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La circulaire de Mgr le duc d'Aumale et la question dynastique

9 pages
chez les principaux libraires ((S. l.)). 1871. France (1870-1940, 3e République). 8 p. ; In-8 °. Pièce.
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LA CIRCULAIRE
DE
Mgr LE DUC D'AUMALE
ET
La Question dynastique
Prix : 30 centimes
EN VENTE
CHEZ LES PRINCIPAUX LIBRAIRES DE FRANCE ET DE L'ÉTRANGER
1871
LA CIRCULAIRE DE Mgr LE DUC D'AUMALE
ET
LA QUESTION DYNASTIQUE
La circulaire de Mgr le duc d'Aumale, aux Élec-
teurs Français, peut être plus ou moins habile ;
elle n'est pas, dans tous les cas, d'une bonne et
saine politique.
Plus sage, du moins, est celle adressée, par
Mgr le prince de Joinville, aux électeurs de la
Manche. Elle ne dit rien ou bien peu de chose.
Sur la question de paix ou de guerre, pour laquelle
est précisément et uniquement convoquée l'Assem-
blée nationale, Mgr le duc d'Aumale ne se prononce
pas ; il réserve prudemment son opinion. Le senti-
ment public n'était pas douteux, cependant. Il ne
saurait vouloir qu'une paix honorable, sans doute ;
mais le vote de l'immense majorité du pays, n'est-
il pas une protestation énergique contre la politique
d'aventure, contre la guerre à outrance provoquée
— 2 —
par le parti extrême et rendue néanmoins impos-
sible par son fait.
Mais il importait de se ménager les suffrages des
républicains, aussi, alors surtout que l'on déclarait
vouloir, le cas échéant, accepter la république
elle-même.
Un fait autrement grave ressort de ce manifeste :
c'est que tout en déclarant que « dans ses sentiments,
dans son passé, dans ses TRADITIONS DE FAMILLE, il
ne trouve rien qui le sépare de la république, »
Mgr le duc d'Aumale maintient, non plus les droits,
mais les prétentions de sa dynastie au trône de
France. « Elle ne l'accepterait pas d'un vote de
l'Assemblée, mais d'un plébiscite. »
C'est ainsi que malgré tout le bien qu'il dit, na-
turellement, du gouvernement de son père, il
prononce, contre son origine même, la condamna-
tion la plus rigoureuse.
Il a donc compris et il reconnaît, hautement, la
nullité radicale, au point de vue du droit national,
aussi bien que du droit monarchique de l'acte de
221 députés qui, sans mandat, bien plus, contraire-
ment à leur mandat, en violation même de leur
serment, de la foi jurée, conférèrent le trône à
Louis-Philippe d'Orléans.
Il y a, en effet, cette immense différence entre
les deux dynasties que, tandis que l'une fut portée