreuse barbarie
Des tyrans oppresseurs? »
A FA B VIE R. 5
Un guerrier tout couvert de sang et de poussière
S'approche du banquet que ses pas font gémir :
a 0 toi, dit-il, qui, loin des horreurs de la guerre,
T'enivres de nectar, fils de Sparte, ô mon frère!
Ecoute sans frémir :
» Le Turcoman vainqueur désole notre plage:
Lacédémone, Athène, ont vu leur dernier jour.
Le nombre a par sa force accablé le courage,
Et notre liberté, dans les champs du carnage,
A péri sans retour.
» De larmes et de sang la Grèce est arrosée,
Ses guerriers mutilés sont partout étendus;
Du vieil Acropolis la voûte est écrasée,
De l'aurore au couchant la plaine est embrasée.
Missolonghi n'est plus!
» En fronçant le sourcil, ô toi ! qui peux dissoudre
Les nombreux bataillons qui sèment la terreur,
Maître puissant des dieux ! saisis, saisis ta foudre,
Et d'un bras irrité frappe et réduis en poudre
Ce barbare vainqueur. »
L'ombre par son récit attristait l'auditoire,
Quand soudain d'un bruit sourd l'Olympe est ébranle ;
Ces cris frappent les airs : Gloire à l'Europe, gloire!
Et les échos du ciel ont répété : Victoire !
Le Turc est immolé.