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La Fraternité populaire. [Signé : Liénard.]

De
8 pages
impr. de E. Vert (Paris). 1871. In-8° , 8 p..
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FRATERNITE
POPULAIRE
Beaucoup de personnes se figurent que le commerce favorise le
travail; ceci est une erreur, car le commerçant ne revend que s'il
a bénéfice. Ce bénéfice, plusieurs fois répété, sur la même mar-
chandise, par le gros et le détail, devient toujours d'un grand
poids pour le consommateur qui paye ces marchandises, presque
double des prix de vente en fabrique.
Ceci est très-souvent une cause de ce qu'on achète des marchan-
dises avariées ou détériorées pour avoir resté trop longtemps en
magasin, pour un prix double du prix de vente en fabrique, lors-
que la marchandise était fraîche et solide.
— 2
La différence du prix de fabrique au prix de détail étant de la
moitié; cette moitié fait donc la part des marchands.
Nous payons quarante francs au détail ce qui, en réalité, ne
vaut que vingt francs, sortant de la fabrique si le consommateur
ne le payait que 20 francs il pourrait en acheter deux au lieu d'un
ou en acheter un qui vale réellement quarante francs, en en ache-
tant deux au lieu d'un ou en achetant un de valeur double, il y
auraitrlai ne ment plus de façon ; il ressort alors que le bénéfice
pris sur la marchandise ne fait que restreindre le travail au profit
du marchand qui fait subir cette charge à toutes les autres classes
de la société.
On ne peut s'affranchir de cette charge qu'en s'associant en nom-
bre suffisant pour former une Société qui permette de fonder plu-
sieurs établissements, afin de se procurer à soi-même, et au
meilleur marché possible, toutes les, marchandises utiles dont on
a besoin.
A la fondation de la Société chacun des prétendants serait tenu
de prendre une action de cinquante francs afin d'avoir les fonds
nécessaires, plus la Société serait nombreuse, plus avantageuse-
ment elle traiterait ses achats; dans les endroits les moins peuplés
ils pourraient se réunir plusieurs ensemble afin de traiter leurs
achats le plus avantageusement possible en tenant les établisse-
ments de débit selon la nécessité.
En prélevant un bénéfice de dix pour cent sur le débit la moitié
du bénéfice suffirait pour les frais d'emplacement, de débit et
d'employé, l'autre moitié rentrerait dans le capital de la Société
afin d'arriver à se fournir tout ce qui est nécessaire.
Ce capital se renouvellerait au moins tous les mois par le roule-

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