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l' e
LA DÉCHÉANCE.
POT-POURRI.
Par M. CHARLES DES****.
Ilium et labentem Teucri, et risêre
natantem.
VIRG. ,1. 5, v. 181.
A J/OUF.N,
Cliez RENAULT, Libraire, rue Ganterie, au coia
de la rue de l'Ecole.
18 1 4.
LA DÉCHÉANCE.
POT-POURRI.
AIR : L'aut' matin je m' disais comm' ça.
L'AUT' matin j'disais. à Manon
Qu'eu vieux coquin qu'Napoléon ;
Ah ! qu'c'est bien vrai ça , me dit-elle,
Gare à demoiselle ,
Bien riche ou bien belle ,
Car z'aujourd'hui ce vilain gueux ,
Nous enlèv' tous l'zamoureux.
AIR : Ça ne durera pas toujours
V'la Ben z'une autre affaire ,
On dit qu'il zest battu ,
Et qu'il quitte la guerre
Pour v'nir se r'chauffer l' eu ;
Et tandis qu' son armée
Est à geler là-bas,
Au coin d* sa cheminée
Il dit qu'il est ben las.
AiR : Aussi-tôt que la lumière.
Quand la rose printannière
Fleurira sur nos coteaux
( 4 )
Huit cents mille homm' zà la guerre
Partiront z'avec des ch'vaux.
Faut des fusils , d' l'équipage ,
Pour tous ces soldats armer;
Les garder était plus sage ,
J' n'avions pas trop pour donner.
AIR : Il était une Fille.
Les v'là donc en campagne
Avec Napoléon ,
Homme de grand renom. on !
Ils vont dans l'Allemagne
Pour y danser en rond,
Au doux bruit du canon. on!
AIR : Quant aux règles du Monastère.
Après trois ou quatre batailles
Il z'est rince :
Quoi donc , dit-il , par ces canailles
J' s'rais epousté !
Non , j'veux encor bailler un' danse
Où c'que j'verrons ,
Car j'ai z'encore un peu z'en France
D'chair à canons.
AIR : Chantons Lcetamini.
D'nouveau donc i' s'chamailley
D' nouveau z'il est battu ;
Il fuit vaille que vaille ,
Mais il n'est pas trop c' hnu.
<5)
Et voyant dans c't' affaire
Périr maint bataillon :
Tudieu , dit-il, qu' c'te guerre
M' fait d'consommation !
AIR : Il pleut, il pleut, Bergère*
Lors dans sa capitale
Il assemble 1' Sénat,
Et veut qu' chacun détale
Pour défendre l'état.
Quelqu'un donc lui z'objecte
Qu'il n'ya plus qu' des 'barbons ;
N'import', faut qu'on les jette
A la gueul' des canons.
Cependant dans la France
L'enn'mi fait d'grands progrès.
Napoléon s'avance
Pour changer ses succès.
D'abord il a la chance,
Et par-tout ses amis
Disent qu' bientôt en France
l'I' yaura plus d'ennemis-
AIR : Il a voulu, il n'a pas pu.
l' s' bat enfin
Un biau marin
De terrible manière.
On eroirait bien
Que c'est la fin
De c'te diable de guerre.