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La France, ce qu'elle a été, ce qu'elle est, et ce qu'elle sera ([Reprod.])

94 pages
[s.n.]. 1790. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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CE QUELLE IST,
i *7 9 p.
v •
^PT TRES
1^ U,N F R A N Ç AIS
de
feulemsnt lan-
d'un renforcé; js n'en
pouvoir d'abord
vous nous
nous notions rien' encore,
¡: quand ni propriétés ni local
quand 'nous n'étions que de
chaleurs
occupés du hommes
ni1ais je tens qu'il remonter bien plus »
haUt: J'ai les qu'on,a
fur notre
le plus celui en
,même tems qui
avant
rïtïr?
Ai
ssffrir fQn
accepta Tunfr& loutre a jo« tons qtfils lui
avaient laiffé lé choix de les avoir pour
ennemies. 4
Ces Gaulois habitèrent les environs des
fan ce romaine devenue colofîàle écrafaîç
tout ce quiofaitlui 1 éû&en Ils Ce fouvinrent
alors de leur patrie originelle, & une partie
d'entre eux en reprit la route ce fut fous
la conduite d'un chef qui dès ce tems-là
paraît avoir été ,-héréditaire,; mais on re-
îroiivaic les Romains par-tour. Iis étaient
la rc-
pouiTerent Couvent jufqu'au fond des forêts
de la Germanie les Gaulois arrivés des
Palus- Méotides. Quelques autres tentatives
rendirent mieux inais l'ouvrage était à
peine ébauché :*Clovis parut 6: l'acheva
d'un (cul craie.
IVpo* me demanderez' peut-être, ma-
dame ce que devinrent les autres Gaulois
du Danube ? J'héfue à vous répondre jo
f 4
de déchirer votre oreille. Il ne faut ccpen-
dant pas rèfter court. Frémiflez madame!
ces mêmes Gaulois font
Turcs. ̃̃̃• -j* ̃̃̃̃
Ce que j^avâncelcihtî'eft point une fie-
tion de ma part j'ai mes garans. J'ai auffi
pour, moi la tradition qui fait loi par-tout
quant^ellc èft ancienne qu'elle s'cftcônf-
taoailnènt tbutenue & que nul monument
hiftorique rie la dément. Les Turcs nous
regardent comme leurs frères d'armes. Sans
douce qu'avant de Te réparer les deux por-
tions de la colonie celle qui quittai* &̃
celle qui repaie, (è lièrent par un ferment
le titr© de frtre d' armes
Fexige» Cet ufage a même fubfifté lohg-
tems en France d'individu ',il individu.
Bayard eut pour frère d'armes Louis d'Ars,
perdu depuis. On compte aujourd'huKplus
d'ennemis que de frères.
des Palus- Méotidcs vous avez vu
que, de part & d'autre
une afTcz belle fortune. •
'(( 5 D

centre de leur
corps de nation..
Je fuis avec re(pe& &c. &c.
LE T T R E I E
Les Gaulois-Francs dans la Gaulç ctlûquu
donc, madame, un royaume
,-conquis tout a la
,.fois., ,conquérant II changea
presque tout dans les Gaules,
qui le conquit
de
illimitée. Qn le voit
tiers. des
(«̃)
aux Franc* qui avaient combattu avec lui
& fous lui, ̃̃̃̃̃̃' • '̃'•"̃̃- ̃̃̃̃•̃̃̃'̃'
comme
moi fi les fois prédécefTeurs de Clovîs V
eurent la même autorité que ce conqué-
rant. Ce que je fais, c'eft que dès-lors, oc
avant la
neté chez Tes Francs était héréditaire. Le
roiétaie fuprême &, unique
magjarat de toute la nation fût-il même,
encore au berceau. Il en faut' fans doute in-
férer qu'ils avaient dans ce cas un tuteur
oudu moins un confeil. Le roi naifTait <fga-
lement général le unique général de toute
l'armée des Francs.; mais il devait avoir
quatorze ans pour en remplir
les fondions. Qovis en avait quinze lorf-
v qu'il monta fur le trône, réunit en lui
la double fonâion d'unique magiftrat &
Ce fut a ce double titre
& fur-touc d'après celui de conquérant,
qu'il forma, dans
J madame, l'hiftarien
Tacite? Il a écrit,
A*
I
garde plutôt comme
