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La mort de Louis XVIII, roi de France et de Navarre , improvisation, par Eugène de Pradel,...

De
13 pages
Dejernon (Paris). 1824. 15 p. + in-4.
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M LOUIS XYIII.
SE TROUVE;
CHEZ
DELADNAY, libraire, Galerie de Lois, au Palais-Royai;
DEKTU , libraire , m|me Galerie ;
MARTINET, libraire, rue du Coq-Saint-Honopé ;
MONGIE , libraire , boulevard Italien , ri. 10.
RENARD, libraire, rue Sainte-Anne, n. 71;
AUBIN , libraire, quai des Auguslins, n. 25 ;
Veuve DEMORAINE et BOUCQUIN , libraires, rue du Petit-Pont ;
Et à la Librairie ancienne et moderne, place des Victoires, n. 3.
NOTA. Cette improvisation, faite depuis le ï6 septembre, n'a pu paraître
que buit jours après, par des circonstances indépendantes de la volonté de
l'auteur.
LOTTIN DE SAINT-GERMAIN , IMPRIMEUR f
rue de Nazaretb , n.° 1.
INTRODUCTION.'
J_J A mort d'un roi, quoique naturelle ; est, outre
l'influence politique qu'elle peut exercer, un événement
toujours très-remarquable et qui inspire de graves ré-
flexions. Aux senti mens d'amour, de dévouement, de
douleur que fait éclater la perte du souverain , s'il était
bon , clément et juste , se joint une sorte d'étonnement
et d'effroi qui se répand de proche en proche dans
toute la nation, et saisit, occupe tous les esprits.
Ce n'est pas que le peuple ne sache bijin que, soumis
à la condition humaine, un roi est, ainsi que le plus
obscur des hommes, sujet aux infirmités, aux souf-
frances corporelles et enfin à la mort ; mais on a beau
le savoir et se raisonner là-dessus, l'intervalle paraît
toujours immense entre le trône et. la tombe. La splen-
deur qui environne le diadème, les effets du pouvoir
souverain frappent tellement notre imagination, que
nous avons peine à concilier l'idée de tant de grandeurs
avec celles de la destruction et du néant.
D'ailleurs, plus ont été grands les maux qu'a du
souffrir le royal malade, plus on s'étonne du courage
qu'il a pu montrer. Les moindres détails piquent la
curiosité, excitent l'intérêt. On s'interroge, on veut
savoir si la nature n'a pas fait fléchir sous les douleurs
( 6 )
aiguës la force de son esprit; si l'aspect de la mort n'a pas
épouvanté celui qui perd plus que tous en quittant la vie.
Il y a dans le récit de ces choses une source puissante
d'intérêt, je le répète , indépendant des sentimens qu'on
éprouve pour le Monarque qui n'est plus.
Aussi lorsque le peuple chérissait justement les
vertus du prince qui lui est ravi ; quand dans les souf-
frances cruelles qui ont précédé une longue agonie, ce
prince n'a pas démenti un seul instant son courage ,
et qu'il a vu s'approcher le trépas avec une fermeté
d'âme extraordinaire; alors, dis-je, l'admiration se
joint à l'étonnement, et se confond avec ce vif, ce pro-
fond regret cauié par la mort d'un bon père qui fut
roi.

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