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La citoyenne Ricard, veuve Goujon, aux représentans du peuple ([Reprod.])

De
8 pages
[s.n.]. 1795. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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A\
?? CITOYENNE RICARD
̃̃••y E U V E GOUJON,
ÀOT REPRÉSENT ANS DU PEUPLE,
Ija vie privée de Goujon est l'image de sa vie
politique Vous qui le croyez méchant lisez
sans passion cet exposé fidèle de sa conduite pu-
blique, et reconnoissez que l'on vous a trompés'.
Que l'on suive mon fils, on le trouvera tou-
jours le même. Avant la révolution il'traite
en hoinme libre dans un écrit remarqué par
une académie célèbre, la question de l'influence
de la morale des Gouvernemens sur celle des
Peuples. La liberté paroît, il se dévoûe tout en-
tier à la servir. Ah que n'a-t-on vu comme
moi la joie vive et pure dont son ame tréaailloif
alors
Le triomphe de la patrie étant assuré il se
retira à la campagne pour y méditer en silence
et s'affermir dans la pratique du bien. Quelques
mois après, Mirabeau meurt; le maire de la com-
.inune vient prie mon fils de faire l'éloge de cet
homme de jïjénie il y consent. Son discours est
applaudi*, imprimé, lui-même connu et re-
cherché par la société populaire du lieu voilà
son premier pas dans la carrière. Il menoit une
vie digne d'estime la confiance générale le
porta bientôt à la présidence de l'assemblée pri-
maire du canton, et de suite aux fonctions d'é-
lecteur.
Quelques calomnies avoient été semées sur
«on compte dans l'assemblée électorale il les
U)
dissipa par les seules armes de la vériré, et fut
nommé membre du conseil général du dépar-
tement dé Seine et Oise. Il remplit avec zèle et
intégrité cette place, ainsi que la mission péni-
ble de diriger plusieurs cantons danà l'assiette et.
la répartition des contributions..
A la chute du trône le conseil du département
trouve le directoire sans force tt sans confiance,
il en nomme un autre dans son sein et choisit
Goujon pour procureur-général-syndic provi-
soire. Cette conduite est approuvée par l'as-
semblée nationale. Elle n'eut point s'en re-
pentir En quinze jours, six bataillons tous
prêts fureuLprécipités vers la frontière. Vous,
ses anciens collègues Hites si mon fils ne com-
muniqua pas tous les cœurs cet élan patrio-
tique. Montrez nous ses nombreux réquisi-
toires, ses discours à la jeunesse rassemblée
les arrêtés qu'il provoquoit à tout moment
tous adoptés par vous avec empressement ho-
norablement accueillis par l'assemblée natio-
nale et qu'on voye si son âme étoit glacée
et sa voix sans î'orce quand il appelloit aux
armes les défenseurs de la patrie.
Parlerai-je des subsistances ? Combien de fois
le district et la commune de Versailles lui durent
leur approvisionnement Combien de fois son
courage et sa persévérance n'arrachèrent-ils pas
aux ministres eu à d'autres autorités des se-
cours en farine, que cette ville dévouée et mal-
heureuse atten doit pour vivre le lendemain?
Personne, excepté ses collègues ne sait ces
choses il faille bien en silence.
Goujon aime la liberté avec passion Dans
tous les teins de crise à la fuite du tyran à