contre
comme le. tableau bien fidèle des aricieris
habitant de. la Germanie, encore moins
celui des anciens. Gaulois Francs. J'ofe
quitté' leurs Palus
écrivit; mais ,.ce qui me paraît
que les mœurs-, caraâercdeç
Francs différaient, en beaucoup de chofas^
des u&2c$> & du
Germains. Je vois un rapport plus direél, &
mêmeabfolumentdireâ: entre ces Francs
& les anciens Gaulois. où Celtes. J'y re-
l
chafle & h guerec
même impétuofité dans l'attaque le même
ralentir quand la- réXiftanco
était obiliné», la même horreur pour le
travail, la- pour les
mêmes armes *9 teHd
que la hache & le dard. Ce dard Te linçbit
avec la main, Gaulois
fiancifque arme des Francs. ]1 en. faut
feulement conclure que les Gaulois
courbés dégénérés fous le joug des Ro-
mains, avaient également oublié l'ufage
du.dard & de la hache. Ils ne favaientplus
que diriger une charrue & étaient a-peu-
près attachés a la glebc.. /̃
Suivons toutefois encorc; d'autres
points de reffèmblance entre les Gaulois
& les Gaulois Francs. Les premiers
•allaient au combat en danfant & en chan-
tant les Romains furent très- étonnés de
voir l'armée de Brennus marcher ainfi a
eu Je jour de -èctte bataille qui
leur fut fi funefte. Les Francs chantaient
allant à l'ennemi.
chanté parmi nous, en
la chanfon de notre
célèbre Eolland • remplacée depuis par
qui peut-être, he
jettent de grands cris au
-"t$&$:'
moment de livrer bataille. Nous ne
cris font-ils notés.
Quant aux anciens le ne
vois entre eux & les Gaulois Francs
d'autres points de refîèmblance qu'un
égal penchant lai chaflè
& fy vrognerie je n'en vois aucun dans
tout ie refte. Pourquoi donc citer, tous
propos, &/fi mal
tivement à ces mêmes Francs dont il ne
.parle pas, & au gouvernement français
dont il n'a pu mi connaître ni même pré-
voir i'exiftence ? Tacite fut un grand écri-
vain piqua jamais d'être un
grand ni même un petit prophète.
En un mot, la, ligne de démarcation
morale nf était pas moindre. entre les
• Francs 6c les Germains, que le Rnin ne
l'eft, au phyfique, entre les Allemands
frères
remprunter mais ils
l'avoir emprunt^ de lui ou plutôt n'avois
yuivi en cela dç famille,
Tous les Francs étaient égaux, le roi
point d'égal. Toute autorité
émanait dç lu/j & ce n'était jamais que-
paflTagércment qu'il en confiait telle ou
telle portion à tel Qu tel individu., Les
ducs, les comtes les marquis, lçs barons,
lesfénéchaux n'étaient autre chôfc que de
eijrvpyés par le magif-
|rat fuprême ( le roi ) pour rendre la juftiçe
& maintenir l'ordre dans telle ou telle ville
plus ou moins çonfidérable. Le plus ou le
moins d'importance de chacune réglait le
titre plus ou moins important de chaque
député. Ils devenaient les nds de l'état
suffi long-tems qu'ils confefvaient leur
pofte ccflaicnc-ils de l'occuper pour n'en
remplir aucun autre ? ils rentraient dans la
:Il cfl. donc certain, madame, que la
perfonnèlle émaà|it y
rpi feul| & la fuite & par
et devint héréditaire ce ne
une conc
forcée du monarque. Une telle révolution
Il paraît que ce- monarque n'avait nul
confeil à demeure auprès de lui ;*il fe repo-
fait for lui feul & for foirginie du foin &
des moyens gouverner. Ilaffem-
blait chaque année au mois de mars
l'armée des Francs pour conférer fur les
opérations de la campagne prochaine il' la
guerre avait lieu, fur-tout pour recevoir les
préfens andûels que lui faifâit la nation. De-
un. foi
fens étaient de rigueur le mot feùl de
tribut ou d'impôt était fauve.
