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La Terre Sainte. 1868. Souvenirs. [Signé : Abbé Gottis.]

De
14 pages
impr. de E. Fuzier (Béziers). 1872. In-8° , 15 p..
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LÀ TERRE SAINTE
1868
SOUVENIRS
Se vend an liront de l'oeuvre des Saints-Ijteux»'
LA TERRE SAINTE
1868.
SOTJVEFIRS.
Quoi donc ! et les Saints-Lieux n'auraient rien qu'Une obole !
four eux seuls cependant j'ai voulu raconter.
Eh bien, comme un mendiant qui chante et se console,
Chantons, tendons la main, mettons-nous à quêter.
Oui quêtons, et pour eux, que les hameaux, la ville
Retentissent, partout, de ce bien court refrain :
— Prenez ces Sowwn;?»:s!...(jettez dapsla^ sébilej
Jettez dix petits sols au pauvre Pèlerin.
— 4
^e Départ.
— Dieu le veut, lève-toi, pars pour la Terre-Sainte S
Fallut-il recevoir, dans de derniers adieux;
Des parents, des amis la chaleureuse étreinte,
Prends ton sac, lon-bourdon, Dieu le .veut en ces lieux.
Ainsi souvent me dit une voix intérieure;
Mais toujours quelqu'obstacle arrêtait mon essorl.
Bénis soient à jamais et ce jour et celle heure
Où, tous mes liens brisés, je pus quitter le port.
Mais avant, à tes pieds prosternés, ô Marie,
Tressaillant de bonheur, nous recevions la Croi^.
Alors quels doux transports ! Oh ! comme chacun prie !
.On eut même en ses chants des larmes dans la voix.
— Mère du Dieu-Sauveur, ô Vierge de la Garde,
Comme Jésus,, bénis, bénis ces Pèlerins !
Que toujours, en tous lieux, ton oeil., ta main les garde ;
Que pas un ne périsse en ces climats lointains !
Dès qu'eurent disparu Jes rivages de France.,
Quelques instants le coeur en fut tout attristé ;
Bientôt encouragé par la douce espérance,
Jl fit son sacrifice et tout fut consommé.
— Vents, soufflez dans nos toiles !
Vagues, appajsez-vous !
Brillez soleil, étoiles,!
Vierge protégez-nous, ! , ,
Avec nous, nous avions l'autel du sacrifice;
Toujours il nous suivit sur terre et sur les flots :
C'esl lui qui nous rendait, partout, le Ciel propice,
Bénissant même eucor passagers, matelots
Saints-Lieux de l'Orient, seraient-ce là vos plages !
Non, non ; d'Alexandrie 'ou n'a vu que le port ;
Quelques instants de plus, et de ses beaux rivages
Nous foulerons le sol, débarqués à bon port.-
On brûlait du désir d?. voir les Pyramides.
Le Caire dépassé, nous y sommes enfin.
Colosses élevés sur des sables arides,
A leurs pieds le géant n'apparaît plus qu'un nain.
De leur sommet, je vis un horizon immense :
Je contemplai ces lieux où nos vaillants soldats,
Serrant leurs bataillons, à ce cri du coeur : France !
Frappaient, ou foudroyaient l'ennemi sur leurs pas.
Des Pharaons aussi, dans le* flancs du Colosse
Seul parmi tous entré, je gravis les tombeaux.
Un bien simple granit les orne, les rehausse,
Et pourtant, tels qu'ils sont, ils seront toujours beaux.
Leurs vieilles inscriptions, leur vide sarcophage,
Sous ces sommets lointains, au Touriste étonné
Redisent chaque jour, rediront d'âge en âge :
— Vanité, vanité ! Tout n'est que vanité!
— 6 —•
Quand j'eus revu le ÎSil, que j'aimais ses rivages !
Surtout me rappelant Moïse et son berceau ;
Là même cependant ils n'offrent pas d'ombrages,
On y voit tout au plus quelques faibles roseaux.
Crypte où jadis Jésus cl Joseph et Marie
Bravèrent dans l'exil un roi jaloux, cruel,
Nous baisâmes les murs ; qu'avec ferveur on prie,
Quand on rappelle ainsi que ton sol fut le Ciel !
De l'Arbre de Marie, antique sycomore,
Quand j'étais à ses pieds, je pris quelques rameaux.
Toujours en {es voyant je crois le voir encore,
*it tressaille toujours de transports tout nouveaux
Suez, (on beau canal tu le dois à la France:
Lesseps est son enfant, c'est lui qui l'a tracé.
L'admirant je me dis : — de tous c'est l'espérance !
Alors il n'était pas. tout à fait recreusé.
Et maintenant allons, les Saints-Lieux nous appellent.
Debout sur son rocher, Jaffa nous tend les bras ;
Du Thénaïs les feux un prompt départ révèlent;
Vers lui, sans plus larder, précipitons nos pas
Salut, salut splendide aurore
Qui dores ees sommets !
Les contemplant, j'adore.-
Que je les soupirais !
Qui jamais redira ce qu'an fond de se» âmp,
A leur aspect éprouve un pieux Pèlerin?