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L'Ouvrier et le travail, par Bence...

De
8 pages
impr. de Giroux (Rouen). 1854. In-16, 8 p..
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L'OUVRIER
ET
LE TRAVAIL
PAR BENCE.
1871
On aime l'abeille
A cause de son miel.
On oublie l'aiguillon.
L'ouvrier, dit la raison,
Est semblable à elle,
S'il a du fiel, pardon,
Son utilité est telle.
(BENCE.)
AVANT-PROPOS.
Le travail fournit tout dans la vie, et en tous
pays, alors, il est par excellence, et les travailleurs
qui répandent leurs sueurs pour cultiver la terre,
les arts et métiers sans lesquels tout languirait dans
la société ; tous (sauf les mauvais), ont droit à notre
sollicitude. Aussi notre siècle les a placés en pre-
mière ligne dans la sienne; car, que d'institutions
il a fondées pour que les secours et le travail ne
leur soient point refusés. Aussi les bons lui en tien-
nent compte et sont restés dignes sur tous points
d'un siècle qui s'est constitué leur soutien, et, con-
fiants en lui, ils espèrent qu'affranchis d'entraves
il daignera continuer la belle oeuvre qu'en leur
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faveur il a commencée en améliorant leur sort où il
laisse encore à désirer, ce que les bons citoyens
désirent et voient toujours avec plaisir.
L'Ouvrier et le Travail.
Aujourd'hui, le travail est en. honneur; c'est
juste, car, sans lui, qui nous donne la vie, enfin,
aliment,logement,vêtement et les arts d'agrément?
Sans lui, qui couvre les cités de monuments, de
maisons, les champs de fruits, de moisson ? que
deviendrait la nation ? Ceci est bien compris au-
jourd'hi, aussi les arts et métiers ont leurs écoles
spéciales, et l'instruction primaire est gratuite pour
la classe ouvrière.
Notre siècle, convaincu que les travailleurs, et
par leur nombre et par ce qu'ils produisent dans
le monde, sont dignes de captiver l'attention publi-
que, alors, ne veut plus qu'ils restent dégradés par
l'ignorance dans laquelle on les a trop laissés ram-
per. Il veut, au contraire, cultiver leur intelligence,
embellir leur existence, en faire enfin de bons ci-
toyens. Il a raison ; car, s'occuper d'améliorer le sort
des ouvriers, c'est s'occuper d'améliorer celui de
vingt-six millions d'individus en France, ainsi, c'est
rendre les plus grands services à la société, car
l'instruction a pour conséquence de rendre les
individus meilleurs, de leur apprendre leurs droits,
leurs devoirs, l'emploi et le prix du temps et celui
de l'honneur ; donc les ouvriers étant instruits, ce
bienfait pour eux sera la source de beaucoup d'au-
tres. Déjà, combien, les jours de fête, on en voit qui
savent lire, s'instruire, charmer leurs loisirs par de