Ces dons, prétendus gratuits nedifpen-
faient point les Francs de Servir gratuite-
avoit accorde la jouiflance ufufruiticre dts
J terres fatigues., Paflèz- moi encore--ici
madame une observation une fimili-
de. Ces terres faliqdcs reflèmblent f
l'acception, toute qu'on
te ce mot de
le le vois, 'il cil deux fois"
les des
Francs. prend
les fois, avec las de-
putes du- menu peuple ou des-Gaulois
payens à
le.
y
::chaque année
partes mais cette préférence n'était par
propres fujets. love de
ce bourg, exiftait alors. Elle fut recherchée,
ainli que fa compagne Aure par Clotilde
femme de Clovis. Ces trois
qui n'avaient pas moins de génie que de
ve" le monarque un afeen*
dant qui: tourna tout fon avantage. II
n'était encore qu'un grand homme il de-
toujours
très-jaloux de & peut-être
quand il cefla d'être. Il avait partage en
^tàic vun
jbc c'éft que
ac lui
fait maintenant les
honneurs aux trois autres**
Jefuîs,&c.
I V.
Clovh.
par
n'eut Jes fautes
de ce prince; presque tous 'butent?
ce-
̃ ̃ ̃-̃̃.
communs. Ils
était partagée,
leur haine, leur ri-
leur ambition qui ,troublaient les
peuple
On vit, une fois,' il premiers.,
objets dei
de Leur
attentat-
contre -ce dé-
marche qui. fans'
doute ne deux
que ni
:.t'&r:.
B,
U$ de
avait pas Je pouvoir. •
Un de nos plus célèbres écrivains (M. de
fameux palfagc de notre hiftoire.
fupplice de Brunehaut ce Le peuple, dit-il f
» .ce Convint qu'il était & tout fat
Il
fichant fut condamnée au plus horrible des
fupplices.
était Ugiftateur il ne J'avait jamais
été..Il ne jugea Brunehaut que par commifi
fiotiy & parce que Clôt aire II ne voulutpoinc
la juger lui-même. Il n'y eut donc, dans
tout cela, excepté Brunehaut*
grands pour faire mettre le fèii à la cabanne
qui renfermait fon fils fa bru & ton petit-
fils. Il eft certain que ce petit- fils étaic
coupable mais Clotàire eût fans douce
mieux fait pour fa gloire, de lui nommer
On vit dans une autre ciftonftance;
une nation intercéder pourrie
*#̃>̃
obtint
niais la di^a jM&ntX
©agobètt ewc^ifc fçrjt: du £l«
GJo'-fiisî il wc
Pu .partager av^c, lui Te royaulffe y &
toujours d'après la volonté du monarque
toujours en$ aucune t ^cla-
xngtion de la part des fujets.
Nous voici madame, parvenus au nto-
ment où Pépin dTÎériftal entre fur la feene }
politique; Ce fameux maire' du palais avait
de grands talens & même quelques vertus.
mais il travailla trop àiairc croire que foo>
maître manquait des unes & des autres. Il
fervit bien l'étar, & fort mal fon fou verain.
Cette dignité de maire du
ancienne qae la
après celle de
du roi, préfidait à la juftice &
commandait les armées. Imaginez- le grand
derniers rois'
de la première race r:e confervent pas fur
ccJrrfur le •̃
daigna né
ricé. Le monarque rie fut que ton prête"
Il en fit même une idole invifîblet
comme le grand Lama* Son fils à, Charles
Marcel fi célèbre par fa force & par, la dé-
faite des Sarrafins adopta Ja même poli-
tique* La nation s'accoutuma ne plus
voir que le maire elle oublia le roi. Et fon
furnpmmaj^Inecn^ ces princes malheureux
qui on ôtait tout moyen d'agira
que la race de
Clovisf va s noiti» s'éteindre entièrement f
mais disparaître pour toujours. Trois fiecles
depuis la mort
main robufte éleva ce vaftè & fotfde édi-
fice; mais la folblefle de fes derniers fuc-
ceileurs nV^ut le foutenif. On vlfeaWs te
gardien à gage de la maifon le
infolemment à
(io^
Seconde Race. Regne des Carlovingiens.
ofa .plus qu'ils n'avaiet)t
trône
il devint ufurpateur
a
toute race.
Nous à une époque
changer en France.
Pépin, fon fils Charlemagne,
fans à faire leur
clergé., Ils. furent accaparer
jusqu'au pape. Leur regne fut
ment celui de 'Enfin, tous deux
avaient des qu'elles
̃̃.(̃«)
B3
firent constamment iltufion aux Français.
