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La femme : ode dédiée à la civilisation des peuples

8 pages
imp. de Pradel et Blanc (Toulouse). 1865. In-8°. Pièce cartonnée.
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DÉDIÉE A LA,Jffi!n!LIS.àTlON DES PEmES
//^fcséfemmes 'fônHes moeurs et les hommes les loi».
Si— (®^^i«^a#tf'osi(me<to»iMif ne/ils.
Sexe enchantè^rç'^rëé'TOÉte boiwieur de l'homme,
Fille, mère d'uiQl^itlO^^fâ/rtpas une pomme,
Mais le serpent d\^uri«pj>flfait, à nos yeux,
Ici-bas notre mère, et fême dans les cieux.
Mon coeur, de l'art d'aimer t'adresse cette page,
Il sait que l'art de plaire est encore un hommage 5
Souveraine du monde! astre dont la beauté
Nous enchaîne à tout âge à ton char aimanté !
D'Opinion (2) censeur* de.Liberté (3), de ville (4),
Du progrès (b) serre-frein; j'ai caïmans pour ma bile.
Injuste est Mahomet d'interdire à lady,
Eve, fille d'Allah, son houri paradis ;
De Platon dédaignant l'esprit philosophique,
Je veux que femme en mains ait la chose publique.
Encourage ma muse, anime mon pinceau,
Femme! je vais chanter tes gloires du berceau.
Neuf mois d'un chaste hymen languit la tendre mère!
Pour son trésor d'amour elle attend, elle espère,
Au milieu des douleurs qui déchirent son sein,
Après les nuits d'orage, un jour calme et serein.
De la femme ce jour comble son espérance,
Mais par des soins nouveaux son amour recommence.
La nature a pourvu la femme d'heureux dons,
De séduisants attraits. De rose et ses boutons,
C'est le parfum.vainqueur qui charme et nous captive,
D'amour et ses beaux feux c'est la pudeur craintive,
De femme l'ornement, le précieux trésor,
La bonne mère veille auprès d'enfant qui dort.
La femme fait les moeurs; de fille, épouse et mère,
Aux peuples vient des temps la saison printanière.
Chaste fille aime Dieu, honore ses parents,
• Elle a pour son époux d'épouse amours constants.
De ses enfants l'appui, les éclaire et les guide,
(t) C'eil toujours au village la muse du village, et entre autres écrits
en prose et eu vers rendus publics , l'auteur du Glandier, ouvrage
agricole, industriel, scientifique , littéraire , religieux et moral, qui a
paru par fragments détachés dans un journal d'arrondissement, mais
encore inédit.
(2) Voir L'Opinion, satire de l'auteur.
(3) Voir La Liberté, satire , idem.
(4) Voir Les Travers d'une ville, satire , idem.
(5) Voir Le Progrès, satire, idem
— 2 —
Soutient leurs premiers pas, mère leur sert d'égide.
La femme du ménage a le sceptre en ses mains,
Du corps social base en est le faîte et drains.
Mais il importe peu d'orner un frontispice,
Quand socles, chapiteaux, manquent à l'édifice.
L'instruction de femme et l'éducation
Ne sont pas de-nos temps le glorieux fleuron !
Aussi d'un luxe fou, ni des attraits qu'il cache,
Je ne vous dirai rien, ce n'est pas là ma tâche.
Je chante les vertus de la femme et l'esprit ;
On parle à ce sujet, partout même on écrit.
Mais a-t-on dit d'instinct cette loi naturelle,
Tout l'éclat dont la femme à nos yeux étincelle;
Cet or d'un noble coeur, des mondes le trésor?
De cet astre d'amour aux peuples vient l'essor ;
Civilisation, libertés sur la terre,
Opinion, progrès, la femme est votre mère.
A prier Dieu, le craindre, élève ses enfants,
L'âme du doux foyer règle ses mouvements,
Des caractères froids dompte l'indifférence,
Des esprits emportés tempère la violence;
Economie, soins, d'intérieur libertés,
Reconnaissent ses lois, bénissent ses bontés.
Des familles pivot, ce grand levier du monde,
L'homme ici-tas n'est rien, c'est la femme qui fonde.
Elle tricote, coud, file soie et le lin,
Sur tissus transparents trace un charmant dessin ;
L'art anime ses doigts, et sous sa main d'ivoire
L'aiguille parle aux yeux; c'est sa première gloire.
Ce sacerdoce saint qu'elle exerce chez soi
N'est pas le seul autel élevé par sa foi,
Dans un état obscur soumise aux durs caprices
D'un monde vaniteux, elle rend des services
Achetés, mais loyaux; fidèle serviteur
Du maître qu'elle sert sans reproche et sans peur.
D'autres fois, dans un mieux son bon esprit s'exerce
Pour s'affranchir à faire un honnête commerce.
La femme eucor paraît plus brillante à nos yeux,
Quand de maternité prenant les soins pieux,
Maîtresse elle répand sur filles dans l'enfance
Les trésors d'A, B, G. Cette aride science ;
Cultive leur esprit, les remplit d'un amour
Qui des nuits chasse l'ombre et fait briller le jour.
Dans ce pénible emploi la bonne femme excelle,
C'est le plus beau fleuron de sa gloire immortelle.
Mais l'éducation manque encore de trains,
D'un luxe moins pratique et des soins plus humains.
La femme, être divin, tient des Cieux sa puissance,
De l'homme épris d'amour borne son inconstance,