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La muse des mers , ode, suivie de Trois jeux floraux, intitulés : la primevère, le rosier des quatre saisons, la fleur d'amandier, par Ad Guichon de Grandpont

De
16 pages
[s.n.] (Brest). 1828. 16 p. ; in-16.
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LA MUSE DES MERS,
ODE,
SUIVIE DE TROIS
JEUX FLORAUX,
INTITULÉS
LA PRIMEVÈRE, LE ROSIER DES QUATRE Saison^,
La FLEUR D'AMANDIER ;
PAR
"16,1y c/e Yfranc^ionfc
oPozeôLs.
II. DCCC xxyuh
IMPRIMERIE DE P. ANNER.
IJÁ
MUSE DES MERS.
ODE.
Murmure autour Je ma nacelle,
Douce mer , etc.
LAMARTINE. Adieux à la Mer; Nouv. Médit.
J'ÉTAIS venu : j'avais contemplé les merveilles
Des ports de l'Océan. Et cent lois, dans mes veilles,
M'apparut la Muse des Mers ;
Vierge de mes baisers, son front, oouvert d'un voile,
Dans le songe brillait, comme brille une étoile
A l'horizon des flots amers.
( 4 )
Sa robe verte, nuancée
De magiques reflets d'argent,
Semblait une onde ? balancée
Au premier souffle du couchant ;
Dans sa marche sûre et légère.,
Un air imposant de mystère
Captivait mon œil attentif;
D'un bout à l'autre de l'espace
In feu pâle marquait sa trace9
Comme le sillon d'un esquif.
Son pied, chaussé dans la mousse,
De perles était orné ,
Et sa main était plus douce
Que le corps d'un nouveau né;
De cette main protectrice
Un triple rameau d'ilice
Sur les villes s'étendait.,
Et la lyre qui pendait
A sa taille harmonieuse.,
De tems en tems frémissait,
Suave et mélodieuse,
Sitôt que l'aile joyeuse
D'un oiseau la caressait.
C 5)
Cent fois je m'approchai du gracieux fantôme
Pour effleurer sa lyre, étrangère à mes doigts ;
Croyant, hélas ! chanter, je me surpris cent fois
Balbutiant à peine un nouvel idiome
Au fond d'un rauque porte-voix.
C'est que mon âme, accoutumée
A des rêves moins éloquens,
Se débattait, comme un Pygmée
Sous le pied vaste des géans.
Dans sa naïve impatience ,
Elle attestait son impuissance
Par des soupirs et par des cri"
Tandis que la Muse éternelle
Lui parlait, s'appuyant sur elle
Comme sur un nouveau débris
« Respect et silence
» Poète d'un jour !
» Pour chanter ma cour
» Il faut trop d'amour
» Et trop de science.
( 6 )
» Tantôt sur les flots
» Il te faudra vivre,
» Et tantôt me suivre
» Sur le bord des eaux ;
» Tantôt mon sourire
» Animant ta lyre,
» Il te faudra dire
» De riches accords,
» Puis joindre à l'histoire
» De toute victoire
» Une page noire,
» Aux chants de la gloire
» Les soupirs des morts. »
« J'ai des ports tranquilles
» Où mille vaisseaux
» Pareils à des villes
» Dorment sur les eaux.
» Qu'un Roi les éveille !
» ( Soudaine merveille ! )
» Ils ont emprunté
» Au ciel son tonnerre,
» Aux champs de la terre
» Leur fécondité )