Mais a peine Charlemagne eut difparn
qu'ils firent fentir à fes fucccfTeurs qu'on
v n'avait pasjaublié la fotirce de leur élé-
Les affemblées nationales avaient été
rares fous Ja première race elles le furent
moins fous Pépin elles furent très-fré-
quentes fous Charlemagne. Ce prince
n'était pais moins légiflateur que conque-^
Il avait fouvent de nouvelles loix à
publier,^ n'avait qu'un feu 1 moyen de
lesiraire connaître;~c'était d'afîèmbicr ceux
Pour qui elles étaient faites. C'était dans
fon confeil qu'il rédigeait ces loix, dit
Hîncmar ion contemporain. Le roi
tout fi fou-
Jgfqiî!àlors le clergé n'avait point été
admis ce qu'on nommait affemblée na-
tionale. Cette aiTemblée nationale était
uniquement compofée de ta milice des
Francs. Ce ne fut ni à titre de corps, ni de
repréfencani d'aucun corps que quelques
t")
eectéfiaftiques y parurent fous la féconde
race. On h y admettait que ccux*jui étaient
pourvus de fiefs, & qui palette raifon
devaient au roi un ferviçe militaire & gra-
tuit. Le plus fouvent c'était un vidame
qui conduire leurs vaflaux la guerre;
quelquefois aûffi ils fe chargeaient eux-
mêmes de les y conduire.
Bovines, le Wave Guérin, évêque de Beau*
m Guérin j il eft vrai, bien pénétré, du
pMcipe que Téglife abnorft le fatijg nç
J s'arma que d'une maflue; mais il s'en fervit
affez bien. II terrafla & fit prifonnier Fer»
rand comte de Flandres, qui fut envoyé,
pieds,& poings liés ,a lavtour du Louvre. Cq
qui fit éclore ces deux vers, très-dignes du
tems où ils furent faits
Quatre ferrands ( chevaux) bien ferri»
Traînent Ftrrand bien enferré.
Ne quittons pas encore les Carlovingiens
observons que la gloire <Sc le bonheur de
leur race finirent prefque avec, Charles
b Débonnaire, fon fils
B 4
avaif
faveur^ d'un fils dont selle »itaît la niëfe^
il
il avait fait de 6 grands faoùfi-es h^vait
pas
Le fângdë; Clovis fut cônffamrnfehi:
la
in jufte. JLes grands ne s'yetaient point op-
poses, parce qu'ils efpéraicnt
Ils ne tardèrent
prétentions <5c à réàlifcr leurs
rÉfprït des Loix, qu'il faut touJQUrs
lire avec plailîr-, défiance
trouve que c'eft up
bannière
^a«, plu^d'unc
Je le répète, jamais,
C'était là
donné,
ne à Ia-
Presque qui fur
notre ne remontent qu'h la
n'exilait plus.
difficile- de déplacer brusquement une ¡toue
fans -4.de le perde quelques-uns ,de
celui qui
la en tomber
le dit vulgairc t
de
gno les Fran-
Iis les promenerenc fans, ceffe d'un
de triomphe'
la mort de Chai.,
fous'
t*o
qu'un fimplff
devint coIoiTal & couvrit là France entière
de fon ombre funefte.
Autant la foriune avoit favorifé le fon-
dateur du nouvel empire d'Occident, au-
tant elle pèrfécuta fes fucceflèurs. Prefque
tous effûyerèht k la fois & des revers pu-
blics & des malheurs particuliers. Louis-le*
Débonnaire eft deux fois détrôné par fes
fils. Le thaire, qui lui fuccede^ qui l'avait
perfécûté eft réduit fe faire moine.
Charlés-.le-Chauve vit périr jeunes presque
tous fes enfans. Il fait crever les yeuxy à
Carloman ,t'un d'entre eux qui de prêtre
s'étoitfaitapoftatt Charles-fë-Gros meurt
fur un fumier pour, la même caufe qui y
retint Job fi long-temps, Charles-le Simple
meurt en prifon. V
La race de Charlemagne eut aufîï la
douleur mente avant fon exriniftiorf potë*
tique, de vôh: pr intervalles fur le trôjieidd
Capet qui bientôt
C *7 )>'
même qui règne encore fur nous ,& qui y
règne depuis huit fiecies. l/hiftoiie du-
rnonde entier ne nous offre nul exemple
d'une pofleflion aufli longue & aufli in-
Je fuis, 6cc.
h ET T RE VI,,
ou s avons vu fout changer fous les
Carlovingiens tout va bientôt changea
encore.
