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La Communion de la reine Marie-Antoinette à la Conciergerie, par V.-Alphonse Flayol...

De
13 pages
J.-G. Dentu (Paris). 1825. In-8° , 15 p..
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LA
COMMUNION
DE LA REINE
MARIE-ANTOINETTE
a* /a Tooncterawte.
PAR V. ALPHONSE FLAYOL.
PIECE QUI A REMPORTE. LE PRIX DE POESIE PROPOSE
PAR LA SOCIÉTÉ D'ÉTUDES LITTÉRAIRES.
Astitit mihi hâc noctc angélus Dei cujus su m ego
et cui deservio-
( ACT.JA.POST. , ch. 2-j, v. a3. )
|3a;ri#.
IMPRIMERIE-LIBRAIRIE DE J.-G. DENTU,
IU;E DES PETITS-AUGUSTINS , N° 5.
1825.
En donnant cette pièce au public, je voulais ajouter quel-
ques explications et quelques preuves à*!'appui du fait his-
r torique qui en est le sujet. Déjà même j'avais rassemblé de
nombreux matériaux : mais j'ai senti qu'un pareil travail,
qui n'aurait été qu'accessoire dans cet opuscule, devait faire
l'objet d'un écrit plus étendu.
J'apprends que l'on s'occupe à recueillir des renseigne-
mens précieux, et que bientôt la religion publique sera en-
i tièrement éclairée sur le fait consolant de la communion de
la reine.
LA COMMUNION
DE LA REINE
MARIE-ANTOINETTE
A LA CONCIERGERIE.
L'horrible tribunal a porté la sentence ;
Un régicide encor va peser sur la France :
Des juges assassins, armés du fer des lois,
Ont condamné la fille et la mère des rois.
Des vertus de Louis Antoinette est complice ;
Un peuple ivre de sang demande son supplice,
Et presse de ses cris la lenteur du bourreau.
Demain Je vois déjà sur un vil tombereau ■*,
Pâle, et d'indignes fers tristement enchaînée,
La royale victime à l'échafaud traînée.
* On sait que la reine n'obtint pas même la triste faveur d'être,
comme le roi-martyr, conduite à l'échafaud dans une voiture fermée.
Elle y fut traînée dans une ignoble charrette, dans le tombereau du
crime, comme l'a dit énergiquement Dclille.
Princes libérateurs, où sont vos étendards ?
La foudre est-elle éteinte au trône des Césars?
O nouvelle Thérèse ! arbore ta bannière,
Montre aux Français ton fils dans les bras de sa mère..
Hélas! à la prière abaissant sa fierté,
Et devant ses bourreaux courbant sa majesté,
En vain elle demande et son fils et sa fille ;
Un vil licteur se place entr'elle et sa famille :
Ils n'ont point échangé leurs pénibles adieux ;
Pars, veuve de Louis, va les attendre aux cieux.
Et les Français muets laissent dormir leurs armes!
Au glaive régicide ils opposent des larmes !
Venez, vous dont le bras n'ose la secourir,
Apprendre le courage en la voyant mourir *.
Venez la contempler : son front est sans couronne :
La reine que l'Europe admirait sur un trône,
Habite d'un cachot l'affreuse obscurité ;
D'homicides vapeurs ce séjour infecté
Mêle ses noirs poisons à l'air qu'elle respire.
Une lampe, daris l'ombre où sa lueur expire,
* On suppose ici que la reine reçut la communion le jour même de
sa mort, quoique cette scène touchante ait eu lieu dans les premiers
jours du mois d'octobre. Il était aussi permis de modifier quelques au-
tres circonstances accessoires, qui n'altèrent pas le fait principal.