France â dû l'extmélion du gouvernement
féodal. Jamais
fuçccfTeurs ne perdirent de vue cet impôts
I
les têtes de
<>8)
mandie furnommé
depuis Je conquérant. Cette fucceflion
étoit en litige. Henri prouva, en la donnant
à qui il voulait, qu'il était en droit de la
garder pour luie
I^HÎs-le-Gros, petit fils de Henri Ier,
fit beaucoup plus que tous fes ayeuxen
faveur de la couronne. Il réduifîtte^roi
d'Angleterre à lui rendre hommage pour
le duché défaut
de cette fou mifiion allait le cônfifquer.
Il fournie <Sc châtia Gui de Rochefort
quoi qu'appuyé par ce même roi d'Angle-
s terre; & Thibaut, comte de Chartres,
quoique foutenu par une' bonne armée.
Charles dit le Bon comte 4e Flan-
plufieurs^
deb iprfhcipaux habk'àns. Le roi accourt,
fait punir les coupables, déclare le comté
vacant, & le fils de,
Robert duc de Normandie. Ce Guillaume
n'y avoit -Vautre droit que la volonté du
<*9)
monarque. Ceft par l'effet de cette mérite
volonté more
fans progéniture; Loims fait fuccéder un
Frifon. était prefque ramener les fiefs à
leur état originel. \f.
JLa vengeance queyI*buis4e»<Gros tira
du comte 4e Corbeil eft d'un autre genre.
*̃ Ce comte fécondé par d'autres rébelles,
fe trouvait à la tête d'une forte armée
& allait livrer bataille au roi. Il fait venir
Madame, cette
épëe quevousattachez un fimple comte,
ce^foir un roi vous la rendra. Il fut pro-
lée, le combat corps k corps, & lui fend
la tête jufqu'atix oreilles. Inftruic de ces
qui s'eft pafle le matin il fait venir la
ve#e lui rend .,J'épée du comte, &
ajouteiNVOus madame, que votre
époux vous tient parole.
Un monarque victorieux fe garderait
veuve défolée; mais auffi où trouvera-t-ba
(y)
dends jours un comte > quelque foit, qui
combattre en ^erfonne?1 Quels abus! quejs
temps & on femble quelquefois les re-
Iouis-îe-Gros fut furnommé le Bâtait-'
leur. Il le fut en effet toute fa vie. Il élagua
prodigieufement l'arbre féodal mais il
devoit s'écouler encore bien du temps
avant qu'il pût être coupé par fes racines.
Louis-le- Jeune fils de Louis-le-Gros
châtia la ville d'Orléans & le Seigneur de
MontgeraîT II ravagea les terres du comte
de Champagne qui avait ofé fe déclarer
contre lui en faveur du pape. Il faccagea
& brûla l'importante ville.de Vitrv en
PertWois. Enfuite il fe croifa pour expier
ce crime atroce qu'il n'expia point. De
A plus il eut la douleur d'apprendre que
durant cette inutile expédition fa femme.
n'avait pas traité en ennemi certain jeune
& beau farrafin.
Philippe- Augufte fe croifa comme fon
père & prefque avec auiïï peu defuccèsi
(3*T
Cette
faire hommage de là Normandie, du
Poitou & de l'Anjou. Quelques temps
après, il confifqua cette première pro-
vince, & la remit à fa couronne, parla
raifon qàe Richard, cité à la cour de Paris,
n'y avait point comparu. Il fit enfermer
dans la tour du Loutre le comte de Flan-
dres pris en combattant contre lui à la
célebre bataille de Bovines. La liberté lui
fut rendue par la fuite avec fon apanage
mais ce ne fut de la part du foaVerain7\
,qu'un double acte d'indulgence.
Le pieux Louis IX, tout pieux qu'il
pape. Il mena encore plus vivement Ces
grands vaflàux rebelles. Il fit plus encore,
il les* ruina par deux çroifades. Ses panégi-
̃ jiftes n'ont guère envisage ces deux expé-
ditions toutes deux malheureufes que
comme l'effet d'un zele extrême ou amis
w
̃• rj*v-
mériu Sujet. '̃
Suivit
il tra-
royale atténuée
^indocilité des grands fous
Yon règne qu'on vois les comtés de Tou-
la couronne. Il
y réunit
Vous venez de voir madame depuis
Hugues- Capet. la monarchie françaife
reprendre fous chaque regne1 uh degré
encore
la (ïuyenne fur Edouard, roi d'Angle-
terre, convaincu de félonie & le comte
de Flandres emptifonné avec toute fa fa*
(S4)
içillc .pour ïa même 'caufe. La Franche-
Comté eft réunie à la France. Philippe
deux grands tribunaux,
le parlement de Paris & l'échiquier de
Rouen. Il donne aux états généraux du
royaume ure forme nouvelle, & y admet
le tiers- ordre ju (qu'alors trop légèrement
compté pour rien.
Philippe de Valois toujours fi vaillant
& a la fin fi peu fortuné dans (es guerres
força Edouard III, roi d'Angleterre le
même qui lui avait difpuié la couronne de
France venir lui faire hommage des
terres qu'il y poflëdait. Philippe fit mieux
que. gagner ou perdre. des batailles-; il réu-
nit, fans verler une goutte de fang le
pauphiné à ta couronner 11 trouva fa no-
blcfle conftamment docile êc ridelle,
«excepté Robert d'Artois & Geoffroi
d'Harcourt. Le premier s'était réfugié en
Angleterre le fécond avait déterminé le
ravage en France. Il
fe repentit tuais ce fut comme Alexandre
auprès avoir tué Clicus. Ce qu'il y eut peut*
<3S >
Ci
être encore déplus malheureux, c*eft que
les circonftanccs forcèrent Philippe à lut
Ce roi aimait la juftice & (es fujeu. Ces,
derniers obtinrent de lui qu'on ne pourrait
impofer les tailles en France fans le conjèn-
terhent des trois états. Cettç difpofirion fut
confirmée par Jean fon fils 6c S. Louis,
par anticipation, Pavait autrefois coti-
feiltée au^fiens.
Vous avez vu madame depuis l'épo-
que de la troi rieme. race & de regne'en
règne le peuple gagner toujours quelque,
chofe,& les grands vaflaux perdre tou-
jours quelque portion de leur influence.
Jean, fils de Philippe aufli bravé & encore
moins heureux que Con père n'en va pas
moins adiéger éprendre dans Rouen
Gharles-le-Mauvais roi de Navarre &
l'envoie prifonnier à la tour du Iouvre..
Voici d'autre part une circonflance oû
le Ce repentir de ce
que lui & fes préddcelTeurs avaient fait
en faveur ,du tiers-état. Le roi Jean était
(3$)
il' payer
La qu'une telle
exige de tous les temps;
les premiers de la monarchie elle
égale-
dans les fiefs- quand ils Murène
de les états
généraux. Jamais' ,on' ne pprta loin
refus & des prétentions. Le
Jean
fubir la loi de fes
fujets.
un
Notr.e en
celle de nos,
fous les
trône, ne ,trou.
vent On les vit
entrer dans du
maréchaux
de;
c*
Robert de Clermont & d'autres. Ledai*-
phin leur demanda s'ils en
au rang de France. Ne craignez rien, lui
dit l'infolent Marcel:, prévôt des mar-
chands & conducteur de cette populace.
En même-temps, il prend le chaperon du X
dauphin le njiet fur fa tête, & pofe le Çiytfy
fu£ celle du dauphin^ Ainfi durant toute
cette abominable journée, le dauphin porta
le chaperon de Marcel & Marcel celui de
rhëritier du trône. Apprenez tout, ma-
dame, ce dauphin traité de la forte
,était ce même Charles que fes vertus, fes
ta!ens, & fon amour de l'ordre firent
depuis furnommer Gharles-Ie-Sage, par ce
même ref-
peâéfafageflè. £
peuple n'ont ̃
jamais ni rien détruit, ni rien fondé de-
meure. C'eft une machine qu'un frippon
fait mouvoir quelques inftans, quis'écroulc
avant qu